Le grand rival de Godzilla débarque chez l’éditeur Roboto Films. Déclinés en coffrets UHD et Blu-ray, les trois premiers volets de la saga GAMERA sont d’ores et déjà disponibles en version restaurée 4K.
Créé par le studio Daiei au milieu des années 60 pour concurrencer les films Godzilla des écuries Tōhō, GAMERA demeure, à l’instar de son rival, l’une des plus grandes figures du kaijū eiga (film de monstre géant japonais). Gamera, gigantesque tortue capable de voler, naît pendant l’ère Showa, qui s’étend de 1926 à 1989. Période historiquement riche pour le pays, cette ère débute avec une forte doctrine nationaliste et militariste qui pousse le Japon à l’expansion territoriale. Une logique martiale, qui culmine avec l’entrée en guerre contre les Alliés en 1941, jusqu’aux bombardements d’Hiroshima et Nagasaki en 1945. Une plaie ouverte qui inspirera longuement les premiers kaijū eiga.
Roboto Films édite la première partie de la saga GAMERA sortie au cours de l’ère Showa. Le coffret comprend les films DAIKAIJU GAMERA (1965), GAMERA CONTRE BARUGON (1966) et GAMERA CONTRE GYOS (1967), restaurés en 4K sous la supervision de Shinji Higuchi, figure majeure du cinéma populaire japonais. Dans ces premiers films, le monstre préhistorique Gamera, alors en sommeil, est – trauma des bombardements oblige – réveillé par une explosion nucléaire. Réanimée, l’imposante créature émerge au large du Japon et détruit toutes les villes sur son passage. D’abord force destructrice, Gamera évolue ensuite de film en film, jusqu’à devenir le protecteur de la Terre et sauver le Japon de monstres autrement plus terrifiants.
À découvrir, ces premiers opus se destinent encore à un jeune public, et marquent la naissance d’un monstre emblématique de la pop culture japonaise. Le coffret de Roboto est enrichi de tout un ensemble documentaire qui retrace cette genèse. Parmi les bonus, chaque film est présenté par Fabien Mauro, spécialiste du kaijū eiga, et la restauration des trois films est documentée avec une interview des superviseurs Shinji Higuchi et Shunichi Ogura. Peu avare en compléments, cette édition est complétée d’un essai de 60 pages, Gamera : création du concurrent idéal, signé par Jordan Guichaux, également spécialiste du genre. Et pour ne rien gâcher, le coffret inclut aussi des photos de tournage, un poster et des cartes postales.

GAMERA – Les années Showa – Partie 1, 65 euros chez Roboto Films



