THE DEUCE, la nouvelle série de David Simon (The Wire, Treme, Show Me A Hero) est un des événements immanquables de la rentrée. On a vu le pilote et on vous en parle !
Game of Thrones vient à peine de s’achever (retrouvez notre critique de la saison 7 !) que surgit déjà sur nos écrans le pilote de THE DEUCE, une des séries que l’on attendait le plus pour cette année 2017. Si la diffusion sur HBO ne commencera que le 10 septembre (le 11 sur OCS en US + 24), le pilote vient d’être diffusé un poil en avance, grâce à l’accord HBO/OCS, histoire de nous donner envie bien comme il faut. Et la mission est largement réussie !
THE DEUCE nous plonge dans le New-York des années 70 où les macs règnent sur les trottoirs et où la mafia gère dans l’ombre un business juteux. Reconstitution convaincante et tenues d’époques sont bien entendu au programme d’un show qui durant son pilote d’1h24 prend surtout le temps de poser ses protagonistes et un univers solide auquel on adhère immédiatement. Le ton est donné pour la suite puisqu’on dénombre déjà une bonne dizaine de personnages bien dessinés que l’on va forcément suivre régulièrement. Ce qui marque – bien que ce ne soit pas une surprise lorsqu’on connaît David Simon – c’est la force de l’écriture. Chaque personnage trouve déjà une certaine profondeur, parfois le temps de quelques secondes, d’un plan ou d’une scène. On croit se trouver devant des archétypes puis finalement les contours s’affinent, une seconde couche de leur caractérisation se dévoile. Comme dans cette très belle scène où une Darlene, une prostituée, regarde un film avec un client et se met à pleurer. Le show acquiert déjà un foisonnement narratif impressionnant qui ne peut que nous rendre curieux pour la suite. 
A l’issue de ce pilote, on ne peut qu’avoir hâte de découvrir la suite tant tout est réuni pour nous accrocher ! On sait par exemple, lorsque l’on a suivi un petit peu le marketing, que le série parlera de l’émergence de l’industrie pornographique, ce qui n’est pas du tout abordé avec ce premier épisode. Preuve que la série, si elle dévoile déjà un paquet d’éléments, en a encore sous la semelle pour nous tenir en éveille. On fait aveuglement confiance à David Simon de ce côté-là.
Maxime Bedini
[button color= »white » size= »normal » alignment= »center » rel= »nofollow » openin= »samewindow » url= »#comments »]Votre avis ?[/button]



