Il y a quelques mois Le Blog Du Cinéma tentait de donner un petit coup de main à un jeune réalisateur en herbe – Baptiste Bertheuil – et son projet de court-métrage, ALL-IN.

Aujourd’hui, le rêve est devenu réalité et c’est avec un réel plaisir que nous avons interviewé ce jeune homme de 24 ans au sujet de ce film, premier nous l’espérons d’une longue lignée.

Pour rappel, voici le teaser de ALL-IN :

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Place à l’interview !

Bonjour Baptiste, quelles sont les origines d’ALL-IN ?

Premièrement j’aime beaucoup le poker. C’est un jeu fascinant et il y a une vraie atmosphère autour d’une table et une ambiance vraiment à part.
J’ai commencé à réfléchir à une idée de scénario prenant place pendant une partie de poker.
Plus le temps passait plus cette histoire prenait de l’importance. Je me suis dit : Qu’est-ce qui te retiens, lance-toi !

Parle nous du mode de financement d’ALL-IN ?

ALL-IN est un film auto- financé à 100% .Nous avons crée une page sur le site de crowdfunding Ulule pour trouver les financements. Le principe est simple : n’importe quel internaute peut mettre la somme qu’il souhaite et en échange il reçoit une contrepartie par exemple un dvd du film ou une invitation pour l’avant-première. C’est uniquement grâce à la générosité des internautes que ALL-IN a pu exister. Encore merci à eux.

Le film a un univers sonore et visuel très abouti, comment es-tu parvenu à cette qualité technique avec un budget aussi serré ?

Il n’y a pas de secret, j’ai travaillé avec des personnes compétentes. J’ai la chance de connaître des gens talentueux et qui avaient du temps libre à ce moment-là. Le chef opérateur Jean-Marie Belloteau lançait au même moment sa société Immersion Pictures on a donc pu obtenir des tarifs avantageux. Idem pour la musique, sans la générosité d’Emmanuel Lipszyc et de son label La Plage Records nous n’aurions jamais eu les moyens d’obtenir une musique 100% originale de cette qualité.

Le film mélange habilement les codes du film à suspense avec celui du poker comment es-tu parvenu à ce mélange ?

Je me suis beaucoup inspiré de situations que j’avais vécu autour d’une table de poker. Aussi bien au niveau des répliques qu’au niveau des attitudes chaque personnage ressemble à un type que j’ai pu croiser. Après pour les codes du film à rebondissements je n’ai pas eu à chercher bien loin le poker a quand même la réputation d’un jeu instable dans son ADN.

Quelles ont été tes références cinématographiques pour ALL-IN ?

D’un point de vue visuel, The Social Network de David Fincher a été ma référence principale. Le travail du chef opérateur Jeff Cronenweth sur ce film ou encore sur Fight Club ont vraiment été une source d’inspiration majeure. Pour la musique je citerais plus des groupes que des films mais là encore le score de The Social Network a été la référence principale.

Quels ont été les plus grosses difficultés du projet ?

Le tournage s’est très bien déroulé si l’on excepte le fait que l’on tournait de nuit avec une température avoisinant les trois degrés dans un garage sans chauffage.
Le plus dur est venu après pendant la post-production. Il est vraiment compliqué de trouver les bonnes personnes quand on a zéro budget. J’ai eu beaucoup de chance de trouver des personnes talentueuses acceptant de travailler bénévolement. Forcement ça prend plus de temps.

Pour conclure quels sont tes prochains projets ?

J’ai écrit plusieurs scénarios. Le plus dur est de trouver des boites de production prêtent à soutenir les projets et à les accompagner dans leurs développements. Ce sont des scénarios qui demandent des budgets plus conséquents que ceux que l’on peut obtenir avec le crownfunding. Avis donc aux différentes sociétés de productions qui ont aimés ALL-IN.

En tout cas je vous garantis qu’il n’est plus du tout question de Poker !

Interview réalisée par Wesley

ALL-IN est désormais inscrit dans plusieurs festivals comme celui du Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand.

Croisons les doigts et souhaitons lui une belle pérennité !

PS : Le Blog Du Cinéma a eu la chance de voir ALL-IN et le seul mot qui vient en bouche après le visionnage est « Trop court ! »