Photo du film FIRESTARTER
Crédits : Universal Studios

FIRESTARTER, pour un King de plus – Critique

Nouvelle adaptation du roman éponyme de Stephen King, FIRESTARTER constitue un bon divertissement. Sympathique, sans être brillant.

Sorti en 1984, le Charlie de Mark L. Lester n’est pas resté dans les mémoires comme un grand film. Il s’agissait d’une adaptation de Stephen King tout à fait correcte, divertissante, doté d’une des meilleures jeunes actrices de sa génération – à savoir Drew Barrymore. Toutefois, si le premier Charlie servait plutôt bien la soupe, son principal souci fut d’adapter l’un des romans de King les plus complexes. Il fallait donc amputer l’histoire de plusieurs membres, sans quoi le scénario aurait certainement paru indigeste. Ce premier film se concentre donc davantage sur les talents de télékinésie de la jeune Charlie, capable de déclencher des incendies à distance.

Photo du film FIRESTARTER
Crédits : Universal Studios

Moins un remake qu’une nouvelle adaptation, FIRESTARTER choisit de centrer davantage son récit sur les relations au sein de la cellule familiale de la jeune incendiaire. Perspective bienvenue, d’autant plus intéressante que le père est désormais interprété par Zac Efron. Souvent résumé à ses premiers rôles d’adolescents, l’acteur avait pourtant déjà magistralement interprété Ted Bundy dans Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile en 2019. Et cette nouvelle incursion dans un registre plus dramatique lui sied parfaitement. À la fois inquiétant et attendrissant, Efron semble, au fil des années, révéler un véritable talent pour le genre.

Malheureusement, cette nouvelle adaptation de FIRESTARTER finit par souffrir des mêmes défauts que son aîné. À trop vouloir insister sur les liens familiaux qui unissent les personnages, le film en oublie quelque peu de dérouler son scénario. Invités à subir des tests scientifiques au cours de leurs études, les parents de Charlie ont développé des talents parapsychiques dont elle est l’héritière. Pourtant au cœur du récit, la traque dont ils font l’objet par intérêt gouvernemental, se révèle trop sporadiquement survolée. Certains enjeux viennent alors à manquer de clarté.

Photo du film FIRESTARTER
Crédits : Universal Studios

On peut également reprocher à FIRESTARTER son caractère lisse, presque normalisé, comme entré dans le moule des adaptations de King modernes. Il manque effectivement d’audace. Bien qu’il place son intrigue à notre époque, cette tentative de renouveau tombe quelque peu à plat, car elle handicape le récit. En effet, à l’ère des smartphones et d’Internet, la chasse à l’homme implique de nouvelles problématiques. Que FIRESTARTER esquive, non sans peine. Si le film se révèle, à bien des égards, loin d’être mauvais, il peine cependant à présenter un véritable intérêt.

Au point qu’il ne s’en dégage qu’une énième redite de King, sans grande originalité. Dommage, car FIRESTARTER, dans ses quelques fulgurances, offre un joli spectacle horrifique. Des toilettes emplis de vapeur, à ces hommes s’écroulant malgré leurs combinaisons ignifugées, le film ne manque pas d’idées et insiste même avec virulence sur la cruauté humaine. Tout ceci confère à FIRESTARTER une aura sympathique, sans pour autant parvenir à en faire un grand film d’horreur. Une adaptation de Stephen King passable donc, mais pas détestable pour autant.

Lily Nelson

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Titre original : Firestarter
Réalisation : Keith Thomas
Scénario : Scott Teems, Stephen King
Acteurs principaux : Zac Efron, Ryan Kiera Armstrong, Sydney Lemmon
Date de sortie : 1er juin 2022
Durée : 1h34min
2.5
Pas ouf

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