Septième jour au Festival de Cannes. La Sélection continue de s’imposer comme l’une des plus belles de ces dernières années avec encore des propositions fortes.

Passons directement sur le moment douloureux de la journée. Once Upon a time… In Hollywood, le film de Quentin Tarantino, a été projeté. Pour pénétrer dans la séance réservée à la presse, le combat a été rude et nous avons été vaincus par une armée de journalistes plus gradés. Rarement autant de monde s’était ameuté pour découvrir un film durant les dernières éditions. Le Festival savait ce qu’il faisait en le prenant. Mais c’est le jeu et en venant à Cannes, on souhaite que ce type de film y soit. Ce n’est que partie remise, nous vous en parlerons demain ! Du coup, seulement deux séances en ce jour.

Nicolas Bedos présentait Hors-Compétition son second long-métrage, La Belle Époque. Daniel Auteuil incarne Victor, un homme dépité par le tournant qu’a pris notre société. Pour retrouver un peu de ce passé perdu, son fils lui propose de tenter une expérience singulière. Un de ses amis possède une société permettant aux client de replonger dans le passé grâce à des reconstitutions dignes de décors de cinéma. Victor choisit de revivre sa rencontre avec son actuelle femme (Fanny Ardant, explosive), alors que son couple se désagrège. Modèle d’efficacité, La Belle Époque est une comédie promise à un énorme succès lors de son arrivée dans les salles françaises dès le 6 novembre prochain. Drôle, percutante, ambitieuse, touchante et portée par un casting impérial, cette comédie au rythme imparable a apporté un bol d’air frais bienvenu.Passé l’épisode du Tarantino-gate, nous avions rendez-vous avec un autre maître, Bong Joon-Ho. Parasite nous a réconcilié avec lui, suite à des films dispensables. De retour dans son pays, il signe un  film qui multiplie le genres. Débutant comme une comédie sur une famille de pauvre, le film va dans des directions inattendues par la suite. Le réalisateur jongle entre l’humour, la réflexion sociale, le film de genre et le drame familial, pour un résultat qui rappelle les plus beaux moments de sa carrière. On voudrait vous en dire plus mais il faudra se tourner vers notre critique, disponible très prochainement. Dans une Compétition serrée, le film pourrait repartir avec un prix du scénario par exemple.

Maxime Bedini

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