Après le succès de son coffret collector en édition limitée à 1 500 exemplaires épuisés dès la pré-commande, The Jokers Films, l’éditeur français, commercialise depuis le 28 février 2020 une version Steelbook, augmentée de 4 heures de bonus indispensables dont on vous propose le résumé.

« Le cercle de confiance », pour ne plus rien ignorer de la conception du film

Bong Joon-Ho et ses acteurs expliquent la démarche créative autour du film. De nombreuses anecdotes issues d’autres tournages nous apprennent que Parasite existe depuis bien longtemps dans l’esprit du metteur en scène. Se superposent aux commentaires du réalisateur de nombreux dessins du Story-Board, expliquant notamment certains termes clés du film (« le plan » perturbé avec l’arrivée de l’ancienne gouvernante notamment). Il est intéressant d’apprendre que le réalisateur a choisi tardivement de réunir les trois familles sous un même toit dans son scénario. L’homme au sous-sol par exemple, climax scénaristique, est intervenu dans l ‘histoire quatre ans après que l’idée globale ait germé dans l’esprit du metteur en scène.

Le réalisateur explique comment lui sont venus les rebondissements majeurs de son scénario et le surplus d’information est rendu ludique à l’aide d’extraits du film. La conceptualisation gagne en clarté et le spectateur visualise pleinement les mécanismes qui ont conduit à l’élaboration d’un scénario dantesque. Toute l’importance du travail sur le story-board est soulignée par la place millimétrée qu’occupe chacun des éléments autour de la maison (mais aussi par l’analyse d’une séquence de 7 minutes « du stoy-board au film ») : les nombreux schémas que donnent à voir le documentaire attestent de cette rigueur ayant donné lieu à des plans mémorables. D’un concours pour choisir la meilleure scène au cinéma comportant un escalier à de nombreuses anecdotes de repérages, des détails inédits sont donnés. On y réalise aussi encore une fois toute la complicité entre Bong Joon-Hoo et son acteur fétiche Song Kang-Ho.

Dans cet entretien réalisé pour OCS, le réalisateur se livre et présente tous les films qui l’ont inspiré et lui ont permis de réaliser des œuvres invitant le spectateur à se questionner sur différents thèmes : le manichéisme qui nous entoure, le besoin de héros, le déterminisme social… Toute son affection pour Chabrol et Clouzot y est expliquée. On réalise notamment que l’infiltration dans une famille bourgeoise présentée dans Parasite a fortement été inspiré de Quand la bête meurt de Chabrol et que les thématiques chères au cinéma de Bong Joon-Ho ont fortement été guidées par le cinéaste français. Comme dans le premier documentaire proposé par les bonus, le réalisateur revient longuement sur l’escalier et sa symbolique. Les questions durant l’entretien y sont habilement orientés et sont à l’origine d’un entretien qui devrait ravir la plupart des cinéphiles.

Notre critique de PARASITE

La masterclass au Festival Lumière à Lyon

Une masterclass riche en enseignement où Bong Joon-Ho livre encore une fois de nombreuses anecdotes. Les références au cinéma français y sont expliquées avec davantage de précision et l’entretien pousse à se replonger dans tout ce qui a pu influencer le metteur en scène Coréen pour Parasite.

Bong Joon Ho au festival lumière à Lyon.

Les coulisses du doublage

Ce court support souligne l’importance du travail trop méconnu des doubleurs ayant donné vie à la version française de Parasite. Des consignes artistiques qu’ils reçoivent aux multiples enregistrements, on y réalise toute l’ampleur du travail réalisé par ces acteurs de l’ombre, jouant véritablement les scènes devant leur micro pour faire ressortir au mieux les spécificités de la langue Coréenne. De plus, la voix-off explique de manière assez simple tout le vocabulaire technique qui entoure le doublage et les images nous apprennent avec ludisme comment un studio de doublage se présente.

Éclairage sur Parasite par Stéphane du Mesnildot

Une analyse rigoureuse et technique du film partant de la place qu’occupe les personnages avant d’expliquer la satyre sociale et la démarche opérée par Bong Joon-Ho afin de politiser sa fiction. Un point de vue qui éclaircira les cinéphiles les plus aguerris.

Pour finir, les mots de The Jokers Films, l’éditeur français, à propos du visuel choisi pour le Steelbook : « Nous avons souhaité matérialiser cette vision géniale de Bong Joon-Ho (qui a lui même dessiné les plans de la maison), avec un visuel de steelbook qui serait une représentation de la maison de la famille Park, telle qu’on la visualise dans l’espace lorsqu’on sort de la salle. Nous avions comme première référence le travail de l’artiste Chris Ware, et nos amis coréens de Plain Archive, nous ont rapidement mis sur la voie de Ji-su Choi, une talentueuse artiste coréenne habituée de ce genre de représentations dans l’espace. En gros, on lui a dit qu’on voulait les Sims, mais version Parasite. Le résultat est d’une précision qui selon nous fait honneur au film d’orfèvre qu’est Parasite. »

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