Avis aux Lyonnais et aux cinéphiles de passage dans la région : dans le cadre des Épouvantables Vendredis, L’Institut Lumière organise une nuit dédiée au maestro italien Dario Argento, le 10 juin à partir de 20h30 (on vous fait gagner des pass ICI).

Une parfaite occasion de réunir ceux qui souhaitent découvrir les expérimentations du cinéaste dans les domaines du thriller et du paranormal, et ceux qui souhaitent redécouvrir sur grand écran quatre œuvres incontournables issues de la période la plus fertile de sa carrière.

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Au programme :

Les Frissons de L’angoisse – 1975 : Après avoir gagné ses lettres de noblesse grâce au genre du giallo, Argento poursuit ses expérimentations visuelles et narratives avec ce jeu de piste morcelé comme un miroir brisé. Reflet formel de la nouvelle garde du suspense apparaissant lors des audacieux seventies, le film trouve aujourd’hui une parenté évidente avec le Blow Up de Michelanglo Antonioni et la première partie de la carrière de Brian De Palma.

– 1977 : Pour son cinquième film, Argento bascule enfin dans le paranormal et pour représenter la dimension parallèle à laquelle son cerveau torturé s’abandonne, il fait le pari fou de porter sa mise en scène au comble de son baroque psychédélisé. Opéra de sang, de feu et d’orgues électroniques, Suspiria est un chef-d’œuvre en ça qu’il marque de son empreinte l’imagerie du patrimoine fantastique. Jusqu’alors on se figurait les ténèbres d’où opéraient les sorcières comme des passages-secrets sombres et étroits entre les différents mondes; Argento a enluminé ces ténèbres de couleurs et de lumières radicales, comme un peintre fou qui aurait recouvert les clairs-obscurs d’un tableau gothique, afin qu’une hystérie visuelle avant-gardiste en fasse ressortir l’atmosphère étourdissante.

– 1983 : Argento change de braquet après la psychotronie opératique, et revient au thriller par une mise en abîme où un écrivain se voit dépassé par l’influence de son œuvre sur un esprit perturbé. Une fois de plus, le maestro cherche à donner à son film, la forme d’un oxymore, car là encore le titre Ténèbres dissone avec les lumières solaires et les couleurs estivales avec lesquelles il filme Rome. Cette nouvelle approche visuelle est d’autant plus surprenante qu’elle met en lumières le film le plus violent du maître italien.

– 1985 : Retour au paranormal dans un contexte qui rappelle celui dans lequel évoluait l’héroïne de Suspiria. Ici également, le spectateur partage le point de vue d’une adolescente isolée dans une mystérieuse école; et au fil de ses éléments assemblés comme un jeu du cadavre exquis, le film finit par ressembler un poème surréaliste, ou un rêve brumeux que la jeune fille nous transmettrait par télépathie. Belle façon de conclure cette nuit blanche, non ? Découvrir l’un des plus beaux rêves éveillés du grand écran, juste avant l’aube.

Rendez-vous à l’Institut Lumière de Lyon, le vendredi 10 juin à partir de 20h30.
Je vous invite à cliquer sur le lien suivant pour plus d’informations :
http://www.institut-lumiere.org/actualités/l’epouvantable-vendredi-nuit-dario-argento.html

Et n’oubliez pas notre CONCOURS pour gagner des places pour la nuit !

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