Voici le trailer (attention, y’a du lourd) de DRAGON BLADE

BANDE-ANNONCE

Donc récapitulons.
Une production 100% chinoise avec Jackie Chan. Ok
Sur une période de l’histoire chinoise (2ème siècle avant J.C.). OK
Avec un casting international (??!?!) – mué par le récit inédit (et intéressant), de l’avancée de l’empire Romain sur le territoire chinois.

DRAGON BLADE semble donc vouloir réitérer l’exploit cinématographique réalisé par John Woo avec ses Trois Royaumes (ou celui de Monster Hunt sur juin 2015–> 322 M€) :
un récit de la stratégie de guerre, Wu Xia pian, dynamique, épique, spectaculaire… Cher (80M$ pour les Trois Royaumes, 65 M$ pour celui-ci), mais ultra-rentable.

DRAGON BLADE s’alloue par contre, un allié de poids : l’international.
Car si le film de John Woo avait su trouver son public parmi les fans du réalisateur ou de cinéma asiatique, ici l’ambition est carrément de mixer deux cultures.

Réussi ? À priori, NON.

Déjà, les thèmes du film. Unification, rébellion, alliances contre-natures, point-de-vue politique obscur… Des récurrentes du cinéma consensuel de Zhang Yimou, par exemple ; Thèmes très orientaux, mais surtout très éloignés de notre notion occidentale de l’entertainment – en tous cas, de l’entertainment de masse, ce que vise le film.

john-cusack-jackie-chan-y-adrien-brody

Puis parce que zéro crédibilité.
Un trailer mis en scène avec moult effets tatata-babadoum… Mention spéciale aux hideux character-frames.
Adrien Brody (dont les monteurs ne semblent pas connaître le prénom) nous livre un joli numéro de sur-jeu et d’outrance, à l’instar du reste du cast ;
De manière générale, les acteurs occidentaux semblent perdus au milieu d’une culture, d’un film, d’un récit, dont ils ne maîtrisent pas les enjeux.
On a notamment du mal à reconnaître , lui qui critiquait si ouvertement Hollywood peu après la sortie de Maps To The Stars... Ici, l’acteur semble cachetonner plus qu’autre chose.

Enfin, la mise-en-scène reste assez typique du cinéma chinois… Elle ne semble pas chercher le renouveau, l’ouverture, ou le défi, à l’instar de Woo, To, ou Hark. Un gage d’accessibilité autant que de manque d’originalité, qui risque de desservir le film.

Quelques aspects qui nous dérangent déjà, mais dont on ne pourra juger la portée en salles, que lorsque et si le film parvient à trouver un distributeur français.