Photo du film THE LOVED ONES
Crédits : ARP Sélection

THE LOVED ONES, tétanisant | Critique

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4.5

Grâce à THE LOVED ONES, Sean Byrne se présente comme un jeune réalisateur talentueux. Ce premier long métrage est une véritable claque pour le spectateur.

La mise en scène est tout simplement brillante. Sean Byrne (Dangerous Animals) a su trouver le parfait équilibre entre la vue et la suggestion. Il satisfera donc les amateurs du genre gore, à l’aide de quelques séquences remarquables de torture et d’agressions. Mais il ne tombe jamais dans la surenchère : avec intelligence, il laisse l’imagination du spectateur le submerger de profondes craintes.

De plus, les cris de souffrance et d’agonie de Brent (interprété par Xavier Samuel) sont tétanisants. Ce son de douleur est à l’image de la bestialité d’un homme déshumanisé, reflet de nombreux sévices. Comment ne pas sombrer face à un tel spectacle ? L’effroi a été tel qu’un spectateur fit un malaise durant sa projection en salle. Les cris de ce spectateur se sont mêlés avec horreur au film. Coïncidence ou coup de la terreur ?

La torture n’est pas gratuite : elle est la cause d’une folie décrite avec maîtrise. Une famille aliénée et aliénante que le cadre, les décors et le jeu des acteurs traduisent justement. Avant même que le pire ne commence, la mise en place de ces quelques éléments laissait présager le pire. La folie est envahissante et laisse peu d’espoir à cet univers.

Le réalisateur fait preuve d’une imagination sans limite qui rythme ce film poignant. La nervosité saisit les estomacs de chacun et provoque le rire des spectateurs. Mais il ne faut pas se fier aux apparences. Ce rire nous permet de nous rassurer en nous rappelant que nous sommes dans une salle en sécurité. Pourtant, il est difficile de s’échapper : THE LOVED ONES nous ramène régulièrement à lui. C’est pourquoi la vengeance de Brent est délicieusement jouissive. C’est dans le ridicule assumé que le film achève certains de ses personnages. Le spectateur s’en sort sain et sauf… mais finalement, on en redemanderait presque.

Alexandra

Auteur·rice

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Note finale