[critique] Frontière(s)

Une bande de jeunes de banlieue, qui, alors que l’extrême droite est en passe d’arriver au pouvoir, profite du désordre ambiant pour commettre un braquage. Poursuivis par des policiers, ils s’enfuient en voiture rejoindre les Pays-Bas. Alors que la nuit tombe, ils s’arrêtent dans un hôtel à quelques kilomètres de la frontière, sans se douter qu’il est tenu par une famille de cannibales néo-nazis…

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Date de sortie : 23 janvier 2008
Réalisé par Xavier Gens
Film français
Avec Karina Testa, Samuel Le Bihan, Estelle Lefébure, Aurélien Wilk, Maud Forget
Durée : 1h48
Bande-annonce :

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x4027m_frontieres-bandeannonce_shortfilms[/dailymotion]

Le premier long métrage de Xavier Gens a pu connaître les honneurs d’une sortie en salles grâce au succès commercial de son second film Hitman.
Frontière(s) est un film d’horreur très gore, l’archétype même du film qui a du mal à être produit en France les producteurs y étant bien trop frileux : entre les interdictions d’un comité de classification de plus en plus sévère et les exploitants et diffuseurs télé préférant jouer la carte familiale,la manne financière est effectivement loin d’être assurée.
Frontière(s) a d’ailleurs écopé d’une interdiction aux moins de 16 ans et de l’obligation de faire apparaître sur l’affiche le message suivant : « Ce film accumule des scènes de boucheries particulièrement réalistes et éprouvantes », qui fut finalement une bonne publicité pour le film éveillant la curiosité « malsaine » de tout amateur de genre – dont la mienne…

Frontière(s) fait référence à moults films de genre, le plus évident étant sans conteste Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper dont il est un remake déguisé.
Mais Xavier Gens ne s’arrête pas là et se lance dans un jeu avec le spectateur cinéphile en imbriquant quelques scènes issues d’autres longs métrages comme la poursuite dans les conduits rappelant The Descent de Neil Marshall ou une poursuite motorisée à la Duel de Steven Spielberg ou encore l’aide apportée par une personne du camp ennemi comme dans La Colline a des Yeux (le remake d’Alexandre Aja)

Frontière(s) a de nombreux défauts: beaucoup d’incohérences scénaristiques et quelques baisses de rythme, une interprétation un peu trop clichée des jeunes de banlieue et un peu trop caricaturale de la famille de néo-nazis.
Frontière(s) ne fera pas date dans l’histoire du cinéma mais a le mérite d’être honnête envers le spectateur : on nous a prévenu que ce serait gore et ça l’est. Xavier Gens ne lésine pas sur les effets gores et le spectateur jubile. L’ensemble est fun et ouvre de belles perspectives au cinéma de genre français.

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  1. j’ai juste commencer à le regarder, ça fesait trop peur, dommage j’aurais quand méme voulu savoir qui reste vivant?qui réussit à s’échapper?

  2. Dommage que tu n’aies pas la curiosité de voir le film. Pour peu que tu apprécies ce genre de film, c’est plaisant de voir un film gore français qui n’a pas (trop) à rougir face à la déferlante américaine.
    Tout ceci est bien sûr une question de goût, merci pour ton commentaire 🙂

  3. Je ne savais pas que le fameux message « Ce film accumule des scènes de boucheries particulièrement réalistes et éprouvantes » était une restriction imposée sur l’affiche du film! Je pensais effectivement que c’était pour l’effet d’annonce et ça m’avait d’ailleurs fait sourire de voir une telle affiche… Bref, je ne suis pas allé le voir et je ne vais pas chercher à le voir je crois bien 😉
    Merci pour l’article!