Le clan familial formé autour de Ridley SCOTT est coutumier de la production, notamment par le biais de “Scott Free” la compagnie du cinéaste qui lui a permis de coproduire la majorité des derniers films qu’il a signé. Produire un film, même de manière marginale, est synonyme à Hollywood d’indépendance. Là où le “final cut” n’est pas forcément décernée au réalisateur, avoir investi ses propres sous dans un film permet souvent d’avoir son mot à dire sur la forme finale des films.

Quoique l’on ait pensé de Prometheus ou de l’idée même d’une suite à Blade Runner, on ne peut dénier à Ridley SCOTT son sens du réalisme pour se frayer dans les eaux troubles d’Hollywood sans être réduit à exaucer sans sourciller toutes les volontés des financiers. Ses productions, même les plus critiquées, possèdent toutes une marque de fabrique identifiable et au-dessus du lot de tous les blockbusters franchisés (les Marvel en tête).

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“Ridley Scott Presents” est une marche de plus que le cinéaste franchit pour s’affranchir des “majors.” La nouvelle société de production fondée par le cinéaste se propose d’introduire des jeunes talents, à la manière d’un Peter Jackson mettant le pied à l’étrier de Neill Bloomkamp pour District 9. Caution de qualité apportée à un cinéaste plus fragile, la société de Ridley Scott est destinée semble t’il à rassurer les financiers pour des projets plus risqués que la simple reconduite de franchises. Quelle que soit la qualité des films à venir, on ne peut que saluer la démarche.

The Twisted mis en scène par Olatunde Osunsanmi (à peine 37 ans, mais déjà réalisateur de The dark Moon et d’épisodes d’Under the dome) sur un scénario de Ari Schlossberg (Lucky 13, Trouble jeu), racontera les étranges phénomènes autour d’un orphelinat isolé dans la Sierra Nevada. Le pitch n’est pas sans rappeler L’échine du diable de Guillermo del Torro. Ce dernier a d’ailleurs également lancé plusieurs réalisateurs débutants avec sa caution en tant que producteur.

Ce mécanisme visant à parrainer une jeune pousse par un ancien permet d’éviter une homogénéisation totale, tout en présentant des films grand public.

suivre @Thomas

Ridley SCOTT Presents : nouvelle incursion du cinéaste dans la production

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