Paris et le cinéma, Paris fait du cinéma. Ce thème fut en partie illustré vendredi 5 novembre par la RATP qui proposait une ballade dans quelques lieux mythiques du cinéma. Nous avions donc rendez-vous à la Conciergerie où se tient actuellement une magnifique exposition autour des « Monuments, stars du 7ème art ». Costumes, films, décors, plateaux de tournages nous accompagnent à travers les coulisses du cinéma.

Cette mise en bouche n’était que le début du véritable voyage qui s’annonçait. En effet, un bus des années 30, le TN 44, nous attendait pour une déambulation dans les rues de Paris, ville de milles tournages (, Paris je t’aime, et bien d’autres films en font partie). Quelques courageux ont effectué le parcours debout sur la plate-forme arrière alors que d’autres ont préféré les banquettes qui se sont avérées peu agréables après 30 minutes de trajet. Mais qu’importe, je profitais de ce trajet unique pour observer chaque détails d’époque : le sol en bois, les plaques de trajets jaunis par le temps, l’éclairage du bus, etc.

Après avoir été perdu à plusieurs reprises, le chauffeur nous déposa enfin à Porte des Lilas où nous attendait la cerise sur le gâteau. Nous étions conviés à entrer par une porte secrète pour déboucher sur un quai très particulier. En effet, une rame de métro nous attendait : la Sprague-Thompson datant de 1930. Nous partions ainsi pour un court parcours entre deux stations de métro. Bien sûr, je pris le wagon de la première classe. Cela dit, première ou seconde classe, le démarrage brutal nous surprit tous.

Ces lieux de tournages révèlent ses secrets à nous. Le quai où nous étions permet de tourner des séquences de film dans le métro sans dépendre du rythme de l’exploitation des rames quotidiennes. De plus la décoration du quai peut être modifiée. C’est ainsi que pour La fabuleux destin d’Amélie Poulain le nom de la rame a été changé par « Abbesses ». De la même manière, les affiches peuvent être modifiées selon le ton du film.

Ce type de tournage réclame beaucoup de personnel de la RATP, puisqu’il faut des conducteurs, des chefs de terminus ainsi qu’un électro qui s’occupe de la sécurité concernant l’électricité. Si la décoration peut être aménagée, des éclairages rajoutés (sur batteries uniquement), les rames ne peuvent être démontées pour les besoins du film. Avant chaque tournage, la RATP valide les scénarios pour les valider et pour vérifier que techniquement le tournage est envisageable. Malgré ce lieu privatisé, tout n’est pas possible.

Prochainement vous retrouverez donc les décors de la RATP dans avec et .