Mac & Kelly viennent d’avoir un bébé. Ils découvrent les « joies » de la parentalité jusqu’à ce que Teddy, sa fratrie et tous les désagréments de grosses teufs quotidiennes emménagent dans la maison d’à coté.
Ou le début d’une guerre de voisins ou tous les coups bas sont possibles…

nous présente d’abord le couple / en utilisant tous les clichés que l’on peut avoir de la parentalité.
Étant moi-même deux fois papa, je me suis évidemment reconnu dans ce conflit qui oppose cet agressif changement de situation (responsabilités x1000, jeunesse terminée…), et ceux qui n’ont aucune empathie pour tout cela (les autres, les JEUNES.).
Bien sûr, ces petits trucs qui forment le quotidien d’un jeune parent sont exagérés, mais justement, passer par l’humour permet de ramener l’horreur de ces moments à quelque chose de vraiment trivial (les instants joyeux en famille, sont eux, très peu présents dans le film).

Puis arrive la fratrie dans la maison voisine, et son univers à part où superficialité et décadence sont maîtres, dépeinte dans le film, avec un mélange d’exagération et de rigueur ethnologique.
Un univers fascinant, qui, au delà des clichés véhiculés par les College Movies, nous montrent quelque chose d’inédit, comme cette introduction/présentation du mode de vie et des règles à respecter, ou la relation un peu à la vie à la mort entre les membres de la fratrie.

”Sous couvert de farce sans subtilité, NOS PIRES VOISINS essaie de nous parler de la peur de rentrer dans l’âge adulte, de la peur des responsabilités. Une des meilleures comédies de l’année.”

Le film nous parle donc de la rencontre entre ces deux univers, un choc culturel et une matière cinématographique riche.

Le couple Seth Rogen / Rose Byrne, aidés par d’autres trentenaires, échafaudent des plans complètement improbables et indignes de parents respectables, tandis qu’Efron et sa fratrie proposent une teuf à chaque fois plus impressionnante que celle de la veille; chacun cherche autant à se faire plaisir qu’à emmerder l’autre. Cela s’amplifie jusqu’à devenir carrément une raison de vivre.
Tout est histoire de confrontation : l’intime à la démesure, les vannes de Rogen contre le corps d’apollon d’Efron, Les stratagèmes vicieux opposés à la fougue bête de la jeunesse.

L’humour se présente du coup sous deux formes opposées mais complémentaires :
– Frontal, par les nombreux gags purement visuels du film (les airbags, le dildo fight, la scène du tire lait, le dance off…)
– Plus subtil, à travers la description, l’opposition puis le mélange de deux modes de vie.

Le rythme du film suit donc ce schéma de manière répétitive : contraste entre scènes du banal quotidien un peu exagéré pour obtenir l’effet comique et teufs toujours plus spectaculaires, puis  mélange des deux mondes pour construire une nouvelle base de discorde, ainsi de suite…

Photo du film NOS PIRES VOISINS © Universal Pictures Germany

Photo du film NOS PIRES VOISINS © Universal Pictures Germany

Les acteurs, toujours dans ce souci de dualité, n’hésitent pas à tutoyer le ridicule, uniquement pour le plaisir du spectateur, autant qu’ils cherchent subtilement à épaissir le profil psychologique de leurs personnages.
Efron, s’il ne cherche pas à briser son image d’apollon ultime (non mais c’est quoi ces obliques!), compose avec plus de nuances qu’on ne pourrait le croire un personnage conscient de sa superficialité mais désirant obtenir l’immortalité grâce au souvenir qu’on gardera de sa jeunesse décadente . Seth Rogen, lui, crée un personnage (assez réaliste) du mec qui a été cool mais qui craint de ne plus l’être.
Deux personnages qui ont en commun la peur de perdre leur jeunesse.

Ainsi, le titre français est trompeur. Pas de bon ou mauvais voisins, les deux partis agissent selon leurs propres motivations, et ont un but finalement commun : alimenter un conflit leur qui permet de garder cette jeunesse qui, inexorablement, finira par disparaître.

Au final, NOS PIRES VOISINS reprend les codes des comédies américaines récentes, s’inspire autant des films de Judd Apatow que de TED, puis plus généralement les Simpson, dans sa façon de mélanger le quotidien banlieusard banal, les références à la pop culture, et les situations comiques apocalyptiques typique du cinéma.
Sous couvert de farce sans subtilité, le film de  essaie de nous parler de la peur de rentrer dans l’age adulte, de la peur des responsabilités. Au final, une des meilleures comédies de l’année.

CASTING
Titre original : Neighbors
Réalisation : Nicholas Stoller
Scénario :Andrew J. Cohen Brendan O’Brien
Acteurs principaux : Seth Rogen, , Rose Byrne, ,
Pays d’origine : U.S.A.
Sortie : 06 Aout 2014
Durée : 1h37mn
Distributeur : Universal Pictures International France
Synopsis : Mac & Kelly viennent d’avoir un bébé. Ils découvrent les joies de la parentalité jusqu’à ce que Teddy, sa fratrie et tous les désagréments de grosses teufs quotidiennes emménagent dans la maison d’a coté.
Ou le début d’une guerre de voisins ou tous les coups bas sont possibles…
BANDE-ANNONCE