Photo (1) de la série WONDERFALLS

Négative, égoïste, narcissique, Jaye Tyler, 20 ans, est la fille qu’on aime détester. Mais un jour son existence est bouleversée.
Dans la boutique de souvenirs où elle travaille, des figurines animalières (sous forme de jouets, images, peluches ou autres) commencent à lui parler. Leurs messages cryptés l’amènent à venir en aide à certaines personnes. En faisant ainsi preuve de générosité, Jaye va-t-elle trouver un sens à sa vie ?

Note de l’Auteur

[rating:8/10]

Saisons : 1
Nombre d’épisodes : 13
Format : 42 minutes
Date de 1ère diffusion US : 12 mars 2004 (FOX)
Date de 1ère diffusion FR : 27 avril 2005 (Téva)
Titre original : Wonderfalls
Création : Bryan Fuller, Todd Holland
Avec Caroline Dhavernas, William Sadler, Diana Scarwid, Lee Pace

Opening :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=VnhrXZ4aKro[/youtube]

Co-création de Todd Holland (notamment réalisateur sur Malcolm) et de Bryan Fuller (à qui l’on doit Dead Like Me et Pushing Daisies, et bientôt à l’origine du remake de la série Les Monstres ainsi que de l’adaptation d’Hannibal – Lecter -), Wonderfalls n’aura pas fait long feu. On le comprendra aisément tant la nature onirique, poétique et “OVNIesque” de la série détonne pour l’époque. On retrouve ici les mécanismes découlant de l’excellente Dead Like Me : un univers réaliste avec une légère pointe de fantastique prétexte aux histoires, une jeune héroïne désabusée au caractère bien trempé et surtout un certain humour noir assez délicieux.

Sans sombrer dans la noirceur occasionnelle de Dead Like Me, on retrouve ici l’humour des enchaînements de situations improbables de cette série. Ici l’héroïne n’est pas morte mais entend des voix d’animaux en plastique. On reconnait là le point de départ très absurde, cher à Bryan Fuller, qui lui permet progressivement de dépeindre avec beaucoup de cynisme et un certain affect une cellule familiale étrange, via la voix-off de l’héroïne. Le casting, composé globalement d’acteurs inconnus à l’exception du futur héros de Pushing Daisies, gère très bien l’expressivité et la dynamique particulière qui animent cette famille.

Photo (2) de la série WONDERFALLS

Très proche dans l’esprit de Dead Like Me, il faudra donc être aficionado de ce type d’humour pour comprendre et apprécier Wonderfalls mais il s’avère très vite évident que si la recette semble déjà usée par sa consoeur, son efficacité n’en est pas amoindrie.

Véritable bizarrerie à l’instar des autres séries de son créateur, la série a été stoppée au bout de 13 épisodes, injustement en mon sens (et après la diffusion de seulement 4 épisodes !) : on retrouve ici ce qui était plaisant dans Dead Like Me. Un ton décalé, un cynisme assumé et un onirisme maitrisé : la recette fonctionne bien. On partage les courtes aventures de Jaye et de sa famille avec délectation et un sourire aux lèvres. On notera tout de même qu’un épilogue sous la forme d’un crossover (après l’arrêt de la série) avec Pushing Daisies ravivera cette flamme trop vite éteinte.

Très proche dans l’esprit de Dead Like Me, il faudra donc être aficionado de ce type d’humour pour comprendre et apprécier Wonderfalls mais il s’avère très vite évident que si la recette semble déjà usée par sa consoeur, son efficacité n’en est pas amoindrie : l’humour fait mouche, le rythme est décousu mais prenant et l’absurdité de l’ensemble est dépaysant (sans parler du cadre des chutes du Niagara, pas le cadre le plus habituel pour une série). Je ne saurais donc que conseiller les 13 petits épisodes qui composent cette série, d’autant plus si vous avez apprécié Dead Like Me ou Pushing Daisies.

Photo (3) de la série WONDERFALLS

[critique série] Wonderfalls

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