Screening Room, c’est le nom du nouveau projet porté par Sean Parker, co-fondateur de Napster et ancien président de Facebook, qui devrait susciter de fortes polémiques. En effet, ce dernier veut développer le principe de salle de cinéma à domicile.

Sean Parker arrives at the 5th Annual Sean Penn & Friends HELP HAITI HOME Gala Benefiting at the Montage Hotel on January 9, 2016 in Beverly Hills, Calif. (Photo by Jordan Strauss/Invision/AP)

Sean Parker souhaite proposer au public une alternative au visionnage des films en salles en important la salle de cinéma…chez vous ! Moyennant l’achat d’un terminal spécifique pour 150 $ ( 134 €), le client pourrait donc visionner les films à l’affiche à un tarif de 50$ (44€) par visionnage. Il aurait ensuite une fenêtre de 48h pour effectuer le visionnage du film choisi. Un bond considérable pour la VOD jusqu’à lors régulée par le chronologie des médias.

Outre le fait de rester à domicile, ce service permet également aux clients de se réunir pour des séances entre amis, de pouvoir diviser les frais de visionnage et de réduire le budget boissons et confiseries ( et vous devez le savoir vous qui achetez 3,50 euros un paquet de M&M’s au ciné!).

Afin de s’assurer le soutien des acteurs du milieu, et notamment des exploitants de salles de cinéma, le fondateur de Screening Room promet de couper la poire (pas vraiment en deux, faut pas déconner) et de reverser 20$ par visionnage aux sociétés d’exploitation et d’offrir à chaque client ayant acheté un visionnage à domicile deux places de cinéma dans le cinéma de son choix. Il promet aussi aux distributeurs participants un pourcentage sur les ventes. Selon le magazine Variety qui a révélé l’information, plusieurs distributeurs comme Universal, Fox ou encore Sony se seraient dit intéressés. Tous ont cependant observé une grande discrétion à ce propos.

Cela pourrait-il porter un coup fatal au salles de cinéma ? Sean Parker s’en défend, jouant plutôt le jeu de la complémentarité. Il a dit vouloir atteindre avec ce service des publics qui se déplacent peu ou pas dans les salles obscures par manque de temps ou de moyen. Le projet, s’il bénéficie d’appuis solides, est en tout cas loin de faire l’unanimité aux USA.

Variety a intérrogé le public via twitter à ce sujet et la majorité des participants semblait indiquer qu’ils privilégiaient la salle au domicile.

En France, le 7ème art et ses acteurs bénéficient d’un cadre relativement strict voué à le protéger des nouvelles formes de concurrence et des nouveaux entrants. Il est donc à douter qu’un service comme Screening Room ne surgisse subitement pour grignoter des parts de marché aux exploitants de salles. Néanmoins le débat mérite d’être posé, et bien en amont d’une potentielle entrée du modèle en France.

Alors, êtes-vous pour ou contre ce type de service ?

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