V POUR VENDETTA, aussi succulent que surprenant – Critique

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Troisième adaptation cinématographique d’un roman graphique d’Alan Moore après From Hell et La Ligue Des Gentlemen Extraordinaires, V Pour Vendetta est l’œuvre la plus ambitieuse, la plus acclamée par les aficionados de l’auteur et donc la plus difficile à transposer à l’écran.

La grosse machine hollywoodienne allait-elle réussir à faire ressentir aux spectateurs la complexité et la gravité des thèmes développés par Alan Moore ou allait-elle une fois de plus nous servir un beau pétard mouillé sans aucun fond ? Inutile de tourner autour du pot pendant quinze lignes, V Pour Vendetta est un petit bijou de noirceur nous proposant une vision du monde pessimiste mais ô combien réelle, vision très proche d’un roman de 1948 aujourd’hui culte, 1984 de George Orwell.

Ce qui nous saute aux yeux dès les premières minutes de film, c’est cette liberté de ton nous embarquant, un peu comme l’avait déjà fait un Fight Club, dans un trip psychédélique avec un sujet pourtant bien ancré dans notre actualité. Certes cette liberté de ton était déjà bien présente dans le roman originelle mais les frères Wachowski ont fait très fort dans le sens où V Pour Vendetta s’inscrit parfaitement dans notre époque contemporaine avec pour leitmotiv premier cette question brûlante sur la légitimité du terrorisme. Est-il légitime en toute occasion ? Est-il le seul moyen d’affronter un régime totalitaire ? Un gouvernement a-t-il tous les droits vis-à-vis de ses citoyens ?

Un petit bijou de noirceur nous proposant une vision du monde pessimiste, mais ô combien réelle.

Ces interrogations sulfureuses et dérangeantes sont rendues cependant possibles dans un film grand public américain quand le réalisateur et son entourage sont suffisamment intelligents pour transposer leurs propos dans une autre culture. Bien que le film soit une attaque évidente contre l’administration Bush et une certaine idée de l’Amérique (censure omniprésente, culture contrôlée, persécutions des homosexuels, arrestation d’une personne ayant en sa possession un exemplaire du Coran…), V Pour Vendetta ne choque pas et n’est pas victime de ce qu’il dénonce dans la mesure où il prend place dans un futur proche et chez un voisin trop éloigné pour réellement inquiéter, l’Angleterre.

Cependant, V, ce personnage aussi énigmatique que magnétique, n’est pas pour autant idolâtré, bien au contraire. On comprend vite que V n’est autre qu’une victime devenue bourreau, un monstre combattant un monstre, une erreur qui ne fait pas partie de la solution mais du problème. Trop rarement la limite entre le bien et le mal a été aussi bien exploitée au cinéma. Le régime totalitaire et V sont liés de manière ambigüe, laissant la liberté (notion très forte de ce film que celle de l’autoréflexion) au spectateur de se faire sa propre opinion des actes de chacun.

N’échappant malheureusement pas totalement à certaines lourdeurs au niveau du style, V Pour Vendetta est une œuvre aussi succulente que surprenante, une œuvre hors du temps et de l’espace. Une très belle réussite efficace, poétique, utopique et intelligente.

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  1. Tu delires?????? En quoi j’attaque un film en disant qu’un livre a influence un film????????? Ne prends pas la peine de repondre, cela ne sert a rien…epargons-nous cela!

  2. et hormsi l’énaurmité de tes propos scandaleux et orientés, pour poursuivre l’exploration de ton cerveau malade; je ne vois pas pourquoi on devrait être accompagné de jeunes pour s’exprimer sur le blog (en cage; en laisse ?!!?)

    = Jusqu’à preuve du contraire, c’est moi le jeune…

  3. On peut s’attaquer aux films; mais non aux classiques, là c’est grave (surtout quand c’est FAUX en l’occurence.) Et oui, c’est toi qui insulte dans ce cas-présent !!

    « l’influence directe se trouve etre en fait un roman de Ievgueni Zamiatine, Nous Autres, ecrit en 1920,premier roman qui demystifie le Revolution d’Octobre, censure par Staline, et qui a inspire Orwell (1984) et Huxley (Le Meilleur des mondes). »

    Enfin moi ce qu’en j’en dis…

    [De plus tout le monde sait que tout « jeune » ou pensant l’être comme toi est surtout vieux dans sa tête.]

  4. @ Theseus Black

    As-tu lu Nous autres, avant de vituperer au mensonge comique? Maintenant mon ami, evite de traiter les gens de menteur, comiques fussent-ils, en te lisant j’ai du mal a retrouver tes jeunes, tu glisses de la mauvaise interpretation ou de la mauvaise foi vers la malhonnetete intellectuelle, et parler de propagande et de Pravda quand j’evoque ce roman releve de le betise (je te signale que Nous autres est un pamphlet envers l’ideologie communiste, verifie quand est nee la Pravda, cela ne peut que t’etre utile!). Mes copains j’ai encore la liberte de les choisir…N’oublie pas de rester poli, stp (Qui insulte s’insulte!)

  5. @Vinc

    N’importe quoi, menteur comique: de plus se servir d’un blog de cinéma pour émettre sa propagande c’est purement malhonnête mon pauvre vieux !! 1984, c’est d’Orwell c’est tout, comme Brave New World est d’Aldous Huxley. Ici on est pas à la Pravda.

    Tes copains sont bien Sournois & Finaud, non ?..

  6. 1984 n’est qu’un tremplin, l’influence directe se trouve etre en fait un roman de Ievgueni Zamiatine, Nous Autres, ecrit en 1920,premier roman qui demystifie le Revolution d’Octobre, censure par Staline, et qui a inspire Orwell (1984) et Huxley (Le Meilleur des mondes).