Nous voici ce soir parmi quelques privilégiés pour voir en avant-première , un film d’une grande envergure, mais aussi rencontrer , son réalisateur de talent. Accompagné seulement de sa traductrice, Adam Elliot présente son film lui-même…

« Merci beaucoup d’être avec nous ici ce soir ! Nous avons fait beaucoup d’avant-première autour du monde et aujourd’hui c’est le tour de la France. Notre tout première mondiale était au en janvier cette année. On a eu beaucoup de chance de faire cette soirée d’ouverture, justement à Sundance. Et c’était vraiment un grand honneur pour nous car c’était la première fois qu’ils ont choisi un film d’animation pour l’ouverture. Pour moi, c’était un double honneur car c’était la première fois qu’ils montraient un film australien pour l’ouverture de Sundance. Et ce que vous allez voir est ce qu’on appelle un in-camera. Ce que ca veut dire c’est que tout ce que vous allez voir, c’est-à-dire tous les accessoires, tous les décors, tous les personnages, ont entièrement été fait à a main pour la caméra.

Il n’y a pas une image faite à l’ordinateur. Ce film nous a pris quand même 5 ans pour le faire du début jusqu’à la fin. On avait plus de 120 membres dans l’équipe. En ce qui concerne l’animation pure, le fait de bouger les marionnettes, image par image, cela nous a pris quand même 57 semaines. Il y a 200 personnages, 200 décors et plus de 2000 accessoires.

Le film que vous allez voir ce soir est d’un style vraiment très différent des films d’animations. Ce n’est pas , ce n’est pas et ce n’est pas non plus . Il y a des moments durs, il y a des moments profonds, mais j’espère aussi des moments drôles. […] Les critiques sont très gentils à notre égard. Et on espère que la sortie française aura autant de succès que les sorties autour du monde.

Voilà j’espère que le film vous plaira ! Je vais bientôt arrêter de parler mais avant de le faire je tenais juste à vous présenter deux membres de notre équipe qui sont ici ce soir. Notre directeur de la photo : Gerald Thompson. Il y a plus de 130 000 plans dans ce film et Gerald a composé tous ces plans et c’est lui qui a composé aussi tous les mouvements de caméra. Et une fois que vous verrez le film de ce soir vous comprendrez tous pourquoi cet homme à côté de moi est un vrai génie. Aussi avec nous Calista Lyon qui est l’assistante caméra. Elle n’est pas seulement une véritable directrice de la photo, elle possède un véritable regard en ce qui concerne la caméra, mais c’est aussi une athlète qui espère aller au J.O dans la discipline du lancé de disque. En Australie on fait toujours plein de choses différentes. Merci d’être venu ce soir, j’espère que le film vous plaira, j’espère que vous rigolerez, j’espère que vous pleurerez, et surtout j’espère que vous en parlerez à vos amis. »

Grâce à ces indications, nous n’avons pu nous empêcher d’admirer tous les gros plans de la scène d’ouverture. Des accessoires dont les détails sont fascinants captent toute notre attention.
Ce début de film semble exposer le long travail de l’équipe technique. Pour ceux qui en redemanderont à la fin du film, la bibliothèque expose aussi, dans son hall, quelques vitrines ainsi qu’un film documentaire pour découvrir les coulisses de Mary Et Max. On admirera les détails et l’expressivité de ces figurines pratiquement palpables.
Malheureusement, il est à présent temps de quitter ce lieu rempli de magie, en espérant retrouver bientôt un second opus d’Adam Elliot.

Vous pouvez retrouver la critique de Mary Et Max à cette adresse !