La 8ème édition du FESTIVAL DU FILM FRANCOPHONE D’ANGOULÊME aura lieu du 25 au 30 Août 2015 ! Y seront projetés un peu plus de 50 longs métrages francophones, une programmation aussi éclectique que passionnante, allant du Tout nouveau Testament de Jaco Van Dormaël au Nouveau, avec Max Boublil, en passant par le film d’animation Tout en haut du monde;
Le Blog du Cinéma y sera présent; vous pourrez ainsi retrouver sur cette page, nos avis sur les films présentés en  !

Vous pourrez également retrouver ICI nos avis sur les films présentés en avant première.

 

JE NE SUIS PAS UN SALAUD, de Emmanuel Finkiel

Titre original : Je ne suis pas un salaud
• Réalisation : Emmanuel Finkiel
• Scénario : Emmanuel Finkiel
• Acteurs principaux : Nicolas Duvauchelle, Mélanie Thierry, Driss Ramdi
• Pays d’origine : France
• Sortie :
 
 Durée : 1h51min
• Distributeur : Bac Films
• Synopsis : Eddie se sent noyé dans une société qui oublie ceux qui la composent, entre violence du quotidien et anonymat de la misère. Lorsqu’il est violemment agressé dans la rue, Eddie désigne à tort Ahmed, coupable idéal qu’il avait aperçu quelques jours avant son agression. Alors que la machine judiciaire s’emballe pour Ahmed, Eddie tente de se relever auprès de sa femme et de son fils et grâce à un nouveau travail. Mais bientôt conscient de la gravité de son geste, Eddie va tout faire pour rétablir sa vérité. Quitte à tout perdre…

Drame puissant et poignant JE NE SUIS PAS UN SALAUD décrit le parcours très réaliste et émouvant d’Eddie/ Nicolas Duvauchelle.
C’est un bon garçon qui essaie de s’en sortir: il cherche un boulot de commercial, s’est séparé de sa femme et essaie malgré tout d’être un bon père. Il est aussi conscient de ses limites et frustré de son état.

Le film dresse un portrait réaliste de notre société, à travers le regard acéré d’Eddie sur sa propre classe sociale, celle des petites gens qui vivent dans les cités, rament pour un salaire minable, font leurs courses le dimanche « comme des blaireaux » et n’ont que peu d’espoir de s’en sortir. Pour supporter tout ça il boit plus que de raison ou va s’entraîner à son club de tirs… L’agression gratuite qu’il subit souligne la tension et la violence dans lesquelles évoluent ces êtres qui volent et plantent pour un rien. Elle permet pourtant à Eddie de mener à nouveau une vie normale: il revit avec Karine/ Mélanie Thierry, accepte grâce à elle un boulot de cariste, très en deçà de sa formation et de sa valeur.
Nicolas Duvauchelle est bluffant et attachant dans ce très beau rôle que lui a offert le réalisateur Emmanuel Finkiel et nous sommes en empathie totale avec le personnage.
Le réalisateur décrit très bien les doutes et les émotions d’Eddie dans la désignation du suspect puis la confrontation dans le bureau de la juge d’instruction avec son agresseur présumé qu’il affronte sans le conseil d’un avocat, puisque c’est lui la victime.
Les pressions dont il fait l’objet de la part de l’entourage de l’agresseur, dont nous suivons en parallèle le parcours, lui feront prendre conscience qu’il n’est pas un salaud et reconnaître avec un certain courage devant la justice qu’il s’est trompé- avec des conséquences judiciaires pour lui.
Le rythme lent et la musique soulignent le cheminement de cet homme si seul qui sombre peu à peu dans une spirale infernale.
Les autres acteurs jouent tout aussi juste: Mélanie Thierry en épouse qui  tente d’aider son mari malgré lui et Nicolas Bridet en patron bienveillant qui tourne un peu trop autour de Karine.

@Sylvienoelle33

4df94-a148_a148c018_141019_r2ja_0001



 

LA PASSION D’AUGUSTINE, de Léa Pool

passion_augustine_poster_final_lr

Titre original : La Passion d’Augustine
• Réalisation : Léa Pool
• Scénario : Léa Pool
• Acteurs principaux : Céline Bonnier, Lysandre Ménard, Diane Lavallée
• Pays d’origine : Canada
• Sortie :
• Durée : 1h43min
• Distributeur : KMBO
• Synopsis : Simone Beaulieu, devenue Mère Augustine, dirige avec succès un petit couvent sur le bord du Richelieu. Passionnée, résiliente, Mère Augustine met toute son énergie et son talent de musicienne au service de ses élèves. Lorsque sa nièce Alice lui est confiée, c’est non seulement une nouvelle pianiste prodige qui fait son entrée, mais aussi une jeune femme dont les aspirations sont au diapason de l’époque et qui rappelle à Mère Augustine un passé qu’elle avait cru mis de côté définitivement. L’école, malgré sa petite taille, est un joyau musical qui rafle tous les grands prix de piano. Les murs respirent la musique. Matin, midi et soir, du grand couloir à l’escalier principal, résonne un flot de gammes, d’arpèges, de valses de Chopin et d’inventions de Bach. Et, à défaut de prier, on chante!… Mais lorsque le gouvernement du Québec instaure un système d’éducation public au milieu des années soixante, l’avenir de Mère Augustine et de ses Sœurs est menacé.

Une histoire passionnante ancrée dans l’histoire du Québec, des personnages très attachants et des émotions: tous les ingrédients sont réunis pour ce très beau film!
L’actrice Lysandre Ménard qui incarne Alice était présente lors de la projection. Elle nous a rappelé l’objectif de la réalisatrice Léa Pool: comprendre la façon dont les religieuses ont dû affronter l’exode programmé des élèves vers les écoles publiques, se placer de leur point de vue et donc leur rendre hommage pour leur rôle joué dans l’éducation de ces jeunes filles, toutes classes sociales confondues.
Et c’est réussi !  Nous sommes aux côtés de Mère Augustine (Céline Bonnier) et de toutes les sœurs lorsqu’elles lancent l’opération « Sauvons notre couvent! ».
Bien sur, et c’est l’une des forces du film, il ne prend parti ni ne porte de jugements. La réalisatrice s’attache plutôt aux ressentis des personnages et à leur capacité à affronter cette révolution pour les religieuses. Il est question de perte d’identité, de valeurs, des raisons de l’engagement religieux, mais aussi de féminisme et de la vie rythmée au sein de cette communauté particulière, de laquelle ne sont pas absents les enjeux de pouvoir. Et bien sûr il y est question de musique – la passion d’Augustine – qui voit en chaque accord une nouvelle émotion.
Au sein de ces bouleversements se nous une belle relation entre Alice et sa tante Mère Augustine, dont on apprendra un peu plus de sa vie d’avant, lorsqu’elle n’était que Simone Beaulieu.

@Sylvienoelle33

"LA PASSION D'AUGUSTINE"



 

PARIS WILLOUBY,
de Quentin Reynaud et Arthur Delaire

Photo Paris-Willouby

Titre original : Paris-Willouby
Réalisation : Quentin Reynaud et Arthur Delaire
• Scénario : Quentin Reynaud et Arthur Delaire
• Acteurs principaux : Stéphane de Groodt, Isabelle Carré, Alex Lutz, Joséphine Japy
• Pays d’origine : France
• Sortie : 23 décembre 2015
• Durée : 1h23min
• Distributeur : Mars Distribution
• Synopsis
: Claire et Maurice doivent emmener toute la famille aux funérailles du père de Claire. Dans cette famille recomposée il y a Léo, le fils de Claire, qui est secrètement amoureux de Lucie, la fille de Maurice, une adolescente rebelle, mais aussi du frère de Claire, un poête qui vit aux crochets de sa sœur ; sans oublier la jeune Prine, la fille de Claire et Maurice, qui va développer une passion pour les vaches du pays. Ils doivent tous faire un effort pour se supporter durant le road trip jusqu’à Willouby.

Tant de bien a été dit à propos de PARIS-WILLOUBY, réalisé par deux jeunes réalisateurs Bordelais Quentin Reynaud et Arthur Delaire… Hélas.
Il y a bien un scénario: une famille recomposée qui part en voiture aux funérailles du père de l’héroïne incarnée par Isabelle Carré.
Il y a bien les acteurs dont on connaît d’ordinaire le potentiel comique : Stéphane De Groodt ou Alex Lutz
Pourtant la mayonnaise ne prend pas et ce premier film a le défaut de ses qualités: de bonnes intentions mais un résultat décevant, voire ennuyeux, car un peu trop cliché et déjà-vu, oscillant à gros sabots entre drame et comédie. Faisant parfois sourire, ce road movie lorgne vers Little Miss Sunshine, mais en moins inspiré et moins émouvant.
La scène de la découverte par la famille de la dernière demeure du père est pourtant joliment filmée… On ressent à ce moment ce que le film aurait pu être s’il avait été de la même trempe tout du long.

On retiendra néanmoins Philippe Vieux, dont l’apparition pourtant rapide est toujours aussi réjouissante !

@Sylvienoelle33

Photo Paris-Willouby



 

POST PARTUM, de Delphine Noels

aFFICHE pOST-PARTUM

Titre original : Post-Partum
• Réalisation : Delphine Noels
• Scénario : Delphine Noels
• Acteurs principaux : Mélanie Doutey, Jalil Lespert, Fançoise Fabian
• Pays d’origine : France, Belgique, Luxembourg
• Sortie : 

• Durée : 1h45min
• Distributeur : –
• Synopsis
: Luce et Ulysse s’aiment. Ils vivent une vie pleine et heureuse à la tête de leur petite clinique vétérinaire le long de la côte atlantique. Luce attend un heureux événement. L’avenir est radieux. A priori. Car à la naissance de la petite Rose, rien ne se passe comme prévu. Luce perd pied devant les pleurs incessants de son bébé. Pourquoi diable son bébé pleure-t-il ? Serait-ce pour l’avertir de quelque chose? La petite famille serait-elle en danger ?

Le film a été présenté en AVP en présence de la réalisatrice Delphine Noëls. Elle nous explique donc avoir voulu un film très réaliste et documenté… et c’est réussi !
Ce sujet difficile et plutôt tabou de la difficulté à nouer une relation avec son bébé après l’avoir fantasmé et sublimé, est abordé du point de vue de la jeune mère (Mélanie Doutey) qui peu à peu, sombre dans une folie due aux névroses de sa propre enfance. Le bébé devient centre d’intérêt et la mère n’est pas la première préoccupation de l’époux (Jalil Lespert), de la belle-mère (Francoise Fabian) ou même des médecins.
Comment en effet oser parler de ce non amour, alors qu’il est si naturel de parler de l’instinct maternel ? POST-PARTUM est un beau film puissant émouvant et remuant où les acteurs de ce drame jouent tous de façon très juste et sobre, nous permettant de réfléchir grâce à la fiction.

@Sylvienoelle33

post partum FAFF2015



 

LA VOLANTE, de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri

La volante

CRITIQUE
 INTERVIEW de Nathalie Baye par Sylvie-Noëlle

Titre original : La Volante
Réalisation : Christophe Ali, Nicolas Bonilauri
Scénario : Christophe Ali
Acteurs principaux : Nathalie Baye, Malik Zidi, Johan Leysen
Pays d’origine : France, Belgique, Luxembourg
Sortie : 2 septembre 2015
Durée : 1h27
Distributeur : Bac Films
Synopsis : Alors qu’il emmène sa femme à la maternité pour accoucher, Thomas percute et tue un jeune homme sur la route. Marie-France, la mère de ce dernier, ne parvient pas à se remettre du drame. Neuf ans plus tard, Marie-France devient la secrétaire de Thomas sans qu’il sache qui elle est. Peu à peu, elle s’immisce dangereusement dans sa vie et sa famille jusqu’à lui devenir indispensable.

La première édition du Festival International du Film en Médoc, alias les Vendanges du 7ème Art, qui s’est déroulée du 15 au 19 juillet, a été l’occasion de rencontrer l’une des actrices françaises les plus populaires du cinéma français, Nathalie Baye, lors d’une Master Class, puis d’une brève interview accordée au Blog du Cinéma. Nous vous proposons son portrait et l’essentiel des propos qu’elle nous a livrés avec authenticité et spontanéité sur le cinéma d’hier et d’aujourd’hui, le choix de ses rôles, l’art de durer dans le métier, son propre regard sur elle-même ou les films qu’elle aime voir au cinéma…et quelques leçons de vie !

LIRE L’INTERVIEW DE NATHALIE BAYE

par @sylvienoelle33

la volante



(…) Il y a devant LA VOLANTE un sentiment étrange. L’impression de marcher sur un fil et de pouvoir basculer à tout moment entre le bon et le très mauvais. Fort d’une ambiance de thriller à la manière (très lointaine mais tout de même) d’un Brian De Palma, LA VOLANTE a, il est vrai, quelque chose d’intriguant et de dérangeant. Le malaise est bien là, mais difficile de savoir s’il est maîtrisé et provient de l’atmosphère du film, ou des défauts malheureux de la direction artistique. Le principale est la terrible direction des acteurs puisqu’aucun ne parvient à jouer correctement. Malik Zidi, au premier plan pour interpréter Thomas, fait peine à voir en jeune cadre autoritaire. Très vite, il apparaît perdu et peu à l’aise dans son costume. Il en va de même pour la pauvre Nathalie Baye dont on connait le talent mais qui ici ne parvient jamais à trouver le bon ton pour jouer la secrétaire Marie-France. Elle ne convainc finalement que par son allure angoissante, avec son long manteau blanc et ses gants noirs, ressemblant par moment à « la mystérieuse tueuse blonde » issue du chef d’œuvre de De Palma : Pulsion (1980). De plus, au-delà de cette ambiance froide instaurée par les réalisateurs, l’image et les décors proposés semblent bien pauvres. »Le malaise est bien là, mais difficile de savoir s’il est maîtrisé et provient de l’atmosphère du film ou des défauts malheureux de la direction artistique. » (…)

@PSiclier

LIRE L’INTÉGRALITÉ SA CRITIQUE

la volante



 

 

MUCH LOVED, de Nabil Ayouch

16 septembre 2015 - Much Loved


CANNES 2015 : la quinzaine des réalisateurs !

Titre original : Much Loved
Réalisation : Nabil Ayouch
• Scénario : Nabil Ayouch
• Acteurs principaux : , Asmaa Lazrak, Halima Karaouane
• Pays d’origine : Maroc, France
• Date de sortie : 16 septembre 2015
• Durée : 1h44min
• Distributeur : Pyramide Distribution
• Synopsis : Marrakech, aujourd’hui. Noha, Randa, Soukaina et Hlima vivent d’amours tarifées. Ce sont des prostituées, des objets de désir. Vivantes et complices, dignes et émancipées, elles surmontent au quotidien la violence d’une société qui les utilise tout en les condamnant.

 

 LA VIE EN GRAND, de Mathieu Vadepied


 

Titre original : La Vie en grand
Réalisation : Mathieu Vadepied
Scénario : Olivier Demangel, Vincent Poymiro, Mathieu Vadepied
Acteurs principaux : Balamine Guirassy, Ali Bidanessy, Guillaume Gouix
Pays d’origine : France
Sortie : 16 septembre 2015
Durée : 1h33min
Distributeur : Gaumont Distribution
Synopsis : Adama est un adolescent de 14 ans. Il vit avec sa mère dans un petit deux-pièces en banlieue parisienne. Il est en échec scolaire même si c’est un élève prometteur. Avec Mamadou, plus jeune que lui, ils vont inverser le cours de leurs vies.

 

BANG GANG (UNE HISTOIRE D’AMOUR MODERNE),
d’Eva Husson

Titre original : Bang Gang (une histoire d’amour moderne)
• Réalisation : Eva Husson
• Scénario : Eva Husson
• Acteurs principaux : Daisy Broom, Finnegan Oldfield
• Pays d’origine : France
• Sortie : 6 janvier 2016
• Durée : 1h38min
• Distributeur : Ad Vitam
• Synopsis : Biarritz, George, 16 ans, tombe amoureuse d’Alex. Pour attirer son attention, elle lance un jeu collectif où tout le lycée va découvrir, tester et repousser les limites de leur sexualité. Au milieu des scandales, des amours et de l’écroulement de leur système de valeurs, chacun gère cette période intense de manière radicalement différente.

 

 

JE SUIS À TOI, de David Lambert

Je suis à toi

 Titre original : Je suis à toi
• Réalisation : David Lambert
• Scénario : David Lambert
• Acteurs principaux : Nahuel Perez Biscayart, Jean-Michel Balthazar, Monia Chokri
• Pays d’origine : France
• Sortie : 23 septembre 2015

• Durée : 1h42min
• Distributeur : Outplay
• Synopsis
: Lucas, un jeune argentin démuni, fait tout ce qu’il peut pour survivre à Buenos Aires. Sur internet, il rencontre Henry, un boulanger belge qui souffre de solitude et qui rêve de le sauver de la prostitution. Lucas traverse l’Atlantique et arrive dans un petit village de Belgique pour devenir l’apprenti de Henry, mais il se sent vite prisonnier… Audrey, la vendeuse de la boulangerie, a quant à elle tout pour lui plaire, mais elle se refuse à lui…

 

 

 

 

PAR ACCIDENT, de Fontaine

Pas d’affiche dispo

Titre original : Par accident
• Réalisation : Camille Fontaine
• Scénario : Camille Fontaine, Marcia Romano
• Acteurs principaux : , Emilie Dequenne, Mounir Margoum
• Pays d’origine : France, Belgique, Luxembourg
• Sortie : 14 octobre 2015

• Durée : 1h25min
• Distributeur : Ad Vitam
• Synopsis
: Un soir, Amra, une jeune algérienne installée en France, renverse accidentellement un piéton. Celui-ci reste entre la vie et la mort. Ravagée par la culpabilité et la certitude qu’elle n’obtiendra jamais ses papiers français, elle est miraculeusement innocentée par Angélique, une belle rousse aussi libre et décomplexée qu’Amra est sauvage et introvertie. Les deux jeunes filles deviennent amies. Mais l’attitude d’Angélique devient de plus en plus étrange, voire inquiétante…

–> Les horaires des séances sont disponibles ici