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Dans les beaux quartiers de Paris, Maria et José Ribeiro vivent depuis bientôt trente ans au rez-de-chaussée d’un bel immeuble haussmannien, dans leur chère petite loge. Ce couple d’immigrés portugais fait l’unanimité dans le quartier : Maria, excellente concierge, et José, chef de chantier hors pair, sont devenus au fil du temps indispensables à la vie quotidienne de tous ceux qui les entourent. Tant appréciés et si bien intégrés que, le jour où on leur offre leur rêve, rentrer au Portugal dans les meilleures conditions, personne ne veut laisser partir les Ribeiro, si dévoués et si discrets. Jusqu’où seront capables d’aller leur famille, les voisins, et leurs patrons pour les retenir ? Et après tout, Maria et José ont-ils vraiment envie de quitter la France et d’abandonner leur si précieuse cage dorée ?

« La Cage dorée » est le premier long métrage du jeune réalisateur . La communauté portugaise et son dévouement en France sont à l’honneur, à la manière du film « Les femmes du 6e étage » de Philippe Le Guay qui mettait en avant les femmes de ménages espagnols. Des situations fraiches et drôles pour un premier film très réussi.

À l’occasion de la présentation du film au festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez, nous avons rencontré les acteurs: , (RIS, police scientifique), (Nos jours heureux, Tellement proches),  et Ruben Alves.
« La Cage dorée » a remporté le Prix du public lors de ce festival.

Vous rendez un hommage à la communauté portugaise dans ce film, pourquoi parler de leur dévouement en France ?
Ruben Alves: Je me demandais en quoi la communauté portugaise était différente des autres. Très vite je me suis rendu compte que c’est le travail, cette dévotion et ce dévouement au patron qui caractérisent le Portugais.
Rita Blanco: Il y a des raisons politiques à ce dévouement, on a un passé avec la dictature, les gens étaient soumis. Quand ils s’enfuyaient en France, ils restaient discrets pour ne pas se faire remarquer donc ils ont gardé ce comportement.

On trouve dans ce film des clichés sur les Portugais, mais vous n’êtes jamais méprisant. Vous êtes-vous fixé une limite ?
RA: Ce n’est pas méprisant parce que c’était sincère. Si on s’amuse des clichés, il ne faut pas se moquer. J’ai une légitimité aussi parce que je suis Portugais, je sais de quoi je parle et quelle est la limite à ne pas franchir.
Barbara Cabrita: Les acteurs portugais dans le film sont réellement Portugais donc si le réalisateur avait dépassé les bornes, ils lui auraient dit que ça allait trop loin.
RA: Au début, quand Rita Blanco et Joachim de Almeida (24 heures chrono) ne me connaissaient pas, ils avaient des craintes à ce sujet. J’ai beaucoup échangé avec eux, sur la manière de parler des personnages, le degré de l’accent, etc.

Cage doré 2

C’est votre premier film, les deux couples sont formés par des acteurs très connus dans chacun des deux pays, comment s’est passé le casting ?
RA: Je voulais vraiment que ce soit de vrais Portugais donc je suis allé chercher les meilleurs.
RB: Mais les meilleurs n’étaient pas disponibles donc il a pris les remplaçants. (rire).

Barbara, vous avez dit que vous étiez très impatiente de jouer dans ce film. Qu’est ce qui vous tenez à cœur ?
BC: A la lecture du scénario, j’ai ressenti toutes les émotions: j’étais en larme, j’ai rigolé. On m’a donné la possibilité d’être moi-même, entière dans ce film, à la fois Française et Portugaise. Ça m’a bouleversé.

– Quels sont vos prochains projets ?
Lannick Gautry: Je vais tourner dans un film d’horreur. J’étais un grand fan de film d’horreur quand j’étais gamin. L’idée de me faire buter, c’est jouissif.
RA: J’espère faire un prochain film, j’y travaille.
RB: Peut-être un Claudel et peut-être un peu de télévision.
BC: Je suis sur un prochain personnel, un documentaire sur les enfants.

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