Dossier Paul Thomas Anderson

INHERENT VICE, prochain film de Paul Thomas Anderson, sera à l’affiche le 4 mars 2015 !

Un film extrêmement dense, complexe et avouons-le, légèrement inaccessible, qui nous a donné envie de revenir sur la filmo du cinéaste, pour mieux le déchiffrer.
Ainsi, Maxime, Arkham, Loris, Vivien, Anna et moi avons décidé de faire une rétrospective de l’auteur.

6 films: Hard Eight, Boogie Nights, Magnolia, Punch Drunk Love, There Will Be Blood, et The Master.
Chacun de nous aura visionné chronologiquement ces 6 long-métrages, dans l’idée d’extraire la substance de son oeuvre, et ainsi définir pourquoi cet auteur est si fascinant.

Chacun de nous vous proposera, jusqu’au 4 mars 2015, la critique de l’un de ces films; synthétisant ainsi, nos échanges à propos des œuvres, tout en mettant en avant nos différentes sensibilités de rédacteurs.
Nous conclurons ce dossier par une relecture critique d’ INHERENT VICE, appuyée par une vision plus exhaustive de l’auteur Paul Thomas Anderson.

En espérant que l’initiative vous plaira !

[divider]DOSSIER PAUL THOMAS ANDERSON[/divider]

HARD EIGHT

[column size=one_half position=first]

HardEight_onesheet-1-500x718

[/column][column size=one_half position=last ][cbtabs]

[cbtab title= »Georges »]

note de GEORGESLECHAMEAU : 7,6

« Si la forme peut convaincre sans surprendre, P.T.A. aborde déjà quelques thèmes récurrents dans sa filmo : transmission, paternité, argent« 

LIRE SA CRITIQUE [/cbtab]

[cbtab title= »LORIS »]

note de LORIS : 7,5

« Une histoire plutôt singulière et bien emballée ; PT Anderson se démarque déjà des autres productions américaines, de par l’écriture et la caractérisation de ses personnages »

[/cbtab]

[cbtab title= »ANNA »]

note d’ ANNA : 7

« On rentre directement dans l’univers de PTA ; on ne sait pas où l’histoire va nous mener, et PTA sait entretenir le mystère… Même si au fur et à mesure que le film avance, on est déçu. »

[/cbtab]

[cbtab title= »ARKHAM »]

note de ARKHAM : 7

« une parabole intéressante sur la paternité, la responsabilité, la conscience »

[/cbtab]

[cbtab title= »Vivien »]

note de VIVIEN : 6

 » L’impression d’être face à un brouillon, un film qui sonne très faux. « 

[/cbtab]

[cbtab title= »Maxime »]

note de MAXIME : 7

« Premier essai convaincant même si ça reste un petit film. »

[/cbtab]

[cbtab title= »Moy. »]

Notre moyenne : 7,1

CRITIQUE de HARD EIGHT
CRITIQUE de BOOGIE NIGHTS
CRITIQUE de MAGNOLIA
CRITIQUE de PUNCH DRUNK LOVE
CRITIQUE de THERE WILL BE BLOOD
CRITIQUE de THE MASTER
CRITIQUE DE INHERENT VICE

[/cbtab][/cbtabs][/column]

BOOGIE NIGHTS

[column size=one_half position=first]

P.T.A (2)


[/column][column size=one_half position=last ][cbtabs]

[cbtab title= »LORIS »]

note de LORIS : 8,4

« Une gradation dans la mise en scène et l’écriture des personnages au service d’un divertissement enlevé, clinquant et fun mais aussi sombre et désenchanté. Passionnant. »

LIRE SA CRITIQUE  [/cbtab]

[cbtab title= »Georges »]

note de GEORGESLECHAMEAU : 8

« allégorie d’Hollywood – la grande putain, d’ou la cohérence avec l’univers du porno. Formellement, P.T.A. convoque beaucoup de grands auteurs, et réorganise avec génie. »

[/cbtab]

[cbtab title= »ANNA »]

note d’ ANNA : 6,5

« Premier film choral de PTA. Il réussi à filmer ses personnages un à un sans qu’il n’y ai de véritable coupure. Je n’ai pas tellement apprécié mais je conçois qu’il soit bien fait. »

[/cbtab]

[cbtab title= »ARKHAM »]

note de ARKHAM : 7

« Un schéma de base assez similaire à celui d’Hard Eight, la succès story américaine détraquée et viciée. Cette fois Anderson réveille sa caméra et propose une narration par le cadrage bien plus dynamique »

[/cbtab]

[cbtab title= »Vivien »]

note de VIVIEN : 7,5

 » Fresque à la Scorsese maitrisée de bout en bout. La mise en scène virtuose et ces plans-séquences incroyables viennent mener la démarche à bout, même s’il manque à Boogie Nights ce grain de génie qui a fait passer d’autres films du cinéaste à la postérité. »

[/cbtab]

[cbtab title= »Maxime »]

note de MAXIME : 8

« Un film plus ample qu’Hard Eight dans sa mise en scène et la galerie de personnages.  Incroyablement bien rythmé, fun et aguicheur, le style PTA commence à devenir jouissif ! »

[/cbtab]

[cbtab title= »Moy. »]

Notre moyenne : 7,6

CRITIQUE de HARD EIGHT
CRITIQUE de BOOGIE NIGHTS
CRITIQUE de MAGNOLIA
CRITIQUE de PUNCH DRUNK LOVE
CRITIQUE de THERE WILL BE BLOOD
CRITIQUE de THE MASTER
CRITIQUE DE INHERENT VICE

[/cbtab][/cbtabs][/column]

MAGNOLIA

[column size=one_half position=first]

P.T.A (4)



[/column][column size=one_half position=last ][cbtabs]

[cbtab title= »ARKHAM »]

note de ARKHAM : 6,8

« Anderson signe un film riche et ambitieux, auquel il manque une ligne directrice pour paraître plus cohérent et plus captivant. »

LIRE SA CRITIQUE [/cbtab]

[cbtab title= »LORIS »]

note de LORIS : 8,5

« Foutraque, parfois trop long et un peu bancal, Magnolia est toutefois d’une audace folle et d’une virtuosité constante. PTA a voulu faire son gros film, peut être un peu trop tôt dans sa carrière. Ce qui m’a fait penser au Laurence Anyways de Dolan, dans cette envie de nous pondre un (trop) long truc ample. »

[/cbtab]

[cbtab title= »Georges »]

note de GEORGESLECHAMEAU : 6

« j’ai rarement été aussi perplexe devant un film; Mise-en-scène parfois TRÈS impressionnante, mais dans le fond, Le manque de ligne générale complètement assumé donne un coté prétentieux et frustrant au film »

[/cbtab]

[cbtab title= »ANNA »]

note d’ ANNA : 8

« Malgré quelques lourdeurs et redondances, PTA arrive à entremêler le destins de ses personnages avec délicatesse, la coupure entre les différents milieux est fluide, presque imperceptibles.  Encore ici la BO est superbe »

[/cbtab]

[cbtab title= »Vivien »]

note de VIVIEN : 9

« Meilleur film choral contemporain, mélange des genres et des tons, fresque passionnante de trois heures sans faute de rythme ou de goût, jusqu’au final inoubliable. »

[/cbtab]

[cbtab title= »Maxime »]

note de MAXIME : 4

« Boursouflé, trop long, trop tape à l’œil. On ne voit que la mise en scène et, ça, c’est un soucis. Boogie Night fonctionne bien mieux car les prétentions ne sont pas aussi hautes et, surtout, la galerie de personnages est bien mieux écrite. »

[/cbtab]

[cbtab title= »Moy. »]

Notre moyenne : 7

CRITIQUE de HARD EIGHT
CRITIQUE de BOOGIE NIGHTS
CRITIQUE de MAGNOLIA
CRITIQUE de PUNCH DRUNK LOVE
CRITIQUE de THERE WILL BE BLOOD
CRITIQUE de THE MASTER
CRITIQUE DE INHERENT VICE

[/cbtab][/cbtabs][/column]

PUNCH DRUNK LOVE

[column size=one_half position=first]

P.T.A (6)




[/column][column size=one_half position=last ][cbtabs]

[cbtab title= »ANNA »]

note d’ ANNA : 8

« Même si dans l’air des entrepôts plane un parfum de pessimisme, la mise en scène brute et l’image tirant sur le bleu préparent tout en finesse cette histoire d’amour naissante, dans un monde désabusé. »

LIRE SA CRITIQUE[/cbtab]

[cbtab title= »ARKHAM »]

note de ARKHAM : 8

« pour reprendre l’angle « musical » avec lequel j’ai abordé Magnolia, ici la musique me plaît et me parle. Peut-être parce que le focus est davantage resserré sur le couple de l’histoire, portant donc un état d’esprit plus lisible car centré sur une passion commune ? »

[/cbtab]

[cbtab title= »LORIS »]

note de LORIS : 8

« Une rupture dans sa filmographie: une sorte de bonbon acidulé aux couleurs de l’arc-en-ciel. Sa récréation peut-être. Un joli film, où le rire naît surtout, encore une fois, de la personnalité décalée des personnages. une façon de dynamiter le genre de la comédie romantique. »

[/cbtab]

[cbtab title= »Georges »]

note de GEORGESLECHAMEAU : 9,3

« P.T.A. n’est jamais aussi convaincant que lorsqu’il resserre l’étau sur une ligne directrice, peu de personnages. Mise-en-scène juste dingue, la photo, la musique, TOUS les acteurs… Mais surtout la sensibilité du film, unique. Simple, et génial. »

[/cbtab]

[cbtab title= »Vivien »]

note de VIVIEN : 6

« Trop condensé pour souffler, un peu simple dans ses effets narratifs même si PTA donne de tout son corps de cinéaste. C’est surtout le fait de voir Sandler dans un bon rôle qui intrigue. Premier visionnage mais peu convaincu… »

[/cbtab]

[cbtab title= »Maxime »]

note de MAXIME : 8

« Un film plus recentré, plus précis, plus clair et du coup la carte de l’émotion fonctionne à plein régime. Bref, une petite bouffée d’air frais dans sa filmo. »

[/cbtab]

[cbtab title= »Moy. »]

Notre moyenne : 7,8

CRITIQUE de HARD EIGHT
CRITIQUE de BOOGIE NIGHTS
CRITIQUE de MAGNOLIA
CRITIQUE de PUNCH DRUNK LOVE
CRITIQUE de THERE WILL BE BLOOD
CRITIQUE de THE MASTER
CRITIQUE DE INHERENT VICE

[/cbtab][/cbtabs][/column]

THERE WILL BE BLOOD

[column size=one_half position=first]

P.T.A (8)





[/column][column size=one_half position=last ][cbtabs]

[cbtab title= »Vivien »]

note de VIVIEN : 9,5

« Chef d’oeuvre aux multiples facettes, casting parfait, maestria formelle, final splendide, vision désenchantée de l’ambition traitée sans condescendance. Un classique moderne. »

LIRE SA CRITIQUE[/cbtab]

[cbtab title= »Maxime »]

note de MAXIME : 9

« Une démonstration de mise en scène. Une claque. »

[/cbtab]

[cbtab title= »ANNA »]

note d’ ANNA : 8,5

« Un film hypnotisant, le plus abouti de sa carrière. Une mise en scène toujours bien maîtrisée et prodigieuse. La tension va crescendo, pas de faiblesses dans le rythme. Daniel Day-Lewis est vraiment fascinant. La BO, est ici géniale et troublante. Bref. Un film qui ne laisse pas indifférent. »

[/cbtab]

[cbtab title= »ARKHAM »]

note de ARKHAM : 8

« une grande peinture de l’Amérique où ses deux valeurs souveraines, la foi puritaine et l’argent sont placées en antagonistes de manière frontale, antagonisme poussé à son paroxysme à la fin du film. Une fois de plus P.T.A donne une grande place à la musique dans sa narration »

[/cbtab]

[cbtab title= »LORIS »]

note de LORIS : 9,5

« There Will Be Blood est un véritable diamant noir, hanté par la musique dissonante de Johnny Greenwood et les compositions tout aussi inquiétantes et hallucinées de D.D. Lewis et Paul Dano. Un face à face fascinant rehaussé par la mise-en-scène de PTA qui atteint ici selon moi son point culminant. »

[/cbtab]

[cbtab title= »Georges »]

note de GEORGESLECHAMEAU : 9,3

« PDL et TWBB, tout en étant diamétralement opposés, contiennent la quintessence de la filmo de P.T.A. L’un par l’émotion ; l’autre par le propos – d’une ampleur folle. Dans les deux, une mise-en-scène démente, une sensibilité forte, une variation sur le thème de l’obsession »

[/cbtab]

[cbtab title= »Moy. »]

Notre moyenne : 8,9

CRITIQUE de HARD EIGHT
CRITIQUE de BOOGIE NIGHTS
CRITIQUE de MAGNOLIA
CRITIQUE de PUNCH DRUNK LOVE
CRITIQUE de THERE WILL BE BLOOD
CRITIQUE de THE MASTER
CRITIQUE DE INHERENT VICE

[/cbtab][/cbtabs][/column]

THE MASTER

[column size=one_half position=first]

P.T.A (10)[/column][column size=one_half position=last ][cbtabs]

[cbtab title= »Maxime »]

note de MAXIME : 9,2

« En alliant virtuosité formelle et émotion, Paul Thomas Anderson fait de The Master son film le plus accompli. »

LIRE SA CRITIQUE[/cbtab]

[cbtab title= »ANNA »]

note d’ ANNA : 8

« Visuellement et formellement irréprochable. Puis, tant de thèmes abordés ici, qu’on pourrait s’y perdre, comme dans ses films chorals. Le plus notable: cette critique du rêve américain brisé, via cette relation de maître à élève, Phoenix et Hoffman merveilleux « 

[/cbtab]

[cbtab title= »LORIS »]

note de LORIS : 7

« PTA a un don pour la direction d’acteurs et c’est à nouveau un régal d’assister à leurs impressionnantes performances. Toutefois, j’ai été beaucoup plus hermétique à l’histoire, traitant d’un sujet pourtant pas inintéressant mais qui m’a laissé indifférent. »

[/cbtab]

[cbtab title= »ARKHAM »]

note de ARKHAM : 7

« Les personnages et leur différences de valeurs et d’attitudes sont mis en miroir. Là encore, on peut creuser les oppositions/associations entre un pôle frustre et un pôle sophistiqué représentant les 2 faces d’une même pièce, la civilisation américaine s’égarant dans ses tentatives de contrôle de soi, de maîtrise de son environnement et de sa condition. « 

[/cbtab]

[cbtab title= »Georges »]

note de GEORGESLECHAMEAU : 7,5

« P.T.A. explore à fond les rapports de transmission, et pousse ce qu’il avait déjà abordé, la religion et le culte (du mensonge) ; chaque scène est très différente de la précédente, impressionnante de précision et de beauté. Le rythme souffre toutefois de cette hétérogénéité. Bref c’est très bien mais un peu inaccessible »

[/cbtab]

[cbtab title= »Vivien »]

note de VIVIEN

[/cbtab]

[cbtab title= »Moy. »]

Notre moyenne : 7,5

CRITIQUE de HARD EIGHT
CRITIQUE de BOOGIE NIGHTS
CRITIQUE de MAGNOLIA
CRITIQUE de PUNCH DRUNK LOVE
CRITIQUE de THERE WILL BE BLOOD
CRITIQUE de THE MASTER
CRITIQUE DE INHERENT VICE

[/cbtab][/cbtabs][/column]

[divider]INHERENT VICE[/divider]

[column size=one_half position=first ]

4 mars Inherent Vice

[/column]
[column size=one_half position=last ]
CRITIQUE
CONCOURS
5 magnifiques posters pleins de promesses
TRAILER #2 ULTRA-CLASSE
TRAILER #1 entre joie et déception

Titre original : Inherent Vice
Réalisation : Paul Thomas Anderson
Scénario : Paul Thomas Anderson, d’après l’oeuvre de Thomas Pynchon
Acteurs principaux : Joaquin Phoenix, Reese Witherspoon, Jena Malone, Josh Brolin, Owen Wilson, Benicio Del Toro
Pays d’origine : U.S.A.
Sortie : 4 mars 2015
Durée : 2h28min
Distributeur : Warner Bros. France
Synopsis : L’ex-petite amie du détective privé Doc Sportello surgit un beau jour, en lui racontant qu’elle est tombée amoureuse d’un promoteur immobilier milliardaire : elle craint que l’épouse de ce dernier et son amant ne conspirent tous les deux pour faire interner le milliardaire… Mais ce n’est pas si simple…

[/column]

 

Écoutez-nous !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires
0
Un avis sur cet article ?x
()
x