HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT – PARTIE 1 – Critique

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Le fils spirituel de Merlin l’Enchanteur a d’ores et déjà atteint la renommée du grand barde de Camelot. A croire que les sorciers britanniques ont quelque chose de plus. La grande force de J.K. Rowling est d’avoir pu absorber les récits fondateurs pour en tirer une sève toute personnelle. Son Potter vit parmi nous, flanqué d’un survêt Adidas dans un monde sans âge.

Depuis dix ans, le cinéma relaie la condition initiatique de ce jeune héros littéraire au gré d’une valse des réalisateurs bien sentie. La première partie du dernier épisode s’intéresse aux remous intérieurs du garçon qui a survécu au mage noir. Ses déambulations offrent à Daniel Radcliffe et aux mousquetaires Emma Watson et Rupert Grint l’occasion d’être comédiens. Fini les bouilles de chou, ils passent à leur métier. Avec succès.

En pleine tourmente politique, le monde des sorciers finit par subir l’hitlérien prince des Ténèbres et sa cohorte de mangemorts. Tout puissant qu’il soit, Lord Voldemort ne peut pas faire main basse sur l’univers sans tuer Harry Potter. Ce dernier contre-attaque en cherchant à détruire l’âme du mage, équitablement divisée en morceaux que protègent sept contenants : les Horcruxes.

A chaque contenant détruit, Voldemort faiblit. A chaque épreuve endurée, Harry s’assombrit. La lutte finale promet d’être sportive.

David Yates campe ses caméras vers l’intimité plutôt que vers l’épopée. C’est le recueillement d’avant la tempête. Harry Potter Et Les Reliques De La Mort – Partie 1 témoigne de l’éclosion des trois comédiens principaux dont le jeu naturel, grave et exempt de sentimentalité apparaît comme un digne aboutissement de dix années de travail. Daniel Radcliffe et Rupert Grint, l’un favori de Broadway, l’autre favori de Martin Scorsese, s’étoffent au fil même de l’épisode et affirment, sous la projection de l’amitié, leur opposition de caractère. Le rouquin bien bâti sent le Porthos nonchalant, bonne pâte imprévisible à la force cachée, le brun sec et nerveux sent le d’Artagnan mélancolique, volontaire mais doutant.

HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT – PARTIE 2 – Critique

Au centre, Emma Watson conserve son autorité des premiers films et l’augmente d’une tendresse quasi maternelle qui ne la rend que plus rassurante. Potter serait certainement moins l’Elu sans sa jolie boussole. On se plaît à conjecturer sur l’avenir de ces jeunes adultes adoubés par les plus mûrs acteurs d’Albion, de Michael Gambon à Ralph Fiennes et on se dit que décidément les sorciers britanniques ont bien du charme et de la ressource. Harry Potter est un parfait exemple d’alchimie. Le rêve et le labeur main dans la main. Chapeau.

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