Affiche du film DARK CITY

Tout commence dans une salle de bain. On y voit un homme sur le front duquel perle une goutte de sang, dans une baignoire. Une lampe vacille, l’homme se réveille. Confusion et incompréhension sont alors son lot lorsqu’il s’aperçoit qu’il est dans un étrange hôtel et qu’il est recherché pour des meurtres dont il n’a aucun souvenir. On apprend, en suivant l’homme dans sa quête d’identité et de mémoire, qu’il s’appelle John Murdoch et qu’il est poursuivi par un détective du nom de Bumstead pour les meurtres qu’il aurait commis. Bientôt, il comprend que les choses ne sont pas comme elles devraient l’être lorsqu’il voit la ville entière s’endormir brusquement et que tout change. C’est alors qu’apparaissent les « Étrangers ».

Note de l’Auteur

[rating:8/10]

Date de sortie : 20 mai 1998
Réalisé par
Film américain
Avec , Richard O’Brien, , ,
Durée : 1h35min
Titre original :
Bande-Annonce :

Quatre ans après le très gothique mais néanmoins très bon , Alex Proyas reste dans le sombre avec son film suivant Dark City. Ici on éclipse un peu le fantastique pour se tourner franchement vers la science-fiction dans un univers très bien ficelé avec cette ville et ses Etrangers. Le scénario peut paraître un peu tordu après le visionnage mais tant le background présenté dans ce métrage que les rebondissements du film sont clairement prenants.

La nuit planant sur cette ville et la photographie relativement froide de Dark City donnent une impression de malaise et de claustrophobie dès les premiers plans. En effet, ce qui est le point fort principal du film, c’est sa capacité en relativement peu de temps à mettre en place une ambiance, à nous faire pénétrer dans cette ville et à nous confronter aux protagonistes de l’histoire par les questions qu’ils se posent et la peur qui les tenaille. Un peu comme dans Blade Runner, ce film de SF a de forts airs de film noir avec ses codes, son rythme dans la première partie du film ainsi que les costumes des personnages principaux. Par ailleurs, le design des Etrangers nous ramène quant à lui au vieux : autant de références qui sont habilement digérées par le réalisateur australien dans ce film aux tendances rétro assez marquées.

Photo (1) du film DARK CITY

Si les années ont un peu abîmé la qualité visuelle de Dark City, notamment les effets spéciaux, le plaisir d’une bonne histoire et d’un univers bien construit est toujours là : recommandé donc.

Niveau acteurs, j’ai d’abord eu du mal avec Rufus Sewell mais son jeu se révèle finalement très adapté le long du film même s’il reste en deça d’excellents Willam Hurt (en inspecteur compétent) et Kiefer Sutherland, qui n’était pas encore un monolithique Jack Bauer de 24 Heures Chrono mais ici un savant totalement barré et inquiétant. Jennifer Connely quant à elle décroche ici le rôle principal féminin du film mais ne fait pas d’étincelles. Difficile en revanche de parler en détail du scénario écrit par le réalisateur et (capable du meilleur, The Dark Knight, comme du pire, ) tant il est nécessaire de le découvrir par le visionnage si l’on ne veut pas gâcher son plaisir, mais posant des problématiques philosophiques sur l’humanité à la manière d’un Blade Runner et préfigurant en un sens , qui l’a complètement éclipsé dans la mémoire des cinéphiles, il s’avère être à la fois assez simple mais posant des interrogations complexes. On regrettera juste une fin légèrement trop vite expédiée.

Par son ambiance et son scénario relativement original, ce métrage est immédiatement devenu un véritable film culte pour moi lors de sa sortie. En se replaçant dans le contexte de l’époque, les BONS films de SF n’étaient pas légion et la mode Matrix n’allait déferler qu’un an plus tard à la sortie du premier opus : ce film a forcément été une bouffée d’air pour tout fan de science-fiction cinématographique. Si les années ont un peu abîmé la qualité visuelle de Dark City, notamment les effets spéciaux, le plaisir d’une bonne histoire et d’un univers bien construit est toujours là : recommandé donc.

Photo (2) du film DARK CITY