Walter White, 50 ans, est professeur de chimie dans un lycée du Nouveau- Mexique. Pour subvenir aux besoins de Skyler, sa femme enceinte, et de Walt Junior, son fils handicapé, il est obligé de travailler doublement. Son quotidien déjà morose devient carrément noir lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’un incurable cancer des poumons. Les médecins ne lui donnent pas plus de deux ans à vivre. Pour réunir rapidement beaucoup d’argent afin de mettre sa famille à l’abri, Walter ne voit plus qu’une solution : mettre ses connaissances en chimie à profit pour fabriquer et vendre de la drogue de synthèse.

Note de l’Auteur

[rating:7/10]


Saison : 3
Nombre d’épisodes : 13
Format : 46 minutes
Date de 1ère diffusion en France : 20 octobre 2009
Création : Vince Gilligan
Avec Bryan Cranston, Anna Gunn, Aaron Paul
Bande-annonce : [dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xco6uy_breaking-bad-season-3-promos_shortfilms[/dailymotion]

Il aura donc fallu attendre la 3ème saison pour voir apparaître les premières faiblesses de Breaking Bad. Non pas que cette saison soit mauvaise en soi mais elle nous laisse un arrière-goût d’insatisfaction. Le plaisir coupable n’est plus et le final est à l’image d’un ensemble instable, en demi-teinte.

Tout d’abord, il est bien difficile de comprendre l’apparition subite de flashbacks disséminés ici et là. En fait si, il est facile de les comprendre car ils servent de cache misère à un scénario qui commence à patiner dans la semoule et qui manque cruellement de rythme. Certains épisodes nous prennent aux tripes avec des dialogues délicieux, une tension extrême palpable à chaque seconde (l’épisode de la fusillade avec Hank) et des scènes aux effets d’un rare réalisme (notamment la scène où deux latinos se font écraser par une voiture) mais d’autres, et ils sont malheureusement plus nombreux, nous plongent dans un état léthargique à la limite de l’endormissement. La faute à quoi ? Simplement à des dialogues longs de cinq-six minutes qui ne servent pas le scénario et des situations récurrentes commençant à tourner en rond. Pour nous consoler on pourra toujours se raccrocher au duo Walter/Jesse qui fait toujours des étincelles et à des apparitions telles que Danny Trejo et Keith Jardine qui apportent un peu de gaieté à ceux qui les reconnaitront. Mais dans l’ensemble, le premier mot qui nous vient à la bouche est déception.

C’est d’autant plus dommage que cette série s’affirmait comme l’une des plus réussies de ces dernières années et ainsi, la désagréable impression que cette troisième saison aurait du être la dernière devient de plus en plus tenace au sein de notre esprit. Comme quoi, même les plus grands ont des passages à vide à la seule différence qu’il est moins évident de leur pardonner. Espérons que la quatrième saison se refasse une santé et reparte pour la route.

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