Affiche du 32ème Festival International du Film d'Amiens

Le JOUR 3 du Festival International du Film d’Amiens vient de se terminer. Au programme de cet article : la rencontre avec le cinéaste croate , retour sur ce qu’est un marathon de festival de films et aussi une petite note de cinéphilie. Et comme d’habitude, quelques mots sur l’avant séances du matin et le point sur l’affluence. Attention, la fatigue commence à se prononcer et ça ressent probablement dans l’article qui suit. Vous verrez, bientôt je deviendrais un zombie.

  •  ELLE NE VEUT PAS PARTIR…

Sacré pluie. Saloperies de nuages noirs. Connerie de pavés glissants. Pardon, excusez-moi de mon language. Mais faut comprendre quoi, 3 jours de festival et 3 jours de mauvais temps. Ca donne pas envie de sortir. Mais bon, il y a encore des courageux, dont moi. Sans vouloir me vanter. Enfin, un peu quand même avec mes 14 films en 3 jours.

Je dis ça je dis rien. Mais pourquoi ne veut-elle pas partir cette satané pluie ? Du coup, au lieu d’attendre tranquillement sur un banc entre deux séances, je me vois dans l’obligation d’attendre dans le hall des cinéma ou dans le café qui me fait payer 3€ pour un verre de Coca-Cola. C’est cher, n’est-ce pas ? Enfin, ceci n’est pas le plus important. Le meilleur c’est de se lever le matin pour aller profiter des plus de 300 films programmés.

  •  AFFLUENCES

Et surtout c’était la reprise de la semaine, donc reprise des cours pour certains (pas moi, niark) et reprise du travail pour d’autres (mouahaha). Entre ceux qui râlent pour aller voir une sortie hors festival parce qu’ils doivent attendre que la discussion sur le film en compétition soit terminée et ceux qui se bousculent pour avoir de bonnes places assises, je ne suis pas mécontent de l’affluence.

Le public répond toujours présent, et en étant toujours aussi nombreux. Quand on dit que le cinéma rassemble. Le Festival du Film d’Amiens en est une preuve. Et ça fait notamment plaisir de voir les membres du jury s’asseoir au rang qui précère de le vôtre, presque en face de vous. Tout comme ça fait plaisir de voir des voisins de salle obscure, que l’on connaît même pas, et qui partage ses madeleines avec vous. Vive le Cinéma pour toutes ces choses.

  •  RENCONTRE AVEC VATROSLAV MIMICA

Dans l’une des premières séance de la matinée de ce 3e jour, deux films particuliers étaient projetés.Un court métrage d’animation et un long-métrage de fiction. Tous deux étant réalisés par le cinéaste croate Vatroslav Mimica. Trop méconnu en dehors de son pays, il est en Croatie une légende vivante. Et avoir eu un autographe de sa part devient un objet collector.

Je me passerais d’analyse sur les deux films, ce n’est pas le but de l’article. Mais je vais parler de ce qui a été dit après les films. Déjà, Vatroslav Mimica parle assez bien le français, et c’est plaisant de voir à quel point il veut essayer seul de se faire comprendre du public. Il a donc répondu à quelques questions, puisque le temps imparti avant la prochaine séance est souvent un temps très court.

Il disait qu’il est entré dans le cinéma vers l’âge de 19 ans. Et il a commencé par des courts métrages d’animation avant d’en arriver à changer complètement et de faire des longs-métrages qui n’ont aucun lien en thématique ou même le ton ou la manière de raconter. Comme par exemple L’inspecteur rentre chez lui qui est un court d’animation très agréable et amusant alors que L’évènement est adaptée d’une idée de Tchekhov et donc le film est un thriller/drame à la tension très forte et à l’angoisse très haute.

Il disait également que la musique dans ses films, ça ne devait pas appuyer l’instant présent dans lequel on se trouve. Il a toujours voulu créer un contraste opposé entre une scène dramatique et une musique rythmée et joyeuse. Du coup, on sent bien que son film L’évènement est imprégné d’un rythme musical dans toutes ses actions, un point surtout marqué lors des scènes de luttes.

En tout cas, il était très heureux d’être venu à Amiens pour présenter ses films. Des films jusqu’alors totalement méconnus en France et dans une grande majorité du Monde. J’ai aussi eu le plaisir de la guider lui et sa traductrice le midi quand ils cherchaient le restaurant où ils désiraient aller déjeuner.

  •  LA COURSE A L’HEURE

Comme je le disais dans des articles précédents, un festival de film est un marathon. C’est une course contre le temps afin de ne pas louper les films qui nous font envie. Dès qu’un film se termine, il arrive souvent de devoir courir / se presser pour arriver à l’heure à l’ouverture des portes pour le prochain film qu’on a programmé.

Ceci m’est arrivé deux fois en cette 3e journée. Cela étant dû à l’attente résultant que le public entier entre dans la salle et s’installe. Et toute cette attente et la préparation des petits discours de présentation d’avant film ne font que retarder le démarrage de ce film. Du coup, il nous reste maximum un quart d’heure pour aller d’un cinéma à un autre. De quoi prévoir une bouteille d’eau sur soi le matin avant de se rendre au festival.

Tout cela pour voir les deux films en compétition , dont le nom et même la forme du film me font repenser à un film en compétition dans l’édition précédente : . Ensuite est venu le temps d’aller voir le film en compétition , projeté (et en compétition) aussi dans trois autres festivals : Seville, Venise et Toronto.

  •  QUELQUES RETOURS DU PUBLIC

Pour continuer sur la cinéphilie (où il y avait eu un débat lors du 1er jour), c’est un bonheur immense que de discuter des films que l’on a vu avec des personnes que l’on ne connaissait pas avant d’entrer la salle obscure. Donc certains se retournent sur leur siège pour parler avec les gens derrière eux, afin de discuter des autres films vus lors des jours précédents. Ce qui permet de conseiller certains films et de prévenir à la déception pour d’autres films.

C’est également l’occasion d’échanger ses analyses des films, afin d’opposer et d’argumenter chacun de son côté pourquoi tel film est bon ou qu’il est moyen (voire mauvais…). Avec les salles presque pleines, il est facile de créer des liens (amicaux bien entendu) avec d’autres amateurs ou passionnés de cinéma. Merci au Festival du Film d’Amiens pour nous faire vivre ça.

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