Sous ses airs de machine à Oscars frénétique, LA LA LAND réanime vigoureusement le genre de la comédie musicale !
Difficile d’aborder un objet aussi hypé que LA LA LAND, film adulé depuis les premières images et porté par un duo devenu en quelques années autant les chouchous d’Hollywood que du public. En même temps, sur le papier, il y a de quoi s’enthousiasmer : une comédie musicale en hommage au 7ème art réalisée par le papa de Whiplash, brillant long-métrage sur l’univers du jazz. La scène d’ouverture donne le ton en sortant l’artillerie lourde. Via un plan séquence virtuose, Damien Chazelle filme une foule d’inconnus qui se rassemble afin de s’unir dans une chorégraphie enjouée, véritable moment d’évasion alors qu’ils sont tous coincés dans un embouteillage monstre. C’est donc, dans un premier temps, par sa bonne humeur que LA LA LAND nous happe. Il faut avouer que le procédé marche à merveille, le tout étant enrobé d’un humour mignon, de couleurs chatoyantes et de quelques pas de danse. Le film ne rechigne pas à la tâche et nous donne sans cesse. La caméra virevolte, les idées fusent de tous les côtés, Chazelle propose à gogo sans craindre que l’overdose l’emporte sur le plaisir instantané. De cette myriade d’inventivité naît une jouissance. Parce que le cinéma a délaissé la comédie musicale et voir un réalisateur de la nouvelle génération essayer avec une telle énergie de la réanimer nous procure un plaisir fou.![[CRITIQUE] LA LA LAND 19 lalalalal](https://www.leblogducinema.com/wp-content/uploads//2017/01/lalalalal.jpg)
[bctt tweet= »« LA LA LAND conjugue joie et tristesse, sophistication et simplicité, désirs et réalité. » » username= »LeBlogDuCinema »]
Le long-métrage est souvent dans la superficialité et le paraitre, alignant des décors de cartes postales, des belles lumières crépusculaires, des mouvements d’appareils fluides. Pour mieux glisser progressivement vers la désillusion. Voilà pourquoi réduire LA LA LAND à du simple feel-good movie n’est pas un moyen de lui faire honneur. Il y a de ça, certes – le film a cette capacité à nous flanquer un gros sourire aux lèvres. Derrière la multiplicité des effets de style, une fois qu’on en a pris plein la vue, le film perd en explosivité à mesure que le couple se dégrade. La forme s’accorde harmonieusement avec la nature des émotions, les danses enivrantes laissent place à la mélancolie, aux regrets d’un temps idéalisé désormais loin derrière. Le chapitrage par l’enchaînement des saisons n’est qu’une apparence (une des idées ratées), le long-métrage se découpe véritablement en deux blocs : se laisser bercer naïvement par la puissance des illusions puis redescendre sur Terre en empruntant une voie qui peut causer des dégâts. La très belle scène dans l’Observateur parmi les étoiles est une traduction littérale de ce besoin de se construire par le prisme de l’imaginaire une petite fenêtre vers ses rêves. ![[CRITIQUE] LA LA LAND 20 525010 1.jpg r 1920 1080 f jpg q x xxyxx 1](https://www.leblogducinema.com/wp-content/uploads//2017/01/525010-1.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx-1.jpg)
Maxime Bedini
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• Réalisation : Damien Chazelle
• Acteurs principaux : Ryan Gosling, Emma Stone
• Durée : 2h07min
![[CRITIQUE] LA LA LAND 21 Ryan Gosling La La Land Poster 05 1](https://www.leblogducinema.com/wp-content/uploads//2017/01/Ryan-Gosling-La-La-Land-Poster-05-1.jpg)
• Réalisation : Damien Chazelle
• Scénario : Damien Chazelle
• Acteurs principaux : Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend
• Date de sortie : 25 janvier 2017
• Durée : 2h08min
![[CRITIQUE] LA LA LAND 17 523760.jpg r 1920 1080 f jpg q x](https://www.leblogducinema.com/wp-content/uploads//2017/01/523760.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg)



