, ça fait un bail qu’on le connaît. Si on l’avait découvert avec La Vie de Jésus, il nous avait indélébilement marqués avec son Twentynine Palms. Avec son P’tit Quinquin toutefois, c’est un tout autre palier de bouleversement cinéphilique qui fut atteint.

P’tit Quinquin, c’était donc cette fameuse série TV policière qui n’en n’était en réalité ni sérielle, ni policière. Bruno Dumont y faisait fi de toutes les règles de consommation télévisuelle, d’intrigues, de scénario, de rythme ou même de jeux d’acteur, pour nous emmener sur des terres inconnues. Celles du « burlesque naturaliste » et du dialogue non-sensique situé dans ce microcosme Nordique insoupçonné (le Boulonnais), un pays dont on ne saura jamais si la folie et la dégénérescence qui l’habitent sont une normalité ou un fantasme. Adjectifs qui peuvent paraître cruels et réducteurs, mais que Dumont prenait soin d’entretenir et de désarçonner à la fois, par la sécheresse de sa mise en scène comme par l’humanisme de sa captation, par cette empathie envers l’anormalité. Un masterpiece qu’on vous recommande très chaudement, en dépit de son manque d’accessibilité.

BANDE-ANNONCE DE P'TIT QUINQUIN

INFORMATIONS

Ptit Quinquin (2)

Titre original : P’tit Quinquin
Réalisation : Bruno Dumont
Scénario : Bruno Dumont
Acteurs principaux : Alane Delhaye, Lucy Caron, Bernard Pruvost
Pays d’origine : France
Sortie : 4 novembre 2014
Durée : 3h20min
Distributeur : x
Synopsis : Une enquête policière extravagante, improbable et burlesque autour d’étranges crimes aux abords d’un village côtier du Boulonnais en proie au mal, et d’une bande de jeunes crapules menée par P’tit Quinquin et Eve, son amoureuse.

Forts de ce kif ciné de 2014, on attend d’autant plus le prochain projet du réalisateur : MA LOUTE … … … Dont voici la fabuleuse affiche !

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Cette fois, Bruno Dumont semble retrouver l’ampleur des reconstitutions historiques tout en conservant les ingrédients clés de P’tit Quinquin.
L’histoire du film prendra donc place en 1910, toujours dans une ville côtière du nord, et verra s’opposer deux familles – l’une prolétaire et accessoirement cannibale, l’autre bourgeoise et dilettante. Des disparitions (on vous le rappelle: l’une des familles est anthropophage) seront ainsi la base d’une enquête menée par deux flics quasi-fous, l’inspecteur Machin et son adjoint Malfoy (rappelant immédiatement Van der Weyden et Carpentier), tandisqu’une intrigue Shakespearienne sera menée en parallèle: Ma Loute (le nom du protagoniste interprété, à priori, par Luchini) s’amourachera de la fille de la famille rivale.

La seule autre (géniale) image du film est celle de la une des Cahiers de janvier 2016 !

ma loute

Pas plus d’infos pour l’instant, mais rien que la folie qui émane du synopsis et surtout des deux visuels ci-dessus, nous rassure quant à l’intégrité du projet. Une nouvelle claque multi-genres signée Bruno Dumont ?

Sortie prévue le 11 mai 2016… Soit le jour de l’ouverture du Festival de Cannes !

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