Petite ville du nord-ouest des Etats-Unis (Oregon à priori), Eureka semble au premier abord être un endroit tout à fait normal et paisible. C’est ce que se dira le Marshall John Carter en arrivant là-bas avec sa fille, suite à un accident. Toutefois, il se rendra vite compte que cette sérénité n’est souvent qu’une façade : en effet, Eureka est une ville où le gouvernement incite les plus grands savants et inventeurs à s’installer avec leurs familles pour y pousser leurs recherches les plus folles. Et les expériences, ça foire parfois…

Note de l’Auteur

[rating:5/10]

Saison : 1
Nombre d’épisodes : 12
Date de 1ère diffusion US : 18 juillet 2006 (SyFy)
Date de 1ère diffusion FR : 24 octobre 2007 (Série Club)
Création : Andrew Cosby, Jaime Paglia
Avec Colin Ferguson, Joe Morton, Ed Quinn, Salli Richardson, Neil Grayston, Jordan Hinston, Erica Cerra
Générique :

Première série produite par la chaîne câblée Sci-Fi (devenue SyFy depuis), qui comme son nom l’indique est spécialisée dans la diffusion de programmes liés à la science-fiction et au fantastique, Eureka manque naturellement de moyens. Et évidemment pour une série SF, ça se voit assez vite et dès le pilote, on se dit que les effets spéciaux datent du début des années 90. Et si on ajoute les extérieurs de Vancouver, très vus dans ces années là notamment dans X-Files, cette série commence avec un mauvais à-priori : celle d’une série cheap et déjà datée.

Et c’est un peu le cas. On se rend aussi vite compte que les personnages sont également joués et caractérisés à l’économie. Les traits sont assez grossiers et les relations assez classiques. Les acteurs ne sont pas foncièrement mauvais mais on sent qu’ils en font le minimum. Mais bizarrement ils bénéficient d’un capital sympathie assez élevé : l’humour des personnages et la légèreté des situations rend l’ensemble assez cohérent finalement.

Car le vrai point fort d’Eureka dans sa première saison, c’est de livrer dans chaque épisode avec une bonne dose d’humour et de détachement le problème SF de la semaine, un peu comme dans les anthologies des années 60. Il y a certes un fil conducteur tout au long de la saison au sujet d’un Artefact mais chaque épisode traite d’un thème SF connu : la manipulation temporelle, les machines qui se détraquent, un rayon de la mort qui menace, les paradoxes, les E.T., etc… Et finalement, le fan de SF y trouve généralement son compte car, d’entrée de jeu, la série n’a aucune prétention (contrairement à des séries plus prestigieuses comme Battlestar Galactica).

En fait, Eureka est une série moyenne dans sa première saison. Assez pauvre visuellement mais relativement “détendue”, la série offre sa dose de SF à chaque épisode avec régularité. Bien sûr, ça ne vole pas haut, mais entre certaines bouses et les séries “haut de gamme”, des séries moyennes, un peu “old-school” dans la forme et pas toujours révolutionnaires, ont le mérite d’exister et de raconter des histoires honnêtes et relativement simples, sans prétention. Eureka est une série “détente” en fait, pas plus, pas moins.

[critique série] Eureka – Saison 1

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