Top 3 des anti-héros de Noël

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Pour ce 19ème jour de notre Calendrier de l’Avent, on s’intéresse à trois célèbres anti-héros dans les films de Noël.

De nombreux films de Noël mettent en scène des anti-héros notoires, à eux seuls ils composent un véritable sous-genre dans le sous-genre. Il s’agit bien souvent de personnages grincheux, bougons, antipathiques qui détestent noël et vont tout faire pour gâcher la fête. Une manière de réactualiser les codes en utilisant le registre de l’ironie. À travers cette démarche, c’est comme si les films s’amusaient du côté mielleux des films de Noël, assumant cette dimension pour la tourner en dérision.

Notre critique de THE GRINCH

Dans le Grinch (2000), l’histoire prend place à Chouville, un monde imaginaire dans lequel ses habitants ne vivent que pour célébrer Noël. Ron Howard y pousse le kitch de l’univers jusqu’au trop plein. Lorsque le monstre poilu débarque pour saboter la fête, on ne peut que se ranger derrière son sale caractère, et rire de ses mauvaises blagues. En 2009, Robert Zemeckis clôture sa décennie dédiée aux films d’animation avec Le Drôle de Noël de Scrooge. Après Le Pôle Express, le réalisateur revient avec un conte de Noël qui met en scène Jim Carrey, une nouvelle fois dans la peau d’un anti-héro aigri. À Londres en pleine époque victorienne, Le vieux Scrooge est un comptable immensément riche mais malheureusement pingre, il déteste Noël dont il rejette formellement l’esprit et auquel il refuse de participer. En 2003 Terry Zwigoff réalise Bad Santa, avec Billy Bob Thornton dans le rôle d’un faux Père Noël alcoolique et dépressif. Le registre de cette comédie est bien plus trash, Willie travaille en tant que Père Noël le jour dans des centres commerciaux qu’il cambriole la nuit.

Notre Critique du PÔLE EXPRESS

Bien entendu les personnages ont chacun leurs raisons de détester Noël. L’origine de cette aversion est presque toujours liée à un traumatisme vécu dans la petite enfance. Un père alcoolique et absent, un chagrin d’amour ou une enfance passée dans la pauvreté. Comme si, ne pas aimer Noël avait quelque chose de contre-nature en soi. Un dégoût qui correspond à un déséquilibre intime du personnage que le récit du film entend réparer. Si le Grinch est si méchant, c’est parce qu’au fond il est triste, lui l’enfant blessé par le rejet de ses camarades. Lorsque le premier esprit de Noël apparaît à Scrooge, ce dernier lui fait revivre son passé. Le vieil homme assiste de nouveau à la perte de son amour de jeunesse, amenant la cupidité à remplir le vide laissé dans son cœur. Pour Willie il s’agit d’une enfance maltraitée par un père alcoolique. L’aventure qui se présente à eux va transformer nos anti-héros. D’abord en révélant les failles dissimulées, l’esprit de Noël dévoilera leur véritable nature, enfouie dans les plus profondes blessures.

Bien souvent cette métamorphose s’opère au contact de l’innocence d’un enfant. Willie fait la rencontre de Thruman, un jeune garçon qui vit seul avec sa grand-mère sénile. Le Grinch croise la route de la petite Martha qui s’attache à lui malgré la méchanceté dont il fait preuve à son égard. Quant à Scrooge, ce sont les trois esprits de Noël qui viendront hanter ses rêves, mais c’est bel et bien le sort d’un petit garçon qui finira d’achever sa transformation. Les enfants sont les seuls à percevoir le véritable visage de nos protagonistes cachés derrière le masque de l’aigreur. L’enfant allié remplit alors la fonction de mentor dans la quête de rédemption de l’anti-héros. Une apothéose qui se réalise grâce au véritable esprit de Noël enfin retrouvé.

Hadrien

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