Affiche du film LES KAÏRA

Mousten, Abdelkrim et Momo sont trois potes d’enfance qui ont toujours vécu dans leur cité de Melun. Casquettes enfoncées sur la tête et baskets aux pieds, tous les trois ont le même problème : désespérément célibataires, ils passent leurs journées à laisser s’écouler leurs vies, sans motivation ni ambition. Jusqu’au jour où ils découvrent une annonce dans un magazine porno qui propose un casting pour devenir une « Star du X ». En galère de filles et d’argent, la quête de ce qui leur semble être alors le meilleur métier du monde va se transformer en un parcours initiatique et devenir la plus importante aventure de leurs vies.

Note de l’Auteur

[rating:8/10]

Date de sortie : 11 juillet 2012
Réalisé par
Film Français
Avec , Franck Gastambide,
Durée : 1h35min
Bande-Annonce :

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« Bande de bâtards, bonjour. Bienvenue sur le blog du cinéma. Aujourd’hui on va vous présenter un film de ouf, fait par 2 gars qui viennent tout droit de la cité, aidés par un petit du quartier. »

C’est avec cette intro qu’Abdelkrim et Mousten auraient probablement lancé la chronique de leur propre film. C’est en tout cas sur ce ton qu’ils entamaient tous les épisodes de la mini-série qui les a fait connaitre, le Kaïra Shopping. D’abord lancé chez Groland, ce téléshopping revisité façon banlieue avec des objets tombés du camion et où les maîtres-panthère remplacent les maîtres-chiens « parce que les pits et les rotts, tout le monde il z’en a maintenant, même ma petite sœur » les a fait remarquer du grand public jusqu’à leur faire réaliser les pubs Pepsi. C’est donc tout naturellement que cette aventure devait se poursuivre sur grand écran. On redoute souvent l’opportunisme commercial qui consiste à transformer tout succès TV en exploitation ciné et on a souvent raison, le nombre de rires étant le même entre la série de 5 min et le film d’1h30.

Photo (1) du film LES KAÏRA

enchainent les barres de rire entre les barres HLM et sont un sérieux candidat au titre de film le plus drôle de l’année.

Ici, le film ressemble en effet exactement à l’idée qu’on pouvait s’en faire, avec ces clins d’œil / hommages / emprunts (rayer la mention inutile) à toutes les références qu’on attendait: La haine, maître-étalon des « films de banlieue » (affiche géante dans l’appart’ des kaïras, arrêt de bus « Place », remake de la scène du miroir), , la série animée ayant également donné lieu à un long métrage (le mec qui met des coups de tibia dans les lampadaires, et surtout la trame générale : les « héros » réunis autour d’un projet foireux et devant affronter un caïd) et un recyclage des gags du Kaïra Shopping (le grizzly ou le nain attaqué par les chiens).

Et alors ? C’est du déjà-vu et on s’ennuie ferme ? Loin de là ! Le film est constamment drôle pour peu qu’on sache ce qu’on est venus y chercher (si le paragraphe précédent vous inquiète, restez chez vous). Malgré un léger essoufflement en fin de film, les kaïra enchainent les barres de rire entre les barres HLM et sont un sérieux candidat au titre de film le plus drôle de l’année. Bien soutenus par une horde de guest-stars et un Ramzy qui trouve là le meilleur rôle de sa carrière en caïd en carton : il vole la vedette à chaque apparition et ce n’est pas un mince exploit vu l’abattage de Franck Gastambide et Medi Sadoun (oui, ça le fait moins qu’Abdelkrim et Mousten).

Photo (2) du film LES KAÏRA