Photo du film 9 MOIS FERME

Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit. Et c’est difficile de s’y remettre. Alors comment s’y remettre ? En se forçant ? Mon Dieu, non ! En faisant court ? Eehhh ça peut aider. On s’approche. Le plus important ? L’énergie. Retrouver l’enthousiasme grâce à un torrent d’énergie salvatrice. Salvatrice et courte. Une bonne dose. Un bon shoot d’adrénaline. La satiété dans le plaisir intense mais fugace.

Le cocktail serait donc 2cl de durée brève dans 4cl de véloce énergie ? Oui. Mais coupé avec quoi ? Rien. Rien ? Pur. Pur ? Oui. Et ça s’appelle comment ?
Le Dupontel.

« Je n’aime pas faire de longs films. » Le réalisateur himself reconnaît le choix délibéré de faire des faire des films courts. Et c’est tant mieux. La brièveté amène la concentration du récit, la présentation du strict nécessaire et évite l’éparpillement de l’histoire. Pas d’histoires secondaires, d’entremêlement de destins complexes. Par ce choix, on est alors plongé dans les histoires principales uniques et ainsi les personnages sont travaillés et riches à juste mesure. Et bien entendu, on est accroché par les personnages présentés et suivre leurs histoires et alors un bonheur grâce à cette maitrise du rythme.

En dehors de la psychologie et des caractères travaillés, la courte durée du film se prête au rythme du film justement. La furieuse décharge énergétique libérée d’une main de maitre par Dupontel avait besoin d’un carcan étroit. D’abord pour maitriser le voltage et aussi pour mesurer la bonne dose. Si le film eut été plus long, l’avalanche d’électricité cinématographique nous aurait finalement conduit à électrocution pure et simple. Le courant jovial, et justement allumé pendant un certain laps de temps, aurait fini en effet par cramer le filament de l’ampoule.

Mes figures de styles sont plutôt laborieuses là non ?
Oui mais bon, c’est la reprise…

Photo du film 9 MOIS FERME

Unique, pêchu, rafraîchissant, fou, excentrique et surtout très drôle, est un petit bijou d’extraordinaire originalité qui mérite le détour.

Bref, changeons alors de sujet sans en changer. De l’énergie, de la fougue, passons aux acteurs qui participent à ce rythme. Dupontel en tête, magnifique cambrioleur immoral déjanté, illumine le film dès son apparition. Véritable boule de nerf au regard plus qu’inquiétant, il dynamite l’œuvre à grands coups de grimaces et mimiques et grâce à un phrasé tendu dont il a le secret. Personnage atypique et pourtant connu (la ressemblance avec ses autres interprétations n’échappera à personne), c’est un véritable plaisir de se laisser emporter par la douce folie qu’il incarne. Fou mais finalement attachant, on se délecte de ses moments de présence et on regrette alors qu’il n’apparaisse tout de même un peu plus tôt dans le film.

La première partie est assurée par . Loin de moi l’idée de dire qu’elle n’est pas au niveau de Dupontel. Non non non ! Absolument parfaite en juge distante de toute émotion, sa froideur et son calme participent excellemment à la composition de ce rôle qui lui va comme un gant. Folle à sa manière dans son caractère, elle brille dans son rôle d’exact opposé au personnage de Dupontel.

Sandrine Kiberlain incarne donc un personnage loin de la folie de celui de Dupontel mais la réalisation assure un niveau constant de loufoquerie. Les cadrages, le montage, les musiques, tout, absolument tout, nous rappelle la patte du réalisateur. Dopé à la vitamine C, le film nous nous embarque, surprend et plait grâce à une inventivité et surtout un style propre et unique de mise en scène. Rare sont les films français comiques à posséder une telle personnalité. D’ailleurs certains guests ne s’y sont pas trompés : Bouli Lanners, Jean Dujardin…

Unique, pêchu, rafraichissant, fou, excentrique et surtout très drôle, 9 MOIS FERME est un petit bijou d’extraordinaire originalité qui mérite le détour. Libre et loufoque dans son propos, le film séduit par son unicité et sa maitrise. Et au pire, il ne dure qu’une heure vingt. Si vous n’aimez pas, c’est pas comme si vous veniez de vous faire chier devant la trilogie du seigneur des anneaux en version longue. C’est bien moins chronophage, vous aurez le temps de bruler votre ticket avant de rentrer chez vous pour faire votre machine. Ou autre chose, je ne connais pas vos habitudes.
Bref, 9 MOIS FERME, c’est bien !

NOTE DE L’AUTEUR
[rating:8/10]

Affiche du film 9 MOIS FERME

Ariane Felder est enceinte ! C’est d’autant plus surprenant que c’est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est que d’après les tests de paternité, le père de l’enfant n’est autre que Bob, un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane, qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l’attend…

Titre original : 9 Mois Ferme
Réalisation :
Scénario : Albert Dupontel
Acteurs principaux : Albert Dupontel, Sandrine Kiberlain,
Pays d’origine : France
Sortie : 16 octobre 2013
Durée : 1h22mn
Distributeur :
Bande-Annonce :

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