La 8ème édition du FESTIVAL DU FILM FRANCOPHONE D’ANGOULÊME aura lieu du 25 au 30 Août 2015 ! Y seront projetés un peu plus de 50 longs métrages francophones, une programmation aussi éclectique que passionnante, allant du Tout nouveau Testament de Jaco Van Dormaël au Nouveau, avec Max Boublil, en passant par le film d’animation Tout en haut du monde;
Le Blog du Cinéma y sera présent; vous pourrez ainsi retrouver sur cette page, nos avis sur les films présentés en avant première !

Vous pourrez retrouver ICI nos avis sur les films présentés en compétition.

 

21 NUITS AVEC PATTIE,
de Arnaud et Jean-Marie Larrieu

25 novembre 2015 - 21 nuits avec Pattie

Titre original : 21 nuits avec Pattie
• Réalisation : Arnaud Larrieu et Jean-Marie Larrieu
• Scénario : Arnaud Larrieu et Jean-Marie Larrieu
• Acteurs principaux : Karin Viard, , André Dussolier, Sergi Lopez, Denis Lavant, Philippe Rebbot
• Pays d’origine : France
• Sortie : 25 Novembre 2015
• Durée : 1h50min
• Distributeur : Pyramide Distribution
• Synopsis
: Au cœur de l’été, Caroline, parisienne et mère de famille d’une quarantaine d’années, débarque dans un petit village du sud de la France. Elle doit organiser dans l’urgence les funérailles de sa mère, avocate volage, qu’elle ne voyait plus guère. Elle est accueillie par Pattie qui aime raconter à qui veut bien l’écouter ses aventures amoureuses avec les hommes du coin. Alors que toute la vallée se prépare pour les fameux bals du 15 août, le corps de la défunte disparait mystérieusement

Les réalisateurs Arnaud et Jean- Marie Larrieu ont prévenu les spectateurs lors de l’Avant-Première: c’est un conte pour adultes!

L’histoire se passe dans la montagne noire de l’Aude, propice aux croyances et événements surnaturels, comme paraît-il souvent lors de la fête de la Vierge du 15 août. De fait le corps de Zaza, la mère juste décédée de Caroline/Isabelle Carré, va disparaître puis réapparaître tout aussi mystérieusement. Jean/ André Dussolier est-il le nécrophile que le gendarme recherche? Kamil le fils de Pattie/ Karin Viard est-il responsable ?
La prude citadine Isabelle n’a plus de désir pour son mari (Sergi Lopez dans une brève apparition) qu’elle aime pourtant encore. Elle rencontre la femme de ménage et amie de sa mère, Pattie, qui s’assume totalement en sacrée coquine ! Elle entreprend de lui raconter avec des mots très crûs ses coucheries, et on voit bien que les frères Larrieu se sont délectés à offrir à Karin Viard ce langage outrancier. C’est plutôt drôle mais finalement assez poussif, même si le propos était de démontrer l’ouverture d’esprit de Pattie, dont il sera question dans la suite de l’histoire que nous ne dévoilerons pas.
Donc une rencontre rafraîchissante dans une grand maison squattée par une sacrée bande d’énergumènes (famille, amis, ouvriers), des campagnards bienveillants qui font joyeusement la fête au village. Tout ce beau monde a un rapport au corps très naturel et la baise si joyeuse qu’elle ne s’embarrasse pas des codes sociaux. Le film peint un monde un peu trop fantaisiste et idéaliste pour être crédible… Mais nous offre finalement un moment hors du temps et empreint d’une certaine poésie.
Les deux actrices sont assez justes mais leurs personnages un peu trop caricaturaux, pas assez dans la nuance.
Mention spéciale aux acteurs formidables: André Dussolier qui parvient encore à surprendre, Denis Lavant et sa présence intense, même en short, Philippe Rebbot, toujours aussi naturel, quelque soit son rôle, et Laurent Poitrenaux en gendarme psychologue!

par @sylvienoelle33

21-nuits-avec-pattie

 

UN +UNE, de Claude Lelouch

affiche un plus une

Titre original : Un + Une
Réalisation : Claude Lelouch
• Scénario : Claude Lelouch, Valérie Peerin
• Acteurs principaux : Jean Dujardin, Elsa Zylberstein, Christophe Lambert, Alice pol
• Pays d’origine : France
• Sortie : 9 Décembre 2015
• Durée : 1h53min
• Distributeur : Metropolitan FilmExport
• Synopsis
: Antoine ressemble aux héros des films dont il compose la musique. Il a du charme, du succès, et traverse la vie avec autant d’humour que de légèreté. Lorsqu’il part en Inde travailler sur une version très originale de Roméo et Juliette, il rencontre Anna, une femme qui ne lui ressemble en rien, mais qui l’attire plus que tout. Ensemble, ils vont vivre une incroyable aventure…

L’aventure que nous promet Claude Lelouch est très dépaysante, esthétiquement et spirituellement parlant, puisqu’elle nous mène en Inde, sur les bords du Gange.
Anna/ Elsa Zylberstein va sur le chemin de la fertilité, à la rencontre d’Amma, sorte de déesse vivante emplie d’amour qui a le pouvoir mystique de guérir et de changer les destins.
Elle est accompagnée d’Antoine/ Jean Dujardin, souffrant de migraines et rencontré chez son mari Ambassadeur Samuel/Christophe Lambert. Leur attirance mutuelle renvoie à un autre film de Claude Lelouch : Un homme qui me plait, les deux héros étant compositeurs de musiques de films. La musique, comme toujours dans les films de Lelouch, est omniprésente, et souligne généralement les émotions. Comme souvent, les scènes alternent entre celles de personnages qui discutent beaucoup sur ce qu’ils sont en train de vivre, et celles sur le tournage du film pour lequel Antoine travaille.

Croit-on pour autant à cette histoire d’attirance plus forte que la raison, et dans laquelle le réalisateur parsème allègrement ses petites phrases sur les femmes, les boomerangs, les hirondelles et la vie ? Bof…

Nous observons les personnages mais nous ne ressentons pas vraiment d’empathie pour eux… Les acteurs jouent plutôt juste, le film est assez drôle et enjoué – en tout cas dans la première partie, qui porte sur la rencontre de nos deux héros et le processus de séduction.
Le rythme est toutefois ralenti, lors de la traversée de l’Inde en train et en bateau… Mais normal : le voyage est long et prend du temps. De fait, le réalisateur nous perd un peu en route; si les souvenirs d’Anna et Antoine à propos de leurs rencontres avec leurs conjoints respectifs nous ramènent dans le film, la scène théâtrale des retrouvailles en couple ne parvient ni à nous surprendre, ni à nous émouvoir et la fin est plutôt convenue.

Un Lelouch sans trop de surprises… Mais un Lelouch quand même, et en Inde.
Et puis quel plaisir de revoir Venantino Venantini, qui incarne le père d’Antoine !

par @sylvienoelle33

photo Un plus une

 

UN DÉBUT PROMETTEUR, de Emma Luchini

Affiche Un début prometteur

• Titre original : Un début prometteur
• Réalisation : Emma Luchini
• Scénario : Emma Luchini, Vanessa David et Nicolas Rey, d’après l’œuvre de ce dernier
• Acteurs principaux : Manu Payet, Veerle Baetens, Zacharie Chasseriaud, Fabrice Luchini
• Pays d’origine : France
• Sortie : 
30 septembre 2015
• Durée : 1h30min
• Distributeur : Gaumont Distribution
• Synopsis
:  Martin, désabusé pour avoir trop aimé et trop vécu, retourne chez son père, un horticulteur romantique en fin de course. Il y retrouve Gabriel, son jeune frère de 16 ans, exalté et idéaliste, qu’il va tenter de dégoûter de l’amour, sans relâche. Mais c’est sans compter Mathilde, jeune femme flamboyante et joueuse, qui va bousculer tous leurs repères…

Le coup de foudre qe jeune Gabriel/ Zacharie Chasseriaud va éprouver pour Mathilde/ Veerle Baetens sera de courte durée mais d’une grande intensité ! Tourbillon rafraîchissant, bulle de champagne, elle lui apportera gaité et vivacité, ainsi qu’à Martin/Manu Payet son boulet de grand frère alcoolisé et à leur père incarné par Fabrice Luchini.

Manu Payet s’essaie avec assez de bonheur à un genre plus sérieux et profond que d’habitude. Il est plutôt crédible mais perce parfois le Manu Payet que nous connaissons, y compris dans les dialogues de la réalisatrice Emma Luchini – fille de Fabrice – puisque Mathilde prononce son fameux « Les gars j’ai une idée » (ceux qui aiment la cornemuse comprendront).
Veerle Baetens est solaire et parfaite pour ce rôle, Fabrice Luchini fait le job du père avec beaucoup de retenue et de délicatesse mais c’est normal, c’est Luchini. Quant au jeune Zacharie Chasseriaud il gagnerait à adopter un jeu plus sobre.

Le point positif du film c’est sans conteste la bande-son, très variée et originale.
Bon… Une rencontre hors du commun avec cette famille d’hommes très bienveillante les uns envers les autres – même si les trois sont assez peu crédibles en famille … Et puis so what ?
Certaines scènes sont poétiques, d’autres sont drôles… Hélas la présence de ces acteurs ne suffit pas à faire de cette rencontre une bonne comédie, dont le scénario un peu décousu est d’ailleurs issu d’un livre de Nicolas Rey (co-scénariste).

On ressort d’UN DÉBUT PROMETTEUR avec un sentiment d’inachevé,  comme après le départ de Mathilde… Dommage!

par @sylvienoelle33

Un début prmetteur

 

 

L’ODEUR DE LA MANDARINE, de Gilles Legrand

Affiche odeur mandarine

Titre original : L’odeur de la mandarine
• Réalisation : Gilles Legrand
• Scénario : Guillaume Laurant sur une idée de Gilles Legrand
• Acteurs principaux : , Georgia Scallie, Dimitri Storoge
• Pays d’origine : France
• Sortie : 
30 septembre 2015
• Durée : 1h50min
• Distributeur : Metropolitan FilmExport
• Synopsis
:  Eté 1918. La guerre fait rage pour quelques mois encore, mais pour Charles et Angèle, elle est déjà finie. Lui, officier de cavalerie y a laissé une jambe. Elle, son infirmière à domicile, vient de perdre au front son grand amour, le père de sa petite fille. Unis par le besoin de se reconstruire, ils nouent une complicité joyeuse qui les ramène à la vie. Sur l’insistance de Charles, Angèle accepte un mariage de raison. Il leur faudra entrer en guerre, contre eux-mêmes et contre l’autre avant d’accepter l’évidence de la passion qui les lie malgré eux…

Mandarine, c’est le nom que porte la jument que monte Louise dans le domaine de Charles, et Louise en aime l’odeur. Louise est la fille d’Angèle /Georgia Scalliet, infirmière fille-mère engagée par Charles/Olivier Gourmet revenu estropié de la guerre en Mai 1918.
L’amitié et la complicité de ces deux êtres solitaires blessés par la vie va être mise à rude épreuve par la proposition de mariage de Charles.

Ce film traite du désir et de l’absence de désir, mais aussi de la sensualité et du rapport à la nature, sublimée par le  réalisateur Gilles Legrand. Une femme peut-elle désirer un homme sans l’aimer, aimer un homme sans avoir fait le deuil d’un amour passé ? La période historique choisie par le réalisateur pour aborder ces sujets est si particulière – chaos de fin de guerre – qu’elle semble assez peu propice aux interrogations métaphysiques. Le vocabulaire employé et le ton volontairement léger et humoristique de la première partie du film, avant le mariage, semble également peu crédible au regard de l’époque; la seconde partie du film, traitée de façon plus dramatique, gagne en intensité et en émotions.

Certes il s’agit d’un beau portrait de femme libre et instruite,  même si le jeu de la lumineuse Georgia Scalliet, est parfois un peu trop théâtral… Mais après tout, elle est sociétaire de la Comédie Française!
Triple gageure réussie pour Olivier Gourmet, acteur décidément proteiforme: incarner un premier rôle romantique, passer une partie du film la jambe pliée pour figurer un moignon et monter à cheval en amazone. D’ailleurs les chevaux, personnages à part entière du film, sont magnifiés par le réalisateur ainsi que la façon qu’ont ces êtres humains de vivre à leurs côtés et de les toucher.

par @sylvienoelle33

L’odeur de la Mandarine, un film de Gilles Legrand, avec Olivier Gourmet (Charles de Rochecline), Georgia Scalliet (Angèle Far), Dimitri Storoge (Léonard), Hélène Vincent (Émile), Fred Ulysse (Firmin), Marine Vallée (Louise Gouiraud), Romain Bouteille (le notaire), Michel Robin (le curé), Alix Bénézech (Louison), Urbain Cancelier (le sergent), Nicolas Legrand (soldat 1), Léopold Legrand (soldat 2), Yannick Courbe (soldat 3)


 

BOOMERANG, de François Favrat

Affiche Boomerang

Titre original : Boomerang
• Réalisation : François Favrat
• Scénario : François Favrat, Emmanuel Coursol, d’après l’œuvre de Tatiana de Rosnay
• Acteurs principaux : Mélanie Laurent, Laurent Lafitte, Audrey Dana, Vladimir Yordanoff, Bulle Ogier
• Pays d’origine : France
• Sortie : 
23 septembre 2015
• Durée : 1h40min
• Distributeur : UGC Distributeur
• Synopsis
: Boomerang : nom masculin, arme de jet capable en tournant sur elle-même de revenir à son point de départ… En revenant avec sa sœur Agathe sur l’île de Noirmoutier, berceau de leur enfance, Antoine ne soupçonnait pas combien le passé, tel un boomerang, se rappellerait à son souvenir. Secrets, non-dits, mensonges : et si toute l’histoire de cette famille était en fait à réécrire ? Face à la disparition mystérieuse de sa mère, un père adepte du silence et une sœur qui ne veut rien voir, une inconnue séduisante va heureusement bousculer la vie d’Antoine…

Un homme qui traverse une période difficile (divorce, boulot…); des secrets de famille, des mensonges; des silences qui expliquent une partie de son mal-être… ne cherchez plus ! Nous sommes dans l’univers de l’écrivain Tatiana de Rosnay.
BOOMERANG est malgré tout une oeuvre personnelle, le réalisateur François Favrat ayant adapté le livre éponyme car il faisait écho à sa propre vie.

Antoine y est incarné par un Laurent Lafitte lumineux, dont les émotions sont extrêmement palpables; à ce titre, la scène dans laquelle il décrit la vision du corps de sa mère dans la chambre mortuaire il y a 30 ans est très émouvante.
Mélanie Laurent incarne avec retenue sa sœur Agathe, dont les propres souvenirs remonteront peu à peu à la surface.
Cette enquête familiale se fera grâce à la rencontre d’Angèle, incarnée par une Audrey Dana toujours survoltée – occasion pour le réalisateur de nous décrire la vie d’un thanatopracteur.
Vladimir Yordanoff (le père) et Bulle Ogier (la grand mère) complètent sans surprise ce tableau d’acteurs.

Certes, les procédés du réalisateur sont un peu téléphonés et classiques (règlement de comptes à Noël), son hommage au réalisateur Claude Sautet (scène de l’accident de voiture) est un peu trop appuyé et l’histoire a un air de déjà vu (et lu)… Mais la quête d’Antoine dans cette belle île de Noirmoutier (voulu comme un personnage du film à part entière) nous émeut et nous tient comme un bon polar d’été!

par @sylvienoelle33

Boomerang


 

JE SUIS UN SOLDAT, de Laurent Larivière

Affiche Je suis un soldat

 Titre original : Je suis un soldat
• Réalisation : Laurent Larivière
• Scénario : Laurent Larivière, François Decodts
• Acteurs principaux : Louise Bourgoin, Jean-Hugues Anglade, Anne Benoît
• Pays d’origine : France, Belgique
• Sortie : 
18 novembre 2015
• Durée : 1h32min
• Distributeur : Le Pacte
• Synopsis
: Sandrine, trente ans, est obligée de retourner vivre chez sa mère à Roubaix. Sans emploi, elle accepte de travailler pour son oncle dans un chenil qui s’avère être la plaque tournante d’un trafic de chiens venus des pays de l’est. Elle acquiert rapidement autorité et respect dans ce milieu d’hommes et gagne l’argent qui manque à sa liberté. Mais parfois les bons soldats cessent d’obéir. 

Sandrine, trente ans, est obligée de retourner vivre chez sa mère à Roubaix. Sans emploi, elle accepte de travailler pour son oncle dans un chenil qui s’avère être la plaque tournante d’un trafic de chiens venus des pays de l’est. Elle acquiert rapidement autorité et respect dans ce milieu d’hommes et gagne l’argent qui manque à sa liberté. Mais parfois les bons soldats cessent d’obéir. 

Nous ne dévoilerons pas la scène déterminante et poignante du film, point d’orgue de la solitude et de l’impasse dans laquelle va aboutir Sandrine, et son choix impossible entre sa loyauté familiale et la perte de son âme.

Louise Bourgoin est époustouflante de justesse et de vérité, elle provoque par son jeu chez nous beaucoup d’empathie… Nous sommes Sandrine,  nous ressentons ce qu’elle ressent et nous vivons avec intensité les émotions parfois contradictoires qu’elle traverse. C’est la force de la réalisation de Laurent Larivière; Pour son premier film, il a réalisé un coup de maître ! Gageons que Louise Bourgoin obtienne un César pour ce rôle.
Quant à Jean-Hugues Anglade, il est bluffant en oncle bourru dépourvu d’humanité par la force des choses et leur relation nuancée de violence et de non-dits est formidablement retranscrite dans ce film puissant.
Petit clin d’œil à Laurent Capelluto, toujours décalé mais si juste, seul homme bienveillant non encore déshumanisé au sein de ce trafic auquel il participe en tant que vétérinaire délivrant de faux certificats de vaccination.

par @sylvienoelle33

Photo 2 Je suis un soldat

 

LA DERNIÈRE LEÇON, de Pascale Pouzadoux

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Titre original : La dernière leçon
Réalisation : Pascale Pouzadoux
• Scénario : Pascale Pouzadoux et Laurent de Bartillat, d’après le récit de Noëlle Chatelet
• Acteurs principaux : , Marthe Villalonga
• Pays d’origine : France
• Sortie : 4 Novembre 2015
• Durée : 1h44min
• Distributeur : Wild Bunch Distribution
• Synopsis :Madeleine, 92 ans, décide de fixer la date et les conditions de sa disparition. En l’annonçant à ses enfants et petits-enfants, elle veut les préparer aussi doucement que possible, à sa future absence. Mais pour eux, c’est le choc, et les conflits s’enflamment. Diane, sa fille, en respectant son choix, partagera dans l’humour et la complicité ces derniers moments.

Choisir de mourir dans la dignité et à une date bien précise, c’est la décision que va imposer Madeleine (Marthe Villalonga) à ses deux enfants Diane (Sandrine Bonnaire) et Pierre (Antoine Duléry). En féministe convaincue, de tous les combats avant-gardistes, elle leur avait toujours dit qu’elle déciderait du moment dès qu’elle n’aurait plus la force d’affronter le début de la fin de sa vie. Ce suicide programmé, certes un peu égoïste, n’est donc pas une surprise mais ni Diane ni Pierre ne pensaient qu’elle mènerait son projet à exécution avec autant de détermination.

Pascale Pouzadoux habituellement réalisatrice de films légers (De l’autre côté du lit, Croisière) s’est emparée de ce sujet difficile grâce au livre éponyme de Noëlle Châtelet. Elle filme avec pudeur et respect le cheminement d’acceptation de la décision de sa mère par Diane, et son amour inconditionnel pour elle. Elle s’attache aussi de manière très réaliste au refus total de Pierre et à sa colère face à cette décision d’aller à l’encontre du cours habituel de la fin de vie des personnes âgées.
La réalisatrice aborde avec beaucoup d’émotions le rapport au corps vieillissant qui lâche Madeleine peu à peu, le regard reconnaissant que les deux femmes se portent. Elle parvient à nous faire ressentir avec acuité ce temps nécessaire à Madeleine pour mettre ses affaires en ordre avant de se dire adieu, même si cela fait mal et peur à Diane. Les deux actrices sont formidables, toutes en sobriété et retenue, les acteurs dont Gilles Cohen en mari attentionné sont très justes – même Antoine Duléry, pourtant plus habitué aux rôles expansifs et drôles. Les yeux des spectateurs étaient plein de larmes à la sortie ! Ce film est une véritable leçon de vie pleine d’émotions, qui incite à réfléchir sur ce sujet de société. Il fera d’ailleurs l’objet d’un débat dans le cadre du Festival avec des avocats.

par @sylvienoelle33

LA DERNIÈRE LEÇON

 

BELLES FAMILLES, de  Jean-Paul Rappeneau

aFFICHE Belles-familles

Titre original : Belles Familles
• Réalisation : Jean-Paul Rappeneau
• Scénario : Philipppe Le Guay, Julien Rappeneau
• Acteurs principaux : Mathieu Amalric, Marine Vacth, Gilles Lellouche, Karin Viard, Nicole Garci, Guillaume de Tonquédec, André Dussolier
• Pays d’origine : France
• Sortie : 
14 Octobre 2015
• Durée : 1h53min
• Distributeur : ARP Sélection
• Synopsis : 
Jérôme Varenne, qui vit à Shanghai, est de passage à Paris. Il apprend que la maison de famille d’Ambray où il a grandi est au cœur d’un conflit local. Il décide de se rendre sur place pour le résoudre. Cette échappée provinciale changera sa vie…

On attendait Jean-Paul Rappeneau après plus de 10 ans d’absence… Le résultat de BELLES FAMILLES est plutôt décevant. L’idée de départ était pourtant bonne, à savoir faire revenir le héros sur les lieux de son enfance qu’il a quittés précipitamment et faire remonter à la surface les souvenirs, les secrets et les non-dits liés à la deuxième famille de son père.

Si les portraits des notables d’une petite ville de province sont assez bien vus, là où le bât blesse c’est dans la suite de l’histoire vers laquelle nous oriente un réalisateur décidément peu ouvert d’esprit. Quant au jeu des acteurs, aucune surprise. chacun est dans son rôle habituel. Mathieu Amalric en fils écorché vif et homme pressé, Gilles Lellouche ami hâbleur qui a réussi dans l’immobilier et Nicole Garcia mère dirigiste – surjouant tous trois l’énervement – Guillaume de Tonquédec frère coincé,  Marine Vacth belle-fille toujours jeune et jolie, Karin Viard maîtresse détachée, André Dussolier maire cabotin et Claude Perron clerc de notaire décalée.

Ça court et ça crie, comme dans Le Sauvage ou Tout feu tout flamme, avec en prime dans de très nombreuses scènes, les addictions aux nouvelles technologies !

De fait nous restons en dehors de l’histoire et ne sommes pas vraiment touchés par les émotions des personnages… D’ailleurs, le véritable personnage, c’est cette magnifique maison, centre de tous les intérêts, filmée et éclairée avec amour par le réalisateur.

 

par @sylvienoelle33

« Belles Familles » de Jean-Paul Rapenneau

 

 

ARRÊTEZ-MOI LÀ, de Gilles Banier

Tournage du film "Arrêtez moi là", réalisé par Gilles Bannier avec Reda KATEB

Titre original : Arrêtez-moi là
• Réalisation : Gilles Bannier
• Scénario : Gilles Bannier, Nathalie Hertzberg
• Acteurs principaux : Reda Kateb, Léa Drucker, Gilles Cohen
• Pays d’origine : France
• Sortie : –
• Durée : 1h34min
• Distributeur : EuropaCorp Distribution
• Synopsis
: Chauffeur de taxi à Nice, Samson Cazalet, la trentaine, charge une cliente ravissante à l’aéroport. Un charme réciproque opère. Le soir même, la fille de cette femme disparaît et des preuves accablent Samson. Comment convaincre de son innocence lorsqu’on est le coupable idéal ?

 

 

L’ÉTUDIANTE ET MONSIEUR HENRI, de Ivan Calbérac

affiche L'étudiante et Mr Henri

Titre original : L’étudiante et monsieur Henri
• Réalisation : Ivan Calbérac
• Scénario :
• Acteurs principaux : Claude Brasseur, Noëmie Schmidt, Guillaume de Tonquédec, Frédérique Bel
• Pays d’origine : France
• Sortie : 7 Octobre 2015
• Durée : 1h38min
• Distributeur : Studio Canal
• Synopsis
: A cause de sa santé vacillante, Monsieur Henri ne peut plus vivre seul dans son appartement parisien. Particulièrement bougon, il finit néanmoins par accepter la proposition de son fils Paul de louer une chambre à une jeune étudiante. Loin de tomber sous le charme, Henri va se servir d’elle pour créer un véritable chaos familial…

 

 Et en film de clôture :

LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT, de Jaco Van Dormael

2 septembre 2015 - Le Tout nouveau Testament

CRITIQUE
LTNT: juste le pitch et le casting !

Titre original : Le Tout Nouveau Testament
Réalisation : Jaco van Dormael
Scénario : Jaco van Dormael, Thomas Gunzig
Acteurs principaux : François Damiens, , Catherine Deneuve, Yolande Moreau
Pays d’origine : France , Belgiqque , Luxembourg
Sortie : 2 septembre 2015
Durée : 1h50min
Distributeur : Le Pacte
Synopsis : Dieu existe. Il habite à Bruxelles. Il est odieux avec sa femme et sa fille. On a beaucoup parlé de son fils, mais très peu de sa fille. Sa fille c’est moi. Je m’appelle Ea et j’ai dix ans. Pour me venger j’ai balancé par SMS les dates de décès de tout le monde…

« Un film qui embarque le spectateur dans un univers merveilleux, riche en émotions. »


SYLVIE-NOËLLE

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