[critique] Les Petits Mouchoirs

A la suite d’un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les « petits mouchoirs » qu’ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Date de sortie : 20 octobre 2010
Réalisé par Guillaume Canet
Film français
Avec François Cluzet, Marion Cotillard, Benoît Magimel, Gilles Lellouche, Jean Dujardin, Laurent Lafitte, Valérie Bonneton, Pascale Arbillot, Joel Dupuch, Anne Marivin
Durée : 2h25min
Bande-Annonce :

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xe6w3s_les-petits-mouchoirs-bande-annonce_shortfilms[/dailymotion]

L’homme ne s’écoute plus. C’est un constat de Guillaume Canet et le thème de son film actuel. L’acteur-réalisateur de trente-sept ans a choisi d’illustrer cette opinion amère en concentrant sa caméra sur une histoire qu’il qualifie lui-même de personnelle (à ne pas confondre avec autobiographique). Selon lui, notre nombrilisme culturel nous coupe des valeurs fondamentales telles que l’amour et l’amitié. Suffisants à force d’égoïsme, nous menons une vie irréelle, stérile, jusqu’au jour où le manque de sincérité de la mascarade finit par nous étouffer.
La vision de Canet est implacable mais elle touche au vrai. Son film, qui n’exclut pas la drôlerie, est avant tout un doux réquisitoire contre l’individualisme envahissant et ses terribles effets secondaires. Eclairage.

Max, Vincent, Eric, Marie, Antoine, Ludo sont les meilleurs potes du monde. Voilà bien une quinzaine d’années qu’ils partagent tout. Quand Ludo subit un grave coup du sort, le groupe est atteint sans être ébranlés et décide de maintenir ses vacances pendant que le blessé reste seul à Paris.
Sur les lieux traditionnels de leur détente, chacun y va de son affliction personnelle et accaparante. Et puis, bien sûr, le drame réunificateur survient. La grande douleur commune amoindrie les segments de la douleur.

Canet réussit son film grâce à deux facteurs essentiels : son choix de morale et son choix d’acteurs. En premier lieu, il ne s’agit aucunement pour lui de discréditer la vie personnelle au profit d’un communisme affectif qui n’aurait aucun sens.  La vie personnelle compte puisqu’elle densifie la vie de groupe. Le problème ici désigné est le maintien de cette vie dans le secret, le mensonge ou la dénégation. On traite les dossiers avec beaucoup ou beaucoup trop peu d’égard sans jamais recevoir les conseils salutaires qui nous tireraient d’embarras. Les amis, acquis d’avance, sont les premières victimes de nos négligences et maladresses. Le mode d’emploi est crypté.

Au final, soi-même est le seul vrai confident, un confident impuissant face aux grands troubles. La morale est dure mais peut-on la contredire d’un claquement de doigt ? En deuxième lieu, Canet distribue les rôles à ses propres copains et obtient, dans le travail, une authenticité indéniable dans les comportements. Mention spéciale à François Cluzet qui joue un insupportable angoissé de la vie avec une solidité et une tendresse admirable. Mention spéciale à Benoît Magimel qui joue avec sensibilité un père de famille acculé devant ses propres penchants homosexuels. Une vraie émotion est au rendez-vous. On compatit à la peine de cette famille de mousquetaires égarés, miroir dérangeant mais pas grossissant de ce que nous sommes peut-être.

On se dit : Guillaume Canet est jeune mais il a le regard fin. Alors salut les copains ! A vos mouchoirs.

  1. long long long…. juste une toile de fond, pas d’histoire pour cet étalage de moments de vacances entre potes (on ne comprend pas ce qui les lie…). des scènes à répétition (marion cotillard qui fume son pétard et qui minaude), un drame abandonné au bout de 10 minutes, on finit presque par oublier le pote à l’hosto ! et une fin qu’auraient refusé les téléfilms les plus mélos ! même pas une belle tirade d’enterrement… Un ‘big chill » raté, une erreur de jeunesse malgré ds acteurs top. Il faut un scénario ! on repense à « ne le dis à personne »…. et on pleure dans les petits mouchoirs.

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  2. j’ai vraiment adorée se film il est marrant,émouvant et ala fois joyeux étant donnée que une bande de pote sa ne se trouve pas au chaque coin de rue bas j’ai adorée car je me dit que plus tard avec mes amies on sera pareil car sa fais déja un moment qu’on se connait.J’ai aussi bien aimé se film car Guillaume Canet est un acteur et réalisateur que j’aime beaucoup j’adore ces role et ses film aussi et le faite qu’il face jouer ses vrai ami(e)s et sa compagne je trouve que cela est une vrai preuve d’amour et d’amitié. En tout cas j’espere qu’il va continu a tournée des film et a en réalisé car je pense que j’aimerai toujours se qu’il fait.

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  3. Passé un très bon moment malgré une crainte dans le 1e quart d’heure un peu longuet. Marrant et émouvant. Un peu mélo c’est vrai, mais j’aurai bien mis 7 ou 8/10 au film : le propos est bien traité, l’humour est très présent et en effet Cluset et Magimel sont excellents dans leurs interprétations respectives et sortent vraiment du lot.

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  4. Je ne vois pas la necessité de tuer reellement le homard , c’est nous rendre complices de cet acte de cruauté gratuit . En tant que spectateur , on est pris en ôtage , on nous impose cet acte odieux .
    Je ne dirai rien sur ce film sinon que dorénavent je boycotterai tous les films de guillaume canet .
    Il me semble que le cinéma c’est censé être  » pour de faux  » .
    Déçue , très très déçue .

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  5. 4/5

    L’histoire d’une bande de potes trentenaires qui partent en vacances ensemble, comme tous les ans, dans la seconde résidence du plus riche. Sauf que cette fois, Ludo ne viendra pas. Et ce changement bouleversera le déroulement de ce séjour. Certains feront des aveux, certains se taperont dessus, certains avanceront pendant que d’autres reculeront… Bref, les temps changent et les gens aussi…

    Comme toujours, je me renseigne avant de voir un film. Là, j’avais lu une interview de Guillaume Canet qui expliquait pourquoi le film durait si longtemps, l’ambiance sur le tournage; il disait même que toute l’équipe était venue un mois plus tôt dans cette maison, pour qu’ils sachent y vivre. Justement, cela rend le jeu des acteurs parfait. En effet, le reproche que l’on pourrait faire au cinéma français c’est qu’il ne parait pas assez naturel. Pour le coup, Les Petits Mouchoirs est la preuve que certains français, sont bons acteurs dans cette nouvelle génération. Notamment: Gilles Lellouche, Marion Cotillard, et, et, et, et le héros du film: François Cluzet qui joue l’homme d’affaire nerveux pour un rien, jamais détendu mais très drôle.

    Ces acteurs sont à l’aise parce qu’ils connaissent la personne qui les dirige, parce qu’ils se connaissent entre eux, et le spectateur le ressent, et est donc mis dans le bain, comprend toutes les blagues, pourrait même participer au film. J’exagère, mais bon, l’idée est là, on est pas bien là ?

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  6. Film a l’eau de rose… je pensais passer une bonne soirée, et bien non, j’ai trouvé le film insipide, sans liant, long, ennuyeux, bref a part quelques gages  » rigolos »,c’est la chienlit. A noter tout de même, le rôle tailler sur mesure pour jean Dujardin, jamais il n’a été aussi bon. 2h30, c’est bien trop long, l’ennui vous gagne vite, très vite même. Vous pouvez tout de même aller le voir si la piscine est fermée, s’il pleut depuis 120 jours et que votre maison est inondée, si les poissons ne mordent pas ou si la vie d’adultes impubères vous intéresse (ce film est un bon test pour l’entrée en fac de psychologie).

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  7. jai beaucoup aimé ce film tellement plein de vérité.On s’y retrouve un peu ,ou quelques uns de ces copains.Personne n’est parfait,et nous avons tous de ces phases oul’on souhaite,l’attention des autres et on oublieou néglige quelqu’un.Merci de nous montrer nos travers,avec sympathie,humour, tendresse.Bravo à tous….

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  8. Bien…
    Je suis tenté de m’incliner devant les louanges unanimes d’amis, collègues et connaissances, qui tous ont trouvé ce film magnifique, émouvant, c’est-si-vrai-cette-bande-de-potes-qu’on-se-reconnait-dedans,
    ouf !
    j’en suis a me demander si je suis normal, si je suis devenu un ours mal léché, misanthrope et tatillon ?
    Mais tant pis : j’ai détesté ce film, Arrgh !
    mais qu’est ce que c’est long, que c’est complaisant (à souhaiter qu’un commando terroriste débarque pour les prendre en otage et que l’action démarre enfin et que dans le stress révélateur, les vrais personnalités se montrent dans l’authenticité), je me sentirait mal à faire partie de cette bande de lourdauds (mais ou est donc la finesse d’un Klapisch et ses auberges espagnoles?).

    Vers la fin du film, où les choses devenaient un peu plus intéressantes, là ! c’est le mélo outrancier qui est servi à de bons acteurs qui surjouent d’une manière insupportable. Bref pour moi, ce film est bâclé, sans finesse, contrefait (à moins que c’était ce que voulait justement dénoncer l’auteur, mais dans ce cas le final est « failed » !)

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  9. Enfin une critique pertinente. Vous etes l’un des rares journalistes a avoir compris ce film. Pour info, regardez en arriere plan dans une scene dans un cafe l’affiche teaser d’une soiree en boîte: « amours et chippolatas ». Tout y est dit.

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  10. Après avoir vu ce film, je me suis rendue compte que je ne faisais pas partie d’un moule de la société tel que Canet la décrit. Le sexe, l’alcool à outrance, la drogue, tout ce qui ne fait pas partie de ma vie…Je dois être une E.T.

    J’ai plus retenue ou plutôt cauchemardé sur le homard tué vivant que sur les autres scène, je ne vois pas l’intérêt de faire cela, ca n’a rien apporté de plus au film. LE pire là-dedans, c’est que cela aurait été un chat, un chien ou un hamster on tous crier au scandale, apparemment il faut que les animaux hurle à la mort pour qu’on les défende! Bref passons.

    Ce film est nul. Il n’a pas été nominé aux oscars et encore heureux. Cela me semble logique. Il est vide. On rentre difficilement dans l’histoire et contrairement à certain je ne me suis reconnue et dans aucun des personnage. Comme si je n’étais que spectateur hors, me semble t’il ce n’est pas le but du cinéma.

    Seul chose que j’ai adoré et ressenti, c’est le rôle de Jean Dujardin, il a joué magnifiquement bien. Rien à redire. Le ton était là.

    Voilà, a partir d’aujourd’hui je serai considérée définitivement comme un E.T…

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