LAZARUS EFFECT, c’est deux film en un. A la fois thriller médical et film d’horreur, le dernier né des studios Blum offre un concept assez intéressant. Une équipe de chercheurs universitaires découvrent pas hasard comment ramener les morts à la vie. Evidemment, compte tenu du genre, cette découverte va avoir des conséquences imprévues… et indésirables.

Après la présentation des personnages et de leurs recherches, le film se penche très rapidement sur l’éthique scientifique. A l’origine, l’équipe de chercheurs devait découvrir un moyen de réveiller les patients d’un coma profond. Lorsqu’ils prennent conscience qu’ils peuvent, non seulement réveiller des patients en coma, mais également ressusciter les morts, ils décident de tester leur théorie. A priori, cela semble être une assez mauvaise idée, notamment dans un environnement universitaire où la sécurité n’est pas optimale. Est-ce que des scientifiques ramèneraient réellement un chien revenu des morts sans autorisation et surtout, sans certitude sur son état physique et mental ? J’en doute. De plus, leurs recherches sont loin de faire l’unanimité. Au sein même de l’équipe, des dissensions existent et les décisions ne sont pas approuvées par tous les chercheurs. Il faut dire que ressusciter les morts est déjà au-delà des limites du domaine moral et la réprimande du recteur, qui intervient bien trop tard, semble faible en comparaison de la gravité de la situation. Il y a là matière à controverse, pourtant la question de l’éthique est superficiellement abordée et très vite abandonnée.

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Le gros problème de LAZARUS EFFECT, c’est que l’on connait dès le départ le dénouement des recherches scientifiques. Premièrement, parce que la bande annonce le dévoile, deuxièmement, parce qu’on s’en doute un peu. Si tout se passait bien, ce ne serait pas un film d’horreur. Du coup, on s’impatiente pendant toute la première partie du film. Les interactions ne sont pas inintéressantes, pas plus que les expériences, mais ça manque de rythme. C’est dommage parce que la bande annonce était très réussie et donnait franchement envie de se déplacer. Cela ne veut pas dire que le film est long ou ennuyeux, loin de là, le temps passe vite, on rentre bien dans l’histoire, mais l’exécution aurait pu être mieux réalisée.

”LAZARUS EFFECT bénéficie d’une idée originale mais mal exploitée, quel dommage !”

C’est d’autant plus dommage qu’il y a des bonnes idées. La description de l’enfer comme une boucle infinie personnalisée aurait mérité d’être plus exploitée. Comme c’est souvent le cas avec les films d’horreurs au casting célèbre, on est à la limite du genre. Le film reste tout public – avec seulement un avertissement – et la violence, comme la tension, sont modérées. L’action ne commence réellement qu’aux deux-tiers du film, pour laisser place à une succession de jump-scare maîtrisés qui laissent le spectateur scotché à son siège. Toutes les ficelles du genre sont tirées : le huis clos en sous-sol, les flash de lumière, la musique angoissante, le tueur qui apparaît derrière la victime… mais il n’y a pas de réelles surprises. Les habitués du genre auront une impression de déjà-vu omniprésente.

Le film ne révolutionne pas le genre et David Gelb fait preuve d’un manque d’originalité patent. Il vaut mieux attendre de voir LAZARUS EFFECT chez soi, dans le confort de son canapé, rien que pour le casting réussi : Olivia Wilde excelle en méchante et Mark Duplass est plus que crédible dans le rôle du héros complètement dépassé par les événements.

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INFORMATIONS

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CRITIQUE
– TRAILER

Titre original : 
Réalisation : David Gelb
Scénario : Luke Dawson et Jeremy Slater
Acteurs principaux : , ,
Pays d’origine : Amérique
Sortie : 11 mars 2015
Durée : 1h23min
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Synopsis : Une équipe de chercheurs universitaires découvre comment ramener les morts à la vie. Ils n’imaginent pas ce que leurs expériences vont déclencher.

BANDE-ANNONCE