Une bande de jeunes de banlieue, qui, alors que l’extrême droite est en passe d’arriver au pouvoir, profite du désordre ambiant pour commettre un braquage. Poursuivis par des policiers, ils s’enfuient en voiture rejoindre les Pays-Bas. Alors que la nuit tombe, ils s’arrêtent dans un hôtel à quelques kilomètres de la frontière, sans se douter qu’il est tenu par une famille de cannibales néo-nazis…

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Date de sortie : 23 janvier 2008
Réalisé par Xavier Gens
Film français
Avec Karina Testa, , Estelle Lefébure, Aurélien Wilk, Maud Forget
Durée : 1h48
Bande-annonce :

ARVE Error: id and provider shortcodes attributes are mandatory for old shortcodes. It is recommended to switch to new shortcodes that need only url

Le premier long métrage de Xavier Gens a pu connaître les honneurs d’une sortie en salles grâce au succès commercial de son second film .
est un film d’horreur très gore, l’archétype même du film qui a du mal à être produit en France les producteurs y étant bien trop frileux : entre les interdictions d’un comité de classification de plus en plus sévère et les exploitants et diffuseurs télé préférant jouer la carte familiale,la manne financière est effectivement loin d’être assurée.
Frontière(s) a d’ailleurs écopé d’une interdiction aux moins de 16 ans et de l’obligation de faire apparaître sur l’affiche le message suivant : « Ce film accumule des scènes de boucheries particulièrement réalistes et éprouvantes », qui fut finalement une bonne publicité pour le film éveillant la curiosité « malsaine » de tout amateur de genre – dont la mienne…

Frontière(s) fait référence à moults films de genre, le plus évident étant sans conteste de dont il est un remake déguisé.
Mais Xavier Gens ne s’arrête pas là et se lance dans un jeu avec le spectateur cinéphile en imbriquant quelques scènes issues d’autres longs métrages comme la poursuite dans les conduits rappelant de ou une poursuite motorisée à la de ou encore l’aide apportée par une personne du camp ennemi comme dans (le remake d’)

Frontière(s) a de nombreux défauts: beaucoup d’incohérences scénaristiques et quelques baisses de rythme, une interprétation un peu trop clichée des jeunes de banlieue et un peu trop caricaturale de la famille de néo-nazis.
Frontière(s) ne fera pas date dans l’histoire du cinéma mais a le mérite d’être honnête envers le spectateur : on nous a prévenu que ce serait gore et ça l’est. Xavier Gens ne lésine pas sur les effets gores et le spectateur jubile. L’ensemble est fun et ouvre de belles perspectives au cinéma de genre français.