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MAD MAX (1979), l’embryon d’une saga culte – Critique

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C’est bête à dire, mais MAD MAX premier du nom, est vraiment l’embryon du chef d’œuvre MAD MAX 2

Ce n’est peut-être qu’une question de moyens… Mais on voit clairement que les ambitions du film sont limitées à ce qui est possible et non à ce qui est imaginable. Cette imagination ne se libérera qu’avec les deux films suivants, pour nous fournir les images les plus iconiques du cinéma post-apocalyptique !

En attendant, le film de George Miller n’est qu’un ersatz efficace de Vanishing Point et autres revenges-movies chers à Tarantino, dans lequel, bien qu’il soit peu étoffé, l’univers post-apo tient heureusement une part très importante.
MAD MAX est ainsi un véritable western Leone-ien, sans véritable morale ni manichéisme, placé dans un univers « futuriste » dépouillé des règles basiques de société, propre à toute apocalypse économique (comme dans The Rover); celle-ci peut se voir comme un développement possible et à très long terme, du choc pétrolier de 1973 !

La liberté inhérente à ce nouvel environnement créera des personnages complètement déviants (ToeCutter et sa meute, mais également les « flics » comme fifi ou Goose) certains consumées par la folie, d’autres désireux de s’organiser dans un monde décadent.
C’est passionnant… Mais le cinéphile découvrant le film 40 ans plus tard ne pourra s’empêcher de n’y voir aucune originalité. La remise en contexte est le seul moyen de véritablement apprécier le film, ce qui pourra s’avérer, somme-toute, assez difficile. C’est le revers des films précurseurs n’ayant pas eu les moyens d’être inimitables.

MAD MAX 2 – ou comment inventer un genre cinématographique !

Quelques points ultra-mémorables :
– l’esthétique iconique Millerienne est déjà là, avec ce style SM cuir-moustache, ou les repères sexuels sont aussi bouleversés que les repères sociaux. Témoin d’une sacrée liberté d’esprit. Cette esthétique s’est développée et propagée depuis 1979 et via les Mad Max suivants jusqu’à définir la folie propre au post-apo.
–  ne pas faire de Max le personnage central du film.
Une constante dans la trilogie: s’il est un véritable héros, par son charisme, son audace et ses « skills » (max est très rapide), c’est le passionnant univers dans lequel il évolue qui interagit avec lui, et non l’inverse.
– les scènes de bagnoles, assez cool dans leur jusqu’au bout-isme.
– la folie de Toecutter – Hugh Keays-Byrne complètement halluciné, en totale roue libre, rappelant le Brando d’ Apocalypse Now.
Un personnage qui peut diviser (se référer à la critique de Maxime).

Un film précurseur, qui n’a pas eu les moyens d’être inimitable.

Bref. MAD MAX installe sans vraiment d’originalité mais avec style le personnage de Max, et surtout son univers.
Une introduction de bonne facture, mais bien moins mémorable que ses 2 (3 ?) suites, ou même les œuvres qu’il a inspirées… À moins d’avoir découvert le film avant qu’il ait contaminé l’inconscient collectif.

Note lecteurs5 Notes
3.5

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