Du 29 septembre au 2 octobre 2016, aura lieu le 27ème festival du film britannique de Dinard !
Comme nous serons présents sur place (en partenariat avec le FFBD, et Pierre Laporte communication), nous vous rendront compte de l’ambiance du festival, ainsi que de la qualité des films présentés !

Quelques uns d’entre eux s’avèrent d’ores et déjà des plus réjouissants. En haut de notre liste personnelle, Ennemis jurés (Coriolanus en VO), hors compétition, de, et avec, Ralph Fienes. L’acteur passe derrière la caméra pour adapter l’histoire du général romain Caius Martius à la Grande-Bretagne contemporaine. Trahi par son pays, le général va se retourner contre sa patrie pour se venger. A l’écriture de cette tragédie antique anachronique, le scénariste de Skyfall, John Logan, qui se frotte ni plus ni moins à Shakespeare puisque la pièce à l’origine du film est « Coriolan ». Le film était sorti directement en DVD en 2013, mais sa présence au festival en avant-première signe peut-être son arrivée au cinéma. En plus de Ralph Fienes, on compte au casting Gerard Butler et Brian Cox.

This Beautiful fantastic (compétition) nous plongera dans l’imaginaire et la vie quotidienne d’une auteure pour la jeunesse. Promesse d’une histoire dans une histoire, on attend de voir comment la fantaisie prendra le dessus sur une vie morne et sans espoir. La romancière Bella Brown (Jessica Brown Findlay) tirera peut-être de ses aventures de quoi alimenter des histoires qui donnent aux enfants le courage de grandir.

Toujours dans la série des films au pari fou, Prevenge de Alice Lowe, en compétition. Le point de départ est celui d’une tueuse en série… enceinte. La protagoniste profiterait de sa condition pour tromper la prudence de ses victimes. L’actrice se fait réalisatrice pour la toute première fois. Cependant elle avait déjà signé le scénario de Touristes (mis en scène par Ben Wheatley), comédie barrée sur un couple qui tuait des badauds en se baladant dans la campagne en camping-car. Soit une certaine filiation dans l’absurde tragi-comique.

Image tirée du film Prevenge de Alice Lowe.

Copyright Western Edge Pictures

Altamira (Finding Altamira en VO), hors-compétition à Dinard, est une coproduction britanico-espagnole mettant en scène entre autre Antonio Banderas, Rupert Everett, Golshifteh Farahani et Pierre Niney. A la fin du 19ème siècle, dans le nord de l’Espagne, un archéologue et sa fille découvrent des peintures rupestres de l’aube de l’Humanité. De quoi remettre sérieusement en question le dogme de l’Église toute puissante.  Au-delà du casting ronflant, on attendra de cette fresque historique qu’elle bouscule nos représentations sur le sacré. En plaçant dos à dos les premières œuvres d’Art (donc les premières croyances de l’Humanité) et un clergé iconoclaste, le film a le potentiel de dépasser le simple biopic pour toucher à une dimension supérieure. Reste à savoir ce que le réalisateur Hugh Hudson en a fait.

Image tirée de Finding Altamira

Copyright Morena Films

Parmi les films qui ont retenu notre attention avant leur projection, on peut noter et , tous deux en avant-première mais hors-compétition. Le premier est une enquête sur un ado de 15 ans, censé être doté de pouvoirs de guérison. Par son titre, on pressent que le film nous guidera non pas vers le fantastique pur, mais plutôt vers une forme de poésie empreinte d’absurde. Et si la rationalité du protagoniste était mis à l’épreuve avec humour ?

Eat local part quant à lui du postulat assez basique du film de vampire (contre lesquels se battent des chasseurs). On se demande comment le réalisateur Jason Flemyng réussira à sortir du cliché grâce à son personnage central : un banal humain qui se retrouve au milieu de la bataille malgré lui.

Mentionnons aussi Sing Street (compétition), qui après Deauville continue avec Dinard de faire son petit bout de chemin sur les côtes de France. Avec pour seule raison l’envie de séduire une fille (mais quelle fille, Lucy Boynton interviewée par notre co-rédacteur Pierre Siclier), le collégien Conor va monter de toutes pièces un groupe de rock, alors qu’il ne connait rien à la musique.

Cette sélection de Dinard est toute personnelle mais elle augure un festival au ton a priori très loufoque et détonne avec le très sérieux (et un peu plat) Moi, Daniel Blake, palme d’or du festival de Cannes. Un film repris ici avec les honneurs qui lui seyent, mais qui se sent bien seul au milieu de ses camarades plus bigarrés. Pas de doute, entre regard social et goût pour l’absurde, on est bien en territoire « britton. »

Thomas Coispel

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