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10 films de sorcières pour ensorceler votre soirée d’Halloween

Cette année, pour Halloween, nous vous proposons de sortir grimoires, chapeaux pointus et balais pour célébrer la sorcière. Plutôt que de traîner du côté d’Eastwick ou dans les couloirs de l’école de Poudlard, nous vous suggérons dix films de sorcière un peu moins connus, mais qui méritent tout de même le coup d’œil.

The Love Witch (Anna Biller – 2016)

Photo du film THE LOVE WITCH
Crédit : Anna Biller Productions

D’une beauté sidérante, THE LOVE WITCH rend hommage à l’esthétique du cinéma des années 60 et relève presque du défi technique, puisqu’il fut tourné en argentique 35 mm à l’ère du tout-numérique. Ultra référencé, le film fait autant écho aux sitcoms des années 60 à 70 qu’à certaines représentations occultes, du tarot au culte wicaan. De ses compositions de plan soignées jusque dans les moindres détails, il se sert pour raconter la troublante et poétique histoire d’Elaine, une sorcière désespérément en mal d’amour. Décidée à trouver l’âme sœur pour enfin pouvoir s’accomplir, Elaine parcourt un chemin semé d’embûches pour finalement s’apercevoir que l’injonction au bonheur conjugal n’est peut-être pas une fin en soi.

The Lords of Salem (Rob Zombie – 2012)

Photo du film THE LORDS OF SALEM
Crédit : D.R.

S’il n’est pas la réalisation la plus intéressante de Rob Zombie, THE LORDS OF SALEM comprend tout de même bon nombre d’éléments qui tendent à le rendre méchamment sympathique. Tout d’abord, il prend place à Salem – trop cool, puis il met en scène Sheri Moon Zombie – trop cool. En animatrice d’une émission de radio trop cool, qui reçoit un disque trop cool, mais quand même un peu bizarre… Puisque sa musique semble filer la migraine à toutes les nanas du coin. Doté de l’esthétique caractéristique de son auteur et d’un joli propos sur le poids du féminin dans l’Histoire, THE LORDS OF SALEM dépeint la sorcière des procès de Salem moins comme une antagoniste, que comme une victime opprimée et avide de vengeance.

Belladonna (Eiichi Yamamoto – 1973)

Photo du film BELLADONNA
Crédit : Rapid Eye Movies

Trésor de l’animation japonaise, BELLADONNA raconte la légende de Jeanne, violée par tout un village, et à la détresse si grande qu’elle en attire le diable. Ce dernier, par la demoiselle alléchée, promet de faire de Jeanne une puissante sorcière, en l’échange – vous l’aurez deviné – de sa grande et belle âme. Librement adapté de l’essai La Sorcière de Jules Michelet, BELLADONNA reprend cette figure de sorcière guérisseuse, dépourvue de la moindre mauvaise intention, que l’on accable de tous les maux par simple avidité. Volontiers féministe, le film laisse entendre que l’on désigne par « sorcière » les femmes de pouvoir, à la sexualité affirmée. Le tout, dans une ambiance poétique, aux doux accents psychédéliques.

Teen Witch (Dorian Walker – 1989)

Photo du film TEEN WITCH
Crédit : D.R.

Largement inspiré des comics et cartoons Sabrina, l’apprentie sorcière parus entre 1962 et 1983, TEEN WITCH reprend l’arc narratif principal de l’intrigue imaginée par Archie Comics. Soit une métaphore évidente de la puberté, par la survenue de pouvoirs magiques dès l’âge de 16 ans. Et Louise Miller d’accéder à tous ses désirs, d’une soudaine hausse de sa cote de popularité à la conquête du bel éphèbe de l’équipe de foot du lycée. S’il s’avère quelque peu rushé et bien moins développé que le lore tentaculaire de Sabrina, TEEN WITCH n’en demeure pas moins un charmant divertissement, ponctué de quelques numéros musicaux bien sympathiques. L’esthétique kitsch bien vénère de l’entre-deux 80-90 achève de relever l’ensemble et ce, sans le moindre déplaisir.

The Woods (Lucky McKee – 2006)

Photo du film THE WOODS
Crédit : D.R.

Dans les bois se tient un pensionnat pour jeunes filles entouré de mystère. On raconte qu’il y a de cela des années, trois sorcières y auraient perpétré un sanglant massacre avant de disparaître dans la forêt. À la rentrée de 1965, Heather ne tarde pas à être le témoin de faits étranges… Surprenant à de nombreux égards, THE WOODS ne dénoue que rarement le nœud de son intrigue et nous laisse naviguer en eaux troubles avec son héroïne, perdue entre problèmes mentaux et réalité. Seul rôle masculin et non des moindres, Bruce Campbell incarne un père laconique, étranger à tout cet univers féminin et désarmé face à la crise d’adolescence de sa fille. Film d’horreur plus inquiétant que sanglant, THE WOODS se distingue comme le chaînon manquant entre The Craft et Le Projet Blair Witch.

L’Adorable voisine (Richard Quine – 1958)

Photo du film L'ADORABLE VOISINE
Crédit : D.R.

Comédie romantique entre le film de Noël et d’Halloween, L’ADORABLE VOISINE fait tomber amoureux Kim Novak et James Stewart. Non sans l’aide des pouvoirs de la jolie blonde, sorcière de son état et dotée d’une famille haute en couleurs. Assez moderne pour son époque, le film dépeint un personnage de femme indépendante, peu encline à renoncer à son célibat et figure d’autorité respectée par ses proches. On lui reprochera malheureusement une morale réprobatrice, bien que le récit n’en demeure pas moins plaisant. Dénué d’effets spéciaux grandiloquents, L’ADORABLE VOISINE supporte parfaitement l’épreuve du temps et se savoure comme une boîte de bonbons pourtant destinée aux enfants, mais dans laquelle on plonge avec bonheur.

Ma Belle-mère est une sorcière (Larry Cohen – 1989)

Photo du film MA BELLE-MÈRE EST UNE SORCIÈRE
Crédit : D.R.

Artisan adulé de la série B, Larry Cohen affectionnait particulièrement la comédie d’épouvante et MA BELLE-MÈRE EST UNE SORCIÈRE se distingue certainement comme l’une de ses réalisations les plus grand public. Sur un rythme effréné, le film mêle comique grotesque et fantastique, bien qu’il souffre d’une résolution pour le moins expéditive. Incarnée par une Bette Davis au crépuscule de sa vie (elle décédera quelques mois plus tard), la sorcière du titre n’en demeure pas moins surprenante. Elle partage, en effet, son esprit entre plusieurs enveloppes charnelles : celles d’une femme âgée, d’un chat et d’une vamp sexy en diable. Résolue à déposséder le grand-père d’une famille bourgeoise, elle chamboule douloureusement l’existence de sa belle-fille, femme au foyer dont personne ne se préoccupe.

The Wretched (Brett Pierce et Drew T. Pierce – 2019)

Photo du film THE WRETCHED
Crédit : 2020 Koch Films

Succès surprise des drive-in américains lors de la crise du Covid, THE WRETCHED s’inscrit dans le sous-genre de la folk horror, ravivé ces dernières années par des réalisations comme The Witch de Ari Aster ou Affamés de Scott Cooper. Loin de se hisser au niveau de ces deux derniers, le film de Brett Pierce et Drew T. Pierce n’en demeure pas moins un agréable moment d’épouvante, pour qui aime frissonner le soir venu. Ici, la sorcière est une créature mystérieuse et sans visage, qui dévore de jeunes enfants et use de rites ancestraux pour que leurs proches oublient leur existence. Métaphore de l’éclatement de la cellule familiale, THE WRETCHED s’intéresse au devenir des enfants de parents divorcés, inquiets à l’idée de perdre leur place au sein du foyer, lorsque mère et père reconstruisent leur vie.

L’Ensorceleuse (Janet Greek – 1988)

Photo du film L'ENSORCELEUSE
Crédit : D.R.

Fable néo-gothique sur l’occulte, L’ENSORCELEUSE demeure injustement méconnu dans nos contrées. Pourtant, le film de Janet Greek traite la figure de la sorcière d’une manière pour le moins intéressante. Demoiselle en détresse, Miranda est sauvée par un jeune avocat du nom de Jeff Mills. Bien décidé à l’arracher des griffes d’un dangereux coven, ce dernier va bientôt devoir lutter contre des forces qui le dépassent… Variation sur le mythe du sauveur, L’ENSORCELEUSE joue sur tous les clichés de la protagoniste frêle et fragile, que seul un héros fort et courageux peut libérer de ses chaînes. Le film met ainsi en exergue le schéma de pensée patriarcal intégré par bon nombre d’hommes puissants et fortunés, pour ensuite les renvoyer à leur propre faiblesse. S’il n’en devient pas un chef-d’œuvre pour autant, L’ENSORCELEUSE vaut tout de même le coup d’œil pour son final, bien loin du happy-end attendu.

L’Été de la peur (Wes Craven – 1978)

Photo du film L'ÉTÉ DE LA PEUR
Crédit : D.R.

Œuvre de jeunesse du réalisateur des Griffes de la nuit et de Scream, L’ÉTÉ DE LA PEUR voit la jeune Linda Blair – l’enfant possédée de L’Exorciste – tourmentée par sa sorcière de cousine, installée chez elle après la mort de ses deux parents. Produit pour la télévision peu après La Colline a des yeux, le film ne souffre pas tant de son manque de budget, puisqu’il mise moins sur ses effets fantastiques que sur la torture psychologique initiée par l’antagoniste principale. Sans grande prise de risques dans sa mise en forme comme dans son scénario, L’ÉTÉ DE LA PEUR a tout de même le mérite d’esquisser le sel de ce qui fera les futurs grands succès de Wes Craven. À savoir des adolescents aux prises avec des forces occultes, qu’aucun parent, ni aucune autre figure d’autorité ne semble pouvoir aider.

La rédaction remercie Mylène de la chaîne YouTube Welcome to primetime BITCH et le canal Twitch Bis, rare, nanar Cobra Video Club pour leur aide précieuse.

Lily Nelson

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