[critique] Piranha 3D

Alors que la ville de Lake Victoria s’apprête à recevoir des milliers d’étudiants pour le week-end de Pâques, un tremblement de terre secoue la ville et ouvre, sous le lac, une faille d’où des milliers de piranhas s’échappent. Inconscients du danger qui les guette, tous les étudiants font la fête sur le lac tandis que Julie, la shérif, découvre un premier corps dévoré… La journée va être d’autant plus longue pour elle que Jake, son fils, a délaissé la garde de ses jeunes frères et sœurs pour servir de guide à bord du bateau des sexy Wild Wild Girls !

Note de l’Auteur

[rating:8/10]


Date de sortie : 1 septembre 2010
Réalisé par Alexandre Aja
Film américain
Avec Elisabeth Shue, Adam Scott, Jerry O’Connell
Durée : 1h 29
Bande-Annonce : [dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xdgaks_piranha-3d-bande-annonce-vostfr-hd_shortfilms[/dailymotion]

Il y a quelques années, un monsieur dont absolument personne ne connaît le nom (Steven Spielberg) inventait un genre qui laissait une trace ineffaçable dans l’esprit des spectateurs avec Les Dents De La Mer : le film d’été, production érigée dans le seul but de détendre les foules durant une période estivale. 35 ans après la recette est toujours miraculeuse et ne cesse de donner naissance à des productions plus ou moins réussies. Ainsi donc, cet été 2010 n’échappe pas à cette règle d’or puisque c’est au tour d’Alexandre Aja, jeune réalisateur prometteur rendu célèbre dans le milieu de l’horreur avec Haute Tension et l’excellentissime remake de La Colline A Des Yeux, de revenir sur nos écrans avec un nouveau remake à son compteur : Piranha 3D. Bon oui le film sort le 1er septembre (merci les distributeurs !) mais on va faire comme s’il était sorti un jour de pleine canicule. Une chose est néanmoins sûre, les amateurs de beefsteak saignant en auront pour leur argent.

Film parodique d’une génération passée, Piranha 3D est aussi jouissif qu’on aurait pu le penser au premier abord. S’installant en plein milieu des Spring Break (mais si vous savez ces fêtes où des foules d’étudiants ricains se lâchent enfin), ce film d’épouvante ne tarde pas à dévoiler autre chose que des morceaux de viande arrachés. Boobs, paires de fesses et ventres plats seront de la partie au rythme des sons techno du moment. Pour vous mesdames, ne vous inquiétez pas, Alexandre Aja n’a pas fait les choses à moitié et en a mis pour tous les goûts. Dès lors, on comprend vite une chose, avec ce film, le réalisateur a réveillé le sale môme qui sommeillait en lui et s’est fait plaisir. Un plaisir bien évidemment communicatif.

Mais bon, comme un film d’horreur ne peut se résumer qu’à une bande de filles topless ou carrément nues (sisi je vous assure !), qu’en est-il de ces fameux déchiqueteurs de chairs fraiches ? Et bien le spectacle est de toute beauté ! Réussissant à merveille ce dosage tant délicat de l’humour et du gore, Aja nous entraine dans un crescendo monstrueux dont le final sentira bon la barbaque en décomposition. Eviscération, démembrements, courses effrénées bien que les piranhas nagent bien plus vite que nous pauvres humains, le spectacle est de taille et ce n’est pas les effets d’une rare qualité pour ce genre de métrage qui viendront gâcher notre plaisir.

Au final, Piranha 3D est peut-être le divertissement le mieux abouti qualitativement parlant. Tout en s’amusant, Alexandre Aja impose sa patte artistique et nous prouve qu’il a tout d’un très grand en devenir. Piranha 3D : une folie jouissive qui n’est pas sans rappeler un certain Braindead dont une scène est largement inspirée. Les amateurs apprécieront, les aficionados applaudiront.

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  1. Bon, je vais pas passer par trois-quatres chemins, j’ai horrreur de ça :

    « Piranha 3D » est, certes, un film au scénar pauvre, avec des grosses pétasses qui adorent se dénuder et tout le tralala avec.
    Et alors ? « Piranha 3D » c’est pas un film pour réfléchir ! c’est pour se taper des bonnes barres ou encore ( si vous êtes fin amateur de gore ) prendre du plaisir.
    Les gens qui croient qu’en regardant ça vont voir un film tel que « Le discours d’un roi » ( Excellent film d’ailleurs, je vous conseille de le voir. ) ont tort.
    C’est juste fun et gore.

    Au revoir.

  2. Pierre, en toute objectivité, je ne comprends pas trop le terme de : « allez au cinéma pour chauffer ses neurones ».
    Il existe des films peu surprenants, au scenar’ simple, loin de plonger dans la psychologie, mais qui restent de très bons films. Suffit d’un peu de talent, de bons jeux d’acteurs, pour galvaniser.
    Après, chacun ses goûts quand au ‘gore, charcuterie, sexe à gogo’. J’veux dire, si je ne cautionne pas ce style de projections grand écran, je ne dénigre pas non plus ceux qui les adorent. (et je pense que les réalisateurs de « American Pie » ou, notamment ici, « Piranha » ne s’en plaignent pas non plus hein.)
    De même, dire que certaines critiques sont ‘à côté de la plaque’ me semble être -et pardonnez moi- d’une modestie à toute épreuve..sarcasmes obliges. Perso , même si je ne suis pas en accord avec certaines critiques ou que je ne les comprends pas, jpense pas que j’aurai des connaissances suffisantes pour dire si une critique est ou n’est pas à côté de la plaque.
    La critique c’est un avis, souvent subjectif, et cela s’arrête là.

  3. Il est vrai que ce film n’a rien de surprenant. Il est bien réalisé donc on ne s’ennuie pas et on frémit une ou deux fois grâce aux effets spéciaux.Un film divertissant, qu’on peut ne regarder que d’un oeil.

  4. So je savais parfaitement en entrant dans la salle que piranha n’allait pas briller par son scénario, mais que son intéret était tout autre. Si j’avais voulu faire chauffer mes neurones, je ne serai surement pas allé voir un film portant le très intellectuel nom de Piranha 3D.

    Je ne veux cependant pas par là cautionner tous les films ayant des scenar’ à 2 sesterces, mais dans le cas d’un tel film, les enjeux se situaient ailleurs. Je voulais passer 1h30 d’éclate, et je n’ai pas été déçu, je me suis même bien fendu la poire. Je venais pour mater un film fun, gore, et aussi sexy, comme il m’avait été vendu, et c’est ce que j’ai vu.

    Après, si toi tu venais pour mater un film au scenar’ en béton armé, en nous expliquant plus en détail la dure lutte pour la survie des piranhas enfermés dans leur grotte, ou encore le passé tragique qui a poussé les deux Wild Wild Girls à tourner des pornos, ou encore un moyen réaliste d’arranger les choses ( il est vrai qu’il faut que ça soit réaliste et cohérent, le pitch de base était tellement prometteur, avec des piranhas préhistoriques libérés de leur prison souterraine par un tremblement de terre pile au moment ou le Spring Break allait avoir lieu, ça laissait augurer un scenario qui aurait pu faire se masturber nos chers neurones ), et bien je pense, et ce n’est mon avis, que tu choisis assez mal les films que tu vas voir.

    Alors voilà so mon avis vaut ce qu’il vaut, mais pour une fois je le fais partager, parce que je trouve que certaines critiques sont un peu à coté de la plaque ici.

    Amicalement, tout de même.

  5. So ? On critique un film.. on va voir un film en espérant voir un bon scénario qui aille de pair avec le synopsis. Ca me semble logique de souhaiter un bon film e ne pas se contenter de la mediocrité dont est coupable le réalisateur.

  6. Les gens vous vous renseignez des fois sur les films que vous allez voir? Non parce que si vous vous attendiez à du film sérieux, avec un gros travail sur le scénar’ et des personnages à la psychologie très complexe, ben vous vous êtes plantés, et là dessus en beauté d’ailleurs, jamais Aja n’a évoqué le fait que cela ferai partie de son film, bien au contraire.
    Franchement j’vous jure, on dirait que vous alliez voir piranha en attendant un Shining.

  7. Une vraie déception….

    Les amateurs de « gros seinsé trouveront leurs comptes. L’affiche résume déjà tout le film : « SEEEXXX,Sea and BLOOOD ». Sur ces points, on nous a pas menti.
    Mais derrière tout ça, il n’y a aucun scénario crédible, certaines scènes sont vraiment pathétiques au point d’en rire. Un très gros cliché sur l’image de la post-adeslescence au Etats-Unis. Rien n’est construit. Tout est masqué par une déferlante et impressionante série d’images et d’effets spéciaux sanguinaires et de filles à gogo. Même pas une once de moralité ou de psychologie des personnages.

    D’accord un film d’horreur/épouvante, mais pour un film à gros budget comme celui-ci, il aurait été bien de se démarquer des autres.

    C’est vraiment dommage…

  8. Clichés, clichés, clichés et..oh? Clichés.

    Le film en est bourré. Déjà qu’à la bande annonce, je sentais venir le coup..mais j’espérais que le film me rassure et m’enlève cette première impression : hélas.

    Bref, Piranha se veut être un film divertissant, mais encore faut-il être diverti face à ce style de long métrage. On connait le début, en s’attend à la fin. Les jeunes qu’on catalogue en tant que fêtards sans cervelle font office de viandes fraiches qu’on fait flotter pour amasser des morts de plus. Aucune étude psychologie des personnages, des scènes prévisibles en veux-tu en voilà.
    C’est dommage, parce qu’avec le budget utilisé, ça aurait pu être un film mémorable au lieu d’une soupe populaire et commerciale.

    Pour résumer, si vous voulez voir du 3D sans vous soucier du scénario, de l’intrigue et de l’avancée de l’histoire..peut être trouverez vous votre bonheur.

  9. ça n’est pas que Piranhas 3D est un mauvais film; c’est juste que A. Aja a affadi et infantilisé le propos de base de l’oeuvre de Joe Dante tout en transformant le tout en une farce grandguignolesque pleine d’effets digitaux.

    D’ailleurs quand Piranhas est sorti dans les 80’s, les ligues familiales et la censure se sont alors plaint des scènes gore et de la narration dramatique très opaque, pas du tout du glamour en surcharge. Donc rien de parodique là-dedans, puisqu’il s’agit d’ un recyclage purement commercial.

  10. @Manon
    je m’attendais bien à voir un film très gore sur fond de spring break
    Oui tu as vu juste, et le résultat est à la hauteur de ce qu’on peut espérer dans cette optique, non ?

  11. Je viens tout juste de voir Piranhas, et mon ressenti pourrait être résumé en un mot: Consternation.
    Je n’avais pas une envie folle de le voir, mais La colline à des yeux 1 et 2 n’étaient pas mauvais, et le magazine Première lui a décerné 3 étoiles (???!!!).
    Je crois que c’est la première fois que j’ai eu vraiment honte d’être venue voir un film; je m’attendais bien à voir un film très gore sur fond de spring break (donc, minettes à moitié nues qui bougent leurs fesses et leurs seins refaits sur de la techno), mais là, j’ai vraiment trouvé que le film était en-dessous de tout.
    Entre les vieux clichés minables de la gentille famille américaine, avec un parent shérif, et les allusions en-dessous de la ceinture, bien grasses, pendant 1h30, on à qu’une envie; quitter la salle sur le champ et demander à se faire rembourser.
    Je dois dire, que, niveau effets spéciaux, Alexandre Aja ne s’est pas moqué de nous, la scène de fin ou les piranhas attaquent la bande de jeunes, et ou ils se font littéralement déchiquetés est assez impressionnante/écœurante, mais sinon, le film est dans l’excès.
    En fait, Aja ne s’est pas trop compliqué la vie: dans chaque plan, le spectateur peut voir, soit une paire de fesses, soit une paire de seins (botox oblige). Un mot je vous dis: consternation.

  12. Un bon délire gore effectivement !

    @Audren « Les femmes sont toutes des pétasses aux jambes ouvertes et aux seins étallés, sauf une, la gentille yankee, petite amie du héros, la seule qui survivra. »
    D’un côté, à Spring break, difficile de croiser des rats de bibliothèque en doudoune ! Et oui, la copine survit, mais c’est bien, le héros n’aura pas succombé aux avances des deux autres pétasses !

    Le scénario, c’est vraiment un détail dans ce métrage, surtout que les acteurs principaux sont convaincants et charmants, rien à dire là-dessus !

    Quant à la 3D, j’ai trouvé qu’elle rendait le film d’autant plus fun, à vraie dire, la bande annonce me donnait pas vraiment envie mais le fait d’être en 3D rend l’ensemble plus agréable, je pense.

  13. C’est un vrai film pour mec, tout plein de pin-ups et de filles en bikinis. Cependant le scénario n’est pas terrible, les effets 3D…hum…c’est du déjà vu! Il faut arrêter de mettre la 3D a toutes les sauces !

  14. Quel dommage d’avoir un si bon sénario, tant de moyen pour les effets spéciaux pour aboutir a un tel « navet ». Les dialogues sont lamentables et vulgaires…aucun jeu d’acteur.
    Cela faisait longtemps que nous n’avions pas quitté une salle de projection avant la fin du film.
    Une seule question reste en suspens, qui a bien voulu comparait ce « bide » aux fameuses dents de la mer, Spielberg n’a pas de souci à se faire.
    Myriam et Philippe.

  15. Je suis tout à fait d’accord avec toi Audren à l’exception près que Aja n’a jamais voulut cacher cette pauvreté qui est plus à prendre comme un énorme clin d’oeil parodique aux séries b des années 70/80.

    Concernant la débilité des protagonistes j’ai envie de te dire welcome to america. Il suffit d’y avoir été au moins une fois ou de regarder un documentaire pour s’apercevoir qu’Aja n’a pas forcément exagéré les traits. D’autant plus que le film se situe au moment des Spring Break, évènement tant attendu par la population étudiante pour se lâcher à fond. Sachant que leur mentalité n’est pas bien élevée en temps normal…

  16. Ce commentaire est en partie juste. Juste en partie.

    Il est vrai que les effets sont spectaculaires, les dislocations « réalistes », et que l’on est plongé dans une transe sanguinaire pendant l’essentiel du film.

    Mais la note est trop élevée. Il n’est nullement évoqué la pauvreté désespérante du scénario, les vieux clichés redondants qui en deviennent exaspérant.

    Pas/peu de surprises, la sacro-sainte famille à l’américaine est sauve (évidemment), et la jeunesse est résumé en un avachi de débiles ne jurant que par l’alcool et la musique (d’analphabète?). Les femmes sont toutes des pétasses aux jambes ouvertes et aux seins étallés, sauf une, la gentille yankee, petite amie du héros, la seule qui survivra.

    En conclusion, c’est une belle boucherie, qui masque un vieux film d’horreur de série B: 4/10 au maximum.