Débarquée au milieu du mois d’août sur Netflix avec une réputation sulfureuse, la série Insatiable a été au cœur d’une polémique. Beaucoup de bruit pour pas grand chose ?
Tout le monde a déjà eu ce sentiment. Après une demi-heure de dévouement et de patience à cuisiner un soufflé au fromage, il est enfin l’heure de le sortir du four. Mais malgré tout l’espoir et la bonne volonté du monde, celui-ci s’effondre, ne ressemble plus à rien mais reste tout aussi bon. Ce sentiment est le même que l’on éprouve après avoir regardé INSATIABLE, la dernière création de Netflix qui avait été enterrée avant même d’être sortie pour cause de « grossophobie ». Quelques semaines après avoir déchaîné la critique, à notre tour de revenir sur son cas, le show polémique de Netflix. Qualifiée d’ « indigeste » par le Boston Herald, de « satire culturelle mal maîtrisée » par le Boston Globe ou encore de « catastrophe » par Variety, INSATIABLE mérite-t-elle vraiment cette réputation de vilain petit canard sur la plateforme médiatique ?
Douze ans après Little Miss Sunshine (Jonathan Dayton), il est temps de lustrer les podiums et d’astiquer les couronnes, car les concours de beauté sont de retour. INSATIABLE raconte l’histoire de Patty, une jeune adolescente anciennement brimée pour son apparence physique qui décide de se venger de ceux qui lui ont fait du mal. Avec un tel synopsis, on s’attendait à une série explosive avec un personnage principal fort et déterminé mais comme avec le soufflé au fromage raté, on se retrouve avec un assemblage maladroit et raté entre Drop Dead Gorgeous (Michael Patrick Jann) et Scream Queens (Ryan Murphy).
Du côté des personnages, la série détruit rapidement tous les espoirs que l’on avait d’un personnage féminin prédominant à tel point que Debbie Ryan (Patty Bladell) finit par se faire voler la vedette par Bob Roberts (Bob Bernard), coach de Miss dévoué et avocat à temps partiel. Assumant à moitié la méchanceté et l’envie de vengeance de son personnage, la jeune fille ne possède ni le caractère acerbe des Heathers dans Fatal Games (Michael Lehmann) ni le culot du trio de Mean Girls (Mark Waters). Elle en vient à entrer dans le club très sélect des personnages principaux dénués de charisme. Tellement qu’elle pourrait même faire de la concurrence à Piper Chapman d’Orange is the New Black (Jenji Kohan). Finalement, la star c’est son coach. On en vient à rêver de le voir défiler en bikini orange fluo, ravissant la couronne tant désirée à une dizaine d’adolescentes en furie.
ORANGE IS THE NEW BLACK – Saisons 1,2 et 3 – Critique

Sarah Cerange
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• Créée par : Lauren Gussis
• Acteurs principaux : Debby Ryan, Dallas Roberts, Alyssa Milano
• Date de sortie : 10 Août 2018 sur Netflix
• Durée : 45 min


