Mon second Journal de Bord du Festival de Sundance : au menu des très bons films et des films décevants, une table ronde et du Sundance stuff !

La neige a enfin pointé son nez et les trois jours drainant le plus de festivaliers, d’équipes de films et de distributeurs potentiels viennent de s’achever. Mais le Festival est loin d’être terminé, puisque le palmarès sera en effet annoncé dans la soirée de samedi.
Première halte Main Street, dans le Filmmaker Lodge, qui accueille chaque jour des tables rondes. Le passionnant panel Adaptation s’est  tenu le 2ème jour du Festival, en présence notamment de Paul Dano et de Zoé Kazan, venus évoquer le film WILDLIFE, adapté du  roman de Richard Ford et de Lynne Ramsay venue parler de You were never really here (A beautiful Day), basée sur une nouvelle de Jonathan Ames. le modérateur les a interrogés sur les raisons de leurs choix d’adapter ces écrivains, la façon dont ils ont envisagé le film (la mise en image des mots, des flashs, ou les émotions ressenties), le casting des acteurs et leur travail sur l’interprétation des personnages.

Paul Dano et Zoe Kazan parlent de leur adaptation de Wildlife

Dans la foulée de cette table ronde, je suis passée à la vitesse supérieure dès le samedi avec la projection de plusieurs films en compétition US Drama. On aurait presque dit que cette journée était dédiée à la famille Gyllenhaal : Maggie, héroine le matin de THE KINDERGARTEN TEACHER (lire la critique ICI) et Jake de WILDLIFE (lire la critique ICI).

Paul Dano, Jake Gyllenhaal et Carey Mulligan présentent Wildlife

Sans oublier THE TALE (lire la critique ICI) , toujours en présence de l’équipe du film qui répond toujours à la fin aux question du public. Laura Dern était absente de Sundance, car souffrante. Le sujet du film a non seulement ému toute la salle, mais également l’équipe du film.

L’équipe de The Tale, donr Ellen Burstyn et Common

Puis direction le film JULIET, NAKED, projeté en Premieres, en présence du réalisateur Jesse Peretz, qui a réalisé quelques épisodes de Orange is a New Black , et des acteurs Ethan Hawke, Rose Byrne et Chris O’Dowd.

Ma critique de JULIET, NAKED (★★★☆☆)
Duncan (Chris O’Dowd) un fan anglais absolu  d’un chanteur américain Tucker Crowe (Ethan Hawke) qui a disparu des radars depuis Vingt ans, après un dernier album mythique, Juliet. Le gars ne vit que pour et a travers lui et poste chaque jour sur son Blog des vidéos d’analyse de ses vieux albums. Sa girl friend (Rose Byrne), directrice d’un musée maritime sur la côte vit avec lui mais ne l’aime plus et supporte tant bien que mal son obsession. Par un concours de circonstance, Tucker Crowe prend contact avec la jeune femme et entre dans sa vie quand Duncan en est sorti . JULIET, NAKED est une rom com assez drôle et agréable, la musique est bonne, un feel good movie basé sur roman de Nick Horby, qui ne laisse au final pas un grand souvenir, malgré Ethan Hawke  à tomber en ex rocker plus sentimental qu’il n’y parait!

L’équipe du film de Juliet, Naked, dont Ethan Hawke et Rose Byrne

Puis j’ai vu deux autres films très différents, qui m’ont pourtant m’ont déçue de la même façon, malgré mes attentes : BLAZE et COLETTE

Ma critique de BLAZE (★★☆☆☆)
Premier film de l’acteur Ethan Hawke en compétition US Drama, BLAZE est en effet très ennuyeux malgré une mise en scène dynamique et une belle photographie. On n’arrive pas à se passionner pour Blaze Foley, chanteur connu de la country music américaine qui ne voulait pas devenir une star mais une légende, et qui est mort assassiné. Pour autant, ce n’est pas parce que je suis française que je n’apprécie pas les biopics sur les chanteurs de country: j’avais ainsi beaucoup aimé Walk The Line sur la vie de Johnny Cash.
Ma critique de COLETTE (★★★☆☆)
Malgré de beaux costumes, une belle reconstitution du Paris du début du XXème siècle et des acteurs charismatiques et romantiques à souhait Keira Knightley (Colette) et Dominic West (Willy), il s’est révélé quasiment impossible pour moi, en tant que française, d’écouter les protagonistes de Colette parler en anglais ! Surtout que l’on voit Colette écrire des mots en français et les lire en anglais ! Le réalisateur Wash Westmoreland était très ému car son compagnon de toujours scénariste Richard Glatzer (ils avaient ainsi commis ensemble Still Alicevenait de mourir quelques mois auparavant. Il dit avoir voulu montrer, la vie de l’écrivain, femme forte, libre et emblématique de l’époque.  Et sur ce point, le film se tient et montre très bien l’émancipation de l’écrivain et la découverte de sa bisexualite assumée. Le réalisateur n’avait pu envisager de faire parler ses acteurs avec l’accent français car cela aurait ressemblé aux dialogues de l’Inspecteur Clouzeau dans La Panthère Rose et rajouté du ridicule inutile. COLETTE, à qui il manque indéniablement l’esprit français, vient de trouver un distributeur.

L’équipe du film Colette, dont Kneira Knightley et Dominic West

Puis, de retour sur Main Street, je n’ai pas manqué de profiter des cafés, chocolats, chips et autres remontants offerts par les partenaires aux festivaliers déjà fatigués, avant de repartir voir notamment les deux premiers films des acteurs Idris Elba (YARDIE) et Rupert Everett (THE HAPPY PRINCE)… à lire dans mon prochain Journal de Bord de Sundance!

Sylvie-Noëlle

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