Après un troisième volet des plus mitigés, Terminator>, concept culte et révolutionnaire des années 80, revient pour de nouvelles aventures.

Autant dire de suite que ce quatrième épisode était attendu au tournant par de nombreux fans.

En plein cœur de la guerre entre humains et humanoïdes, Terminator Renaissance démarre sur les chapeaux de roue avec des scènes plus spectaculaires les unes que les autres, un feu d’artifice d’effets spéciaux fantasmagoriques nous faisant basculer dans des scènes épiques dignes des plus grandes productions et faisant par moment légèrement penser à La Chute Du Faucon Noir ou encore Il Faut Sauver Le Soldat Ryan.

A cela s’ajoute la mise en scène juste, très propre, du réalisateur McG (Charlie Et Ses Drôles De Dames, Charlie’s Angels) qui met tout en œuvre pour en mettre plein les yeux des spectateurs. Pari amplement réussit puisque sa réalisation énergique ne laisse jamais retomber la pression et nous plonge dans un rythme infernal qui nous scotche à notre fauteuil pour nous relâcher qu’à la toute dernière seconde.
Cette énergie communicative comblera la totalité des amateurs d’Action Movie dévastateur.

Côté acteurs, Christian Bale (Batman: The Dark Knight, 3h10 Pour Yuma,Public Enemies), valeur sûre du cinéma d’action ces dernières années, reprend avec brio le rôle du célèbre résistant de la race humaine, John Connor, jadis interprété par Edward Furlong.
Mais la véritable révélation de Terminator Renaissance n’est autre que Sam Worthington (bientôt à l’affiche d’Avatar de James Cameron et du Choc Des Titans, rien que ça !) qui pique la vedette à Christian Bale (il est d’ailleurs deux fois plus présent à l’écran que ce dernier) malgré des premières minutes désastreuses au niveau de l’interprétation mais qui se rattrape au fil des minutes pour jouer son rôle à fond, sans retenue quelconque.

A noter également des apparitions rafraîchissantes et mélancoliques avec Helena Bonham Carter (Fight Club, Big Fish, Sweeney Todd) et Michael Ironside (Total Recall, Starship Troopers).
A première vue, ce nouveau Terminator nous offre toutes les raisons de nous réjouir et vient effacer l’erreur qu’était Terminator 3. Avec ce nouvel épisode, le spectateur venu restaurer sa jauge d’adrénaline mensuelle en aura largement pour son argent.

Cependant, avec un peu de recul, on a l’impression que McG a essayé d’en faire beaucoup trop. Une quantité énorme d’ennemis (vaisseaux, humanoïdes, motos, géants…) alors que dans les premiers volets seuls les vaisseaux et les humanoïdes étaient présents et suffisants lors des Flash Forward.
A cela s’ajoute des trucages ratés à l’image de l’utilisation d’une poupée flagrante en substitution d’un des personnages (constat alarmant puisque l’on se croirait tout droit replongé dans un vieux film d’Ed Wood) et la multiplication de scènes stéréotypées et agaçantes : ainsi, c’est toujours attristant de voir qu’il est très facile de dézinguer du robot à tout va mais qu’il est bizarrement très difficile de visé juste un humain à 4 mètres de distance, ou encore qu’un homme peu endurer la perforation de son corps par un pique d’acier planté par un Terminator censé visé les organes vitaux du corps humain.
A trop vouloir en faire, le réalisateur fait basculer son film dans un divertissement simpliste et minimaliste qui n’apporte rien de bien concret aux anciens volets.
Le film n’a ainsi plus le charme, l’âme ni même la personnalité propre à la saga et ressemble plus à un jeu vidéo à la Call Of Duty (la scène de l’hélicoptère en est le constat le plus visible) qu’à un véritable Terminator digne de ce nom.

En conclusion, Terminator Renaissance est un film plein de bonnes intentions, un spectacle « pop-corn » très divertissant et plutôt bon dans un genre sans cesse revisité si l’on oublie seulement qu’il s’agit d’un Terminator. Là est bien tout le paradoxe du film.

Wesley Bodin

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[CRITIQUE] TERMINATOR RENAISSANCE
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