Tout commence par une liquidation judiciaire, celle du groupe Quinta. Jeudi dernier (le 15), le groupe propriétaire de plusieurs sociétés de post-production est placé en liquidation judiciaire par le tribunal de Nanterre.

Si, comme moi, vous n’êtes pas tout à fait familier avec les coulisses de la production d’un film, vous ne vous alertez pas. Et pourtant …36 films français sont actuellement menacés de voir leur date de sortie repoussée, peut-être même de ne jamais être distribués dans nos salles sombres.

Pour mieux comprendre : durant la phase de post-production, le film est stocké sur des disques durs, il est ainsi dématérialisé. Une première nouvelle, pour moi en tout cas. J’imaginais des salles immenses remplies de bobines cinématographiques. Le groupe Quinta, endetté, possédait quelques 800 terraoctets (soit 820 000 Gigaoctets) de données de films. Les créanciers de ce groupe souhaitent logiquement être rembousés, du moins en partie. Il peuvent donc ainsi récupérer ces précieux disques durs. Le danger est donc véritable pour les producteurs et les films dont la post-production a été confiée au groupe Quinta. Parmi ceux-ci des titres attendus tels que : Astérix, au service de sa Majesté, La vérité si je mens 3, Infidèle (de Jean Dujardin et Gilles Lelouche), …

Thierry de Segonzac, président de la FICAM (Fédération des Industries du Cinéma, de l’Audiovisuel et du Multimédia), a écrit ce matin (Lundi 19) une lettre au président de la République tant l’affaire lui semble urgente et grave. Dans le scénario catastrophe, Thierry de Segonzac estime la perte financière des producteurs de 300 millions €.

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