PENNY DREADFUL : CITY OF ANGELS – Saison 1, la promesse ratée de John Logan – Critique

Quatre ans après le sublime final de la série initiale, John Logan tente de renouer avec l’univers fantastique de Penny Dreadful, mais échoue. Entre culture mexicaine et nazisme, le spin-off s’essouffle à chercher son intérêt dans un suspense inexistant.

Dans les années 30, la ville de Los Angeles est bouleversée par un crime effroyable. Le détective Tiago Vega et son partenaire Lewis Michener s’embarquent dans une enquête épique dans la Cité des anges, sur fond de rites sataniques, de légendes mexicaines et de dangereuses missions d’espionnage du Troisième Reich. Très vite, Tiago et les siens doivent faire face à de puissantes forces qui menacent de les déchirer.

Notre critique de la première saison de PENNY DREADFUL

Quasiment passée inaperçue en 2014, Eva Green illuminait Penny Dreadful lors de trois saisons épiques. Fantastique, historique et mystique, la série à l’esthétique détaillée est une des plus belles dans son genre. Plongée dans l’époque victorienne, le spectateur croise quelques uns des plus grands personnages fictifs (Dorian Gray, Dr. Jekyll, Frankenstein,…) au sein d’une narration à part, sobre et théâtrale. Annoncée depuis 2 ans, le spin-off Penny Dreadful : City Of Angels ne ressemble en rien à sa petite soeur. Désireuse de vouloir faire mieux, la série trébuche monumentalement dans l’oubli après 10 épisodes.

Photo de la série PENNY DREADFUL : CITY OF ANGELS
© Showtime

Si le fil conducteur de la série parait se dessiner au travers du démon métamorphe incarné par Natalie Dormer (Game of Thrones), chaque épisode dessine son indépendance, ne sachant pas réellement où nous emmener. L’enquête des deux compères principaux, blême calque Matthew McConaughey et Woody Harrelson dans la première saison de True Detective, s’écrase rapidement pour laisser la place au complot naziste auquel les fortes têtes de Los Angeles prennent part. Des enquêteurs aux accusés, les personnages sont caricaturés  par leurs manques de charisme et de développement au sein de l’histoire. Le retour de Rory Kinnear déjà présent dans la série éponyme avec son personnage de la créature de Frankenstein est un des uniques points forts du casting. L’absence de suspens plombe les scènes pourtant prometteuses par ses qualités esthétiques.

Quelle série pour succéder à GAME OF THRONES ?

Photo de la série PENNY DREADFUL : CITY OF ANGELS
© Showtime

Un de ses succès de la série initiale de 2014 ? Son fabuleux univers iconographique au sein de la révolution industrielle britannique. Dans City of Angels, John Logan se penche sur la culture mexicaine et ses représentations lumineuses du monde des morts. Tout comme Disney avait eu le cran de le faire avec le coloré et attendrissant Coco (2017). Ici, c’est raté. La série présente deux personnages fantastiques : Magda (démon inventé pour le show télévisé) et Nuestra Señora de la Santa Muerte, la déesse de la mort du folklore mexicain similaire à la faucheuse des croyances européennes.  Une fois encore, la présence – plus que – rarissime des deux personnages ne sont jamais justifiées et l’on ne comprend pas quel chemin empruntent les scénaristes.

Au terme de sa première saison, City of Angels peine à convaincre. Reflet manqué de la société actuelle, accents allemands massacrés et folklore mexicain passé à la trappe, le spin-off de la série éponyme tourne en rond et sonne creux. La série ne mérite à aucun moment le titre de Penny Dreadful. A croire qu’il s’agissait juste d’une pure stratégie marketing. Triste promesse ratée auprès des fans.

Robin G.

Note lecteurs8 Notes
Titre original : Pennay Dreadful : City of Angels
Création : John Logan Casting : Natalie Dormer, Daniel Zovatto, Kerry Bishe
Date de sortie (France) : 27 avril 2020 (Canal +)
Durée : 60 min
Genre : Drame, Epouvante-Horreur • Nationalité: USA
1.5
DÉCEVANT

Zeen is a next generation WordPress theme. It’s powerful, beautifully designed and comes with everything you need to engage your visitors and increase conversions.

Plus d'articles
SNOWPIERCER, on reste à quai – Critique