MINUIT À PARIS, de l’amour – Critique

Est-il possible de se renouveler alors qu’on parle toujours d’amour ? Woody Allen répond « oui ».

En jouant avec le temps et l’histoire, le réalisateur de Annie Hall donne à son œuvre à la fois poésie et originalité. En ce qui concerne le décor, la capitale à l’heure 1920 est magnifique. C’est un plaisir de visiter les petits cafés qui ont inspiré tant d’artistes de renoms. Minuit à Paris est un film sur l’amour. L’amour entre les personnages, l’amour de la ville.
Owen Wilson sort de son ressort comique et on peut dire qu’à l’instar de Kad Merad pour Je Vais Bien Ne t’en Fais Pas, c’est peut être son meilleur rôle. Il arrive à la fois à être touchant et drôle, sans tomber dans l’excès. En homme perdu, un peu désabusé par sa vie, recherchant sa véritable place, on retrouve un peu le personnage que Woody Allen a tant de fois interprété, et porté à l’écran.

Minuit à Paris est un film sur l’amour. L’amour entre les personnages, l’amour de la ville.

Pour l’accompagner, une pléiade de grands acteurs qui, chacun à sa manière, arrivent à donner vie à leurs personnages sortis du passé. Ceux du présent ne sont pas en reste, avec un Paul exécrable au possible et un père protecteur, comique malgré lui. Mention spécial pour Ernest Hemingway et Salvador Dalí qui crèvent l’écran par leur charisme et leur humour même en l’espace de quelques minutes.
C’est justement là que se situe peut-être le défaut du film. Woody Allen a pris le risque de porter à l’écran beaucoup trop de figures historiques. Et comme il ne peut y avoir de la place pour tout le monde, certains sont sous-exploités alors qu’ils auraient mérité un traitement différent.

Mais ne boudons pas notre plaisir, Minuit à Paris a beaucoup de charme, et on en regrette presque le retour à la réalité.

Allan

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Teddy Devisme
Teddy Devisme
Invité.e
1 février 2012 17 h 02 min

Comment oublier la séquence du tout début qui s’apparente à un musée Grévin de Paris. Le contexte de l’amour de Paris est installé dès le début.

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