Avant la bande-annonce, un petit retour sur le premier SINISTER et surtout sa boite de prod BLUMHOUSE nous semblait important !

BLUMHOUSE PRODUCTIONS

Depuis quelques semaines, on s’intéresse particulièrement à la boite de prod BLUMHOUSE car elle a pris en charge le remake U.S. d’un film qui nous tient à cœur: Martyrs.
C’est en s’attardant sur le passif et le futur de cette toute récente société (2009) que nous commençons à la définir : une boite de prod très intéressante tournée à la fois vers le respect du spectateur, la réutilisation intelligente de codes du cinéma de genre, et (plus négatif mais pas incompatible), vers l’exploitation pure et dure de licences.

Leurs productions originales mettent ainsi en avant une forte personnalité s’exprimant dans la réutilisation de codes du cinéma de genre;
Paranormal Activity, réutilisait à la lettre du principe de Found Footage initié par Blair Witch (ou Cannibal Holocaust avant lui) : TRÈS peu de moyens, pour une efficacité (et rentabilité) maximum, graduation ultra-progressive de l’ambiance, final apocalyptique.
– L’efficace Insidious de James Wan avait la particularité de constituer un respect profond des influences (De The Haunting à Poltergeist en passant par L’Exorciste) commuté vers le spectateur via la sensibilité d’entertainer du réalisateur. James Wan poussera ce concept encore plus loin avec son excellent Conjuring, toutefois non-produit par BLUMHOUSE.
American Nightmare reprenait le concept du Home Invasion (huis-clos dans lequel une famille est attaquée par des intrus) mais en construisant une mythologie crédible et puissante autour ! Dommage que la réalisation n’ait pas suivi;
– Le plus récent, Lazarus Effect transposait dans un environnement purement technologique les thématiques propres au genre horrifique.
Le résultat, légèrement décevant dans son final restait hautement efficace notamment grâce à la sobriété de la réalisation.

dvqd

Ces productions originales ont en commun leur efficacité indéniable, qui met le spectateur au centre de leur processus créatif, jouant avec ses attentes pour mieux le surprendre. Tant en termes de jump-scares, que d’ambiances, de scénario, de mises-en-scène ou même de psychologie. La limite est que chaque film joue sur un registre précis, et selon moi, à part SINISTER (situé en termes de production, entre Insidious et The Purge), aucun ne parvient à transcender ces différents aspects simultanément.

Le revers est le succès. Car qui dit succès, dit exploitation du succès, et BLUMHOUSE n’hésite pas à donner dans la licence. Si les films initiateurs se suffisent complètement, ils restent suffisamment ouverts pour permettre une suite réutilisant exactement les mêmes principes.
Si leur efficacité est par conséquent minimisée, elles jouissent en outre d’une installation puissante, ce qui permet de décliner par l’inventivité chaque concept. Les sequels rentrent ainsi directement dans le vif du sujet, n’ayant que les nouveaux (toujours nouveaux) personnages à installer. Un concept qui rappelle le MCU, mais sans interconnectivité.
À moins qu’on ait bientôt droit à un Avengers de super-fantômes dans une dystopie technologico-suburbaine ? L’idée est lancée.

Enfin, BLUMHOUSE pratique l’ouverture en produisant des films dénués de fantastique, tout en respectant à la lettre leur formule initiale.
En attendant de découvrir The Gift et Stretch (entre autres), The Normal Heart et Whiplash nous ont déjà pleinement convaincus.

Voici la bande annonce de SINISTER 2 !

TRAILER