Photo de la saison 4 de la série LA CHRONIQUE DES BRIDGERTON
Crédits : Liam Daniel / Netflix

La Chronique des Bridgerton – saison 4 : secrets, scandales et passions interdites

Noter0 Note
4

Après deux ans d’attente, la saison 4 de la série La Chronique des Bridgerton est arrivée sur la plateforme Netflix, diffusée en deux parties, dont la dernière est sortie le 26 février. Cette fois-ci, la saison est centrée sur Benedict Bridgerton (Luke Thompson), le cadet de la famille.

Cette nouvelle saison, très attendue par les internautes, s’avère être une agréable surprise. Tout en restant ancrée dans ses traditions, elle propose de nouveaux choix scénaristiques, remarqués et appréciés par les fans.

Une romance royale revisitée dans La Chronique des Bridgerton – saison 4

L’intrigue s’inspire librement du conte de Cendrillon, en revisitant le mythe de l’amour impossible entre une jeune femme ordinaire et un membre de la haute société.

La saison s’ouvre sur un bal masqué au cours duquel Benedict Bridgerton rencontre une jeune femme vêtue d’argent, surnommée Lady in Silver. Le charme opère, mais lorsque minuit sonne, le fils cadet se retrouve avec le gant d’une femme dont il ignore tout. Commence alors une quête amoureuse qui rythme le début de la saison.

Sa mystérieuse inconnue n’est autre que Sophie Baek (Yerin Ha), une jeune servante au passé compliqué et à l’histoire familiale obscure. Expulsée de Londres, contrainte de travailler à la campagne, elle est victime d’une agression de la part du fils de ses employeurs. Benedict intervient pour la protéger et l’héberge, ignorant sa véritable identité.

Peu à peu, un lien de confiance se tisse entre eux, tandis que Benedict continue de rechercher la mystérieuse femme du bal, sans se douter qu’elle se trouve déjà à ses côtés.

La série montre que la différence de statut – ici entre un noble et une servante – rend leur relation bien plus complexe. Dans la haute société du XIXe siècle, ce type d’union est rarement accepté, ce qui complique cette idylle à la fois passionnée et interdite.

La saison oscille ainsi entre conte et romance, tout en proposant une lecture moderne qui dynamise l’ensemble.

Intrigues parallèles et fragilités intimes

Contrairement aux précédentes saisons, le scénario propose ici une multitude d’intrigues secondaires. Elles dynamisent le récit en rebondissant constamment d’un personnage à l’autre.

La Reine Charlotte (Golda Rosheuvel), profondément seule et hantée par la crainte de perdre son époux malade, s’oppose au départ de Lady Danbury. Cette relation met en lumière un conflit chargé d’affection, nourri par une peur viscérale de l’abandon.

Dans ce contexte, elle demande également des comptes à Pénélope Bridgerton (Nicola Coughlan), la fameuse Lady Whistledown. En lui imposant un cadre strict d’écriture, elle transforme peu à peu sa liberté d’expression en contrainte.

La série aborde aussi un sujet inédit : le deuil. Une disparition soudaine, liée à une rupture d’anévrisme, vient bouleverser l’équilibre du récit. La gestion du chagrin et les conventions sociales associées mettent en lumière les tensions entre émotions personnelles et attentes collectives.

Enfin, la relation entre Violet Bridgerton (Ruth Gemmell) et Marcus Anderson (Daniel Francis) se concrétise. Cette idylle plus mature apporte une respiration bienvenue et se distingue des romances habituelles de la série.

Ces intrigues secondaires insufflent un dynamisme nouveau et enrichissent l’ensemble.

Désir, corps et émancipation

La série adopte une perspective plus affirmée sur le rapport des femmes au désir. Elle rappelle que la découverte du plaisir ne s’arrête pas à la jeunesse, mais qu’elle évolue avec le temps.

À travers la relation entre Violet et Marcus, le récit explore la redécouverte du corps féminin et la construction du plaisir à différents moments de la vie.

En parallèle, la série met en lumière l’ignorance dans laquelle sont maintenues les jeunes femmes concernant la vie conjugale. Ce manque d’information souligne les inégalités et les non-dits entourant le mariage.

Si la série développe une réflexion intéressante sur les secondes chances et les amours plus mûres, elle revient également à son couple central, dont l’alchimie fonctionne efficacement à l’écran.

Ici encore, La Chronique des Bridgerton bouscule légèrement ses codes en accordant davantage de place aux désirs féminins et aux contraintes sociales qui les encadrent.

Finalement, cette saison 4 de La Chronique des Bridgerton parvient à conserver ce qui fait le succès de la série tout en apportant quelques évolutions. L’histoire entre Benedict et Sophie fonctionne, malgré son aspect classique, et les intrigues secondaires enrichissent l’ensemble.

Sans révolutionner la formule, la série reste efficace et agréable à suivre. Une saison solide, qui confirme l’attachement du public et donne envie de découvrir la suite.

— Émilie BINET

Auteur·rice

Nos dernières bandes-annonces