Les 29 et 30 avril 2016, auront lieu au Studio des Ursulines (Paris), le festival CHINA NOW: INDEPENDENT VISIONS, présenté par Festival Shadows et Cinema on the Edge.
L’occasion de découvrir 6 films parmi les plus représentatifs du cinéma indépendant de Chine continentale !

Nous vous proposons ici un synopsis et quelques images de ces films, et tenterons de faire d’ici le 1er mai 2016, un compte rendu du festival.

 

A FILMLESS FESTIVAL

Titre original : 没有电影的电影节
Meiyou dianying de dianyingjie
Documentaire
Réalisation : collectif
Année de production : 2015
Durée : 80 minutes
Synopsis : A Filmless Festival documente les événements survenus en août 2014, durant la 11ème édition du Beijing Independent Film Festival (BIFF), montrant les préparatifs précédant la cérémonie d’ouverture et l’annulation forcée du festival par les autorités chinoises. L’organisation Cinema on the Edge a été créée suite à ces événements, en soutien aux organisateurs et aux réalisateurs chinois. Il s’agit d’un documentaire produit par un collectif : les rushes utilisés ont été filmés par des membres du public, des artistes locaux, des réalisateurs et des invités d’honneur venus assister au festival, des journalistes, ainsi que des bénévoles et salariés participant à l’organisation du BIFF.

 

CUT OUT THE EYES

Titre original : 挖眼睛 Wa yanjing
Documentaire
Réalisation : Xu Tong
Année de production : 2014
Durée : 80 minutes
Synopsis : Er Housheng, musicien aveugle, sillonne la Mongolie intérieure avec sa compagne et partenaire Liu Lanlan. Ensemble, ils interprètent un chant traditionnel local, appelé er ren tai, qui prend la forme d’une comédie musicale à l’humour paillard. Lors des représentations, le personnage principal charme le public féminin avec son mélange de sensualité, de grossièreté rabelaisienne, et de paroles socialement subversives. Le réalisateur Xu Tong s’est illustré par son observation sagace des bas-fonds de la société chinoise, explorant la mutation des traditions rurales dans un contexte de modernisation et d’urbanisation, par le biais de personnages hors-du-commun avec lesquels il développe une étroite connivence. Enquêtes ethnographiques captivantes, ses documentaires sont aussi des psychodrames mêlant passion, désir et violence.

 

THE RIVER OF LIFE

Titre original : 生命的河流 Shengming de heliu
Documentaire
Réalisation : Yang Pingdao
Année de production : 2014
Durée :101 minutes
Synopsis : Yang Pingdao est l’un des jeunes cinéastes chinois les plus créatifs de sa génération. Dans The River of Life, il capture des images de son histoire familiale, centrées autour de la fin de vie et du décès de sa grand-mère, et de la naissance de son enfant. Une beauté inattendue émane de ces instants cristallisés, qui recréent la texture de la mémoire à travers le temps et l’espace. Grâce à sa structure novatrice mêlant délicatement la fiction et le documentaire, le film retranscrit la charge et la complexité émotionnelles de la mémoire familiale. La forme, légèrement expérimentale, permet également au cinéaste d’ancrer sa chronique familiale dans l’histoire nationale, évoquée en arrière-plan, tout en réalisant une autobiographie intime et personnelle.The River of Life a été sélectionné pour la cérémonie d’ouverture de l’édition 2014 du Beijing Independent Film Festival, et a été primé lors de cette même édition.

 

EGG AND STONE

Titre original : 鸡蛋和石头 Jidan he shitou
Fiction
Réalisation : Huang Ji
Année de production : 2012
Durée : 98 minutes
Synopsis : Egg and Stone est un portrait autobiographique centré sur les difficultés d’une fille de 14 ans confrontée à sa sexualité naissante. Cette dernière vit avec son oncle et sa tante depuis que ses parents sont partis travailler en ville, il y a sept ans de cela. Seule avec ses peurs et ses désirs confus, elle est en proie au monde terrifiant de l’éveil sexuel et de ses dangers. La réalisatrice fait preuve d’une sophistication visuelle, d’une aisance narrative et d’un peaufinage technique surprenants pour un début de carrière. Le directeur de la photographie, Ryuji Otsuka, également producteur et monteur du film, a donné une tonalité particulière aux images qui dégagent une douce lumière tout en étant saturées par une grande puissance émotionnelle.

 

PEOPLE’S PARK

Titre original : 人民公园 Renmin gongyuan
Documentaire
Réalisation : J.P. Sniadecki et Libbie Cohn
Année de production : 2012
Durée : 78 minutes
Synopsis : People’s Park est un documentaire expérimental tourné dans le Parc du Peuple de Chengdu, dans la province du Sichuan. Dans un plan-séquence unique de 75 minutes, les deux jeunes cinéastes américains capturent la diversité des loisirs urbains présents dans un parc public. La caméra glisse, de manière continue, à travers le parc, filmant en panoramique des centaines de citadins chinois qui s’approprient l’espace visuel et sonore en toute liberté. Ils s’amusent, se relaxent, discutent, mangent, déambulent, chantent, pratiquent la calligraphie, et s’observent les uns les autres… jusqu’au moment où le film s’accélère, rythmé par un musique délirante. Le regard du spectateur est alors happé par une danse euphorique, semblable à une transe, où se mêlent personnes, mouvements, musique, images, et sons, marquant le point culminant du film. Ce moment procure du plaisir à l’état pur, autant que le cinéma peut le faire.

 

FOUR WAYS TO DIE IN MY HOMETOWN

Titre original : 我故乡的四种死亡方式
Wo guxiangde si zhong siwang fangshi
Fiction
Réalisation : Chai Chunya
Année de production : 2012
Durée : 90 minutes
Synopsis : Film de fiction, à la fois poétique et narratif, Four Ways to Die in My Hometown se configure en quatre parties correspondant aux quatre éléments : la terre, l’eau, le feu et le vent. Le réalisateur évoque quatre personnages emblématiques – un poète, une personne en recherche, un marionnettiste et un chaman –, chacun entretenant des liens particuliers à la terre, à la fois intenses, mystiques et profondément ancrés dans la spiritualité locale (le tournage s’est déroulé dans la province du Gansu et dans ses alentours). Le film est construit selon une logique d’association et de rêverie qui plonge le spectateur dans un état hypnotique, alternant des tableaux spectaculaires sur le plan pictural et suggestifs sur le plan symbolique. Deux jeunes femmes perdent un chameau, puis perdent leur père ; un marionnettiste à la retraite rencontre un voleur d’arbres armé ; les conteurs et les chamans évoquent un monde spirituel perdu. Chai Chunya redonne vie à ce monde spirituel à l’aide de motifs visuels issus de la mémoire collective autochtone, laissant le spectateur deviner leur signification de manière intuitive.

HORAIRES DE DIFFUSION

FOUR WAYS TO DIE IN MY HOMETOWN29 avril 2016 à 14h, au Studio des Ursulines, dans l’auditorium de l’Inalco
A FILMLESS FESTIVAL29 avril 2016 à 20h au Studio des Ursulines, suivie d’une discussion avec les organisateurs de Cinema on the Edge et Huang Ji
CUT OUT THE EYES29 avril 2016 à 22h10 au Studio des Ursulines, présentée par les organisateurs de Cinema on the Edge
THE RIVER OF LIFE30 avril 2016 à 18h au Studio des Ursulines, présentée par les organisateurs de Cinema on the Edge
EGG AND STONE :  30 avril 2016 à 20h au Studio des Ursulines, suivie d’une discussion avec la réalisatrice
PEOPLE’S PARK 30 avril 2016 à 22h30, au Studio des Ursulines présentée par les organisateurs de Cinema on the Edge

 

Studio des Ursulines
10 Rue des Ursulines, 75005
Paris, France

 

Festival China Now : le ciné indé chinois à l’honneur

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