Stupeur et Tremblements, c’est Sylvie Testud.
Occidentale principalement par son physique (rousse aux yeux bleus), puis, par ses réflexes sociaux. Simple: chacune de ses actions est en contradiction avec les codes japonais, entraînant de colossales répercussions qui, en filigrane, dressent un portrait de la société japonaise, des places de l’homme et de la femme dans ce monde régi par des codes d’honneur et de réussite vraiment très particuliers.
La personnalité froide et effacée de l’actrice fait ainsi corps avec cette vision anthropologique du Japon, s’immergeant via humiliations et soumissions, mais incapable de ne pas modifier son environnement.
Cette notion d’immersion est également au cœur de la mise-en-scène, qui ne permettra aucune autre vision du japon, que celle de cet open space habité par les tensions et frustrations. Et même si un aspect “film de studio” se fait sentir, cela fait corps avec l’idée de confinement extrême inhérent aux conventions japonaises.
Notons également la musique, clavecin orchestré par Valérie Lindon aussi dépareillé que Sylvie Testud.
Le tout est complété d’un cynisme hardcore délivré par une Amélie-narratrice-Nothomb, jugeant principalement, la naïveté et l’orgueil de sa propre jeunesse.

Ce film a été visionné dans le cadre d’une chronique sur Tokyo Fiancée (4 mars 2015), dernière adaptation ciné d’un livre d’Amélie Nothomb.

INFORMATIONS

Stupeur et Tremblements (1)



CRITIQUE
CRITIQUE DE TOKYO FIANCÉE, également adapté d’Amélie Nothomb

Titre original : Stupeur et Tremblements
Réalisation : Alain Corneau
Scénario : Alain Corneau, D’après l’oeuvre de Amélie Nothomb
Acteurs principaux : Sylvie Testud, Kaori Tsuji, Taro Suwa
Pays d’origine : France
Sortie : 12 mars 2003
Durée : 1h47min
Distributeur : Bac Films
Synopsis : Amélie, une jeune femme belge, vient de terminer ses études universitaires. Sa connaissance parfaite du japonais, langue qu’elle maîtrise pour y avoir vécu étant plus jeune, lui permet de décrocher un contrat d’un an dans une prestigieuse entreprise de l’empire du soleil levant, la compagnie Yumimoto. Fascinée par la hiérarchie d’entreprise japonaise, précise et méthodique, la jeune femme l’est d’autant plus par sa supérieure directe, l’intrigante et fière Mademoiselle Mori.
Pourtant, Amélie va rapidement déchanter à la découverte d’une culture qu’elle ne connaît absolument pas. Ses fréquentes initiatives sont régulièrement sujettes aux réprobations de ses supérieurs. Face à cet acharnement, la jeune femme se plie à leurs exigences. Jusqu’à être mutée dans les toilettes.

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