[critique série] Oz – L’Intégrale

Oz. Oswald. Pénitencier de haute sécurité.
Emerald city. Quartier expérimental de la prison créé par le visionnaire Tim McManus qui souhaite améliorer les conditions de vie des détenus. Mais dans cet univers clos et étouffant se recrée une société terrifiante où dominent la haine, la violence, la peur, la mort. Où tout espoir est vain, où la rédemption est impossible. « Oz est l’endroit où je vis. Oz est l’endroit où je vais mourir, où la plupart d’entre nous vont mourir. Ce que nous sommes importe peu. Ce que nous allons devenir ne compte pas » explique le narrateur depuis sa cage en verre. Bienvenue dans l’antichambre de l’enfer.

Note de l’Auteur

[rating:10/10]

Saison : 6
Nombre d’épisodes : 56
Format : 50 minutes
Date de 1ère diffusion US : 12 juillet 1997
Date de 1ère diffusion FR : 09 décembre 1998 sur M6
Création : Tom Fontana
Avec Kirk Acevedo, Ernie Hudson, Terry Kinney
Bande-annonce : [dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x1wcio_oz-saison-1-a-6_shortfilms[/dailymotion]

Série culte des années fin 90 et début 2000, Oz est LA série événement sur le milieu carcéral qui arrive à rester encore aujourd’hui une référence en la matière. Violente, immersive et sans pitié, Oz est la série qui fait passer Prison Break pour un conte pour enfant gentillet et bien pensant (les pauvres frères n’auraient pas résisté deux jours sans se faire violemment sodomi*** dans des douches accueillantes aux heures de grand trafic).

Avec un format de 50 minutes par épisode et des saisons très courtes (8 épisodes en moyenne sauf pour la saison 4 qui en compte 16), cette série créée par Tom Fontana se devait d’être efficace le plus rapidement possible pour ne pas lasser le spectateur ou le perdre en cour de route. C’est chose faite dès le premier épisode qui annonce clairement la couleur : les personnages que l’ont pense a priori récurrents se font tous violemment assassiner. Au programme de ce premier épisode : sexe, sang et feu (que du bon en perspective). Pour information, ce programme se poursuivra sur l’ensemble des 6 saisons de manière croissante et les personnes hermétiques au sang et à la violence tant psychologique que physique devront s’écarter de leur écran de télévision le plus tôt possible.

Cependant, cataloguer Oz uniquement comme une série violente serait une grave erreur car la série comporte bien plus de bons points qu’elle n’y prétend au premier abord. Première chose efficace : son scénario. En béton armé jusqu’au dernier épisode, ce dernier ne tourne jamais en rond, se renouvèle sans cesse et ne tombe jamais dans la facilité. Chaque personnage est doté d’un charisme à toute épreuve et a une réelle histoire qui le suit et le poursuit au fil des épisodes, aspect que bien peu de séries peuvent se vanter. Chaque « sous histoire » s’imbrique parfaitement avec le fil conducteur principal, l’ensemble est clean, clair et précis. Un très grand bravo sur ce point.

Vient ensuite le cas du casting. Et là il s’agira simplement de se lever et d’applaudir les choix de l’équipe du film. Chaque acteur apporte sa touche personnelle. Petite anecdote, il est intéressant de regarder une série comme Oz et de voir que chaque acteur présent dans cette série est devenue soit acteur sur grand écran soit un personnage récurrent d’une autre série à succès comme Lost, Roméo + Juliette, Fringe, Juno, Burn After Reading, Les Chèvres Du Pentagone, Felon, 28 Semaines Plus Tard, Matrix Reloaded, New York Unité Spéciale et j’en passe tellement la liste est longue.

Enfin, clou du spectacle, la mise en scène est des plus réussies. Pas une seconde, le pouvoir d’attraction de cette prison ne cesse de croître. On se sent tour à tour étouffé, oppressé et libre dans cette petite surface qui apparaît à chaque épisode sous un nouveau jour et qui devient doucement mais inévitablement un personnage à part entière, un lieu qui emprisonne le corps et l’âme de ses esclaves qui luttent pur survivre dans cet environnement à la fois hostile et accueillant.

Au final, Oz fait partie de ces séries qui marquent à tout jamais le spectateur qui a eu la (mal)chance de poser ses yeux sur cet ovni qui reste gravé dans nos esprits. Une série culte à ranger dans le top 5 des séries inoubliables à côté d’ogres tels que Les Soprano et Sur Ecoute.

Zeen is a next generation WordPress theme. It’s powerful, beautifully designed and comes with everything you need to engage your visitors and increase conversions.

Plus d'articles
LA CHRONIQUE DES BRIDGERTON, une série qui se cherche encore – Critique