Quelques jours avant son départ pour le marché du film à Cannes, nous avons pu rencontrer pour nous parler de son film VIRTUAL REVOLUTION, son premier long-métrage ancré dans l’anticipation et l’exploration des potentialités de la réalité virtuelle. L’occasion nous a semblé propice pour parler de la genèse du projet, des répercussions de cette technologie sur notre société et d’aborder les relations entre cinéma et jeux-vidéos.

G.-R.D, Gamer et Cinéphile

L’accent mis par Guy-Roger Duvert sur une grammaire cinématographique classique est donc à l’opposé des démarches pour gamifier le cinéma (Gamer, Doom et son plan en vue subjective, mais surtout le très récent Hardcore Henry). Il faudra évidemment attendre la sortie de VIRTUAL REVOLUTION pour se rendre compte à quel point ce parti-pris est pertinent par rapport aux autres films s’inspirant de jeux-vidéos. En attendant, la bande-annonce présage d’une réalisation fluide orientée sur l’action et l’installation d’une ambiance pour emporter le spectateur, plutôt que de proposer un effet de style proche d’un jeu (plan séquence, vue subjective, interface visible, etc.). Entre ses références vidéoludiques et celles cinématographiques, on sent l’envie d’immerger le spectateur dans une succession d’Univers interconnectés par une intrigue, plutôt que de lui proposer une expérience sensorielle.

« L’accent mis par Guy-Roger Duvert sur une grammaire cinématographique classique est donc à l’opposé des démarches pour gamifier le cinéma »

Totalement auto-financé avec la participation d’investisseurs privés, VIRTUAL REVOLUTION est cet exemple trop rare dans le paysage cinématographique français, un film de SF ambitieux. Pourtant quand on pense cinéma indépendant, le réflexe est plutôt d’évoquer le crowd-funding avec derrière une distribution en VOD (voir à ce sujet l’article de Pierre). Que pense donc Guy-Roger Duvert de ce modèle alternatif ?

Ciné indé = crowdfounding ?

Avec un quasi multivers infini, sur le papier, VIRTUAL REVOLUTION a le potentiel pour devenir une franchise, déclinable en jeux-vidéos, livres, animés, etc. Est-ce pourtant son but ultime ?

What’s next ?

Thomas Coispel